Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Enquête ouvrière et théorie critique. Enjeux et figures de la centralité ouvrière dans l'Italie des
Cavazzini Andrea
PULG
18,00 €
Épuisé
EAN :9782875620255
Suite à la dissolution de la perspective marxiste et aux transformations néo-libérales du capitalisme à la fin des années 1970, la Classe ouvrière s'est éclipsée : après des décennies de déclin social et d'invisibilité politique, les ouvriers n'apparaissent plus aujourd'hui que comme les victimes de la crise, du chômage de masse et de conditions de vie souvent meurtrières. Mais la centralité politique et sociale de la Classe ouvrière a constitué un facteur décisif de Fhistoire du XXe siècle. La Classe représentait à la fois un élément essentiel dans le fonctionnement de l'économie capitaliste et un principe d'antagonisme subjectif qui annonçait dans ses formes de vie la possibilité d'une organisation sociale différente. Cet ouvrage reconstruit un épisode significatif de l'histoire de la centralité ouvrière : la séquence politique des années 1960 en Italie. La Nouvelle Gauche italienne - en particulier la revue-collectif Quaderni Ross - a produit une fusion originale entre l'enquête menée dans les usines comme pratique militante directe et la théorie critique du capitalisme moderne inspirée par Lukâcs et l'École de Francfort. Malgré sa brièveté, cette expérience fut décisive pour la longue saison italienne des luttes sociales : elle a réussi à articuler l'exigence d'ancrer la politique à la vie ordinaire des classes laborieuses, la tentative de surmonter la crise du mouvement ouvrier après la glaciation stalinienne et la confrontation avec les diagnostics philosophiques de la modernité élaborés par Hegel et Max Weber. À la fois intervention militante et production de connaissances, l'enquête est le fil conducteur qui permet de reconstruire cette conjoncture et ses enjeux historiques et philosophiques : elle rend visible l'émergence d'une subjectivité politique ouvrière en tant que point critique irréductible de la société capitaliste moderne. Reconstruire cette constellation signifie se remémorer la négation dialectique d'un ordre social devenu nature et destin.
Cavazzini Patrizia ; Terzaghi Maria Cristina ; Cur
Résumé : Ce catalogue, conçu pour accompagner l'exposition que le Musée Jacquemart-André consacre à sa carrière et à son oeuvre, met en valeur aussi bien l'originalité d'Artemisia que ses relations avec ses contemporains, tels que son père Orazio, également peintre, ou le français Simon Vouet. Les textes offrent une perspective renouvelée sur la biographie d'Artemisia Gentileschi, en explorant notamment ses rapports avec l'héritage artistique paternel et son statut de femme peintre.
Cavazzini Andrea ; Antonioli Manola ; Clancy Genev
Les événements de la révolution Iranienne du 1978-79 pour la première fois ont porté à la lumière les instances d'un mouvement islamique radical, qui ne se contentait pas de démander un retour aux valeurs de la tradition religieuse, mais qui menait une critique féroce envers la civilisation occidentale dans son ensemble. Malgré les limites d'une interpretation "en prise directe", l'entreprise "journalistique" de Foucault offre un premier regard clairvoyant sur ce phénomène nouveau qui dans les annés suivantes et avec des resultats très differents, s'est imposé sur la scène politique mondiale.
De l'oeuvre de Franco Fortini, vaste et multiforme, il n'existe presque pas de traduction en langue française : parmi les auteurs les plus importants du vingtième siècle italien, il est sans aucun doute celui qu'on connaît le moins en France (si ce n'est par le film de Straub et Huillet Fortini/cani). La conscience aux extrêmes, ensemble de textes inédits, reconstruit les étapes essentielles de sa réflexion sur les rapports entre les intellectuels, les transformations sociales et la politique. S'échelonnant sur cinquante ans, de 1944 à 1994 (de la fin de la dictature fasciste à la mort de l'auteur), c'est aussi un portrait de l'Italie du XXe siècle qui se dessine par le fil conducteur de la question des intellectuels, de leur rôle, de leur "engagement" , tout en posant sur ces questions un éclairage nouveau et décalé par rapport aux débats français, que ses intuitions ne manqueront pas de nourrir. On y suit l'évolution de l'auteur - du personnalisme chrétien au marxisme critique -, mais aussi celle de l'Italie, de la guerre civile à la reconstruction, puis aux Trente Glorieuses, aux mouvements de contestation, jusqu'aux années de plomb et à l'instauration du pouvoir médiatique de Berlusconi dans les années 1990. En 1944 le jeune Fortini s'adresse essentiellement aux artistes, aux poètes et aux auteurs, dont il fustige à la fois l'élitisme et la tendance à la servitude volontaire face au pouvoir. Dans le texte de 1945 intitulé "Une culture nouvelle" ses destinataires ne sont plus les intellectuels, mais les classes laborieuses qui ont tiré des expériences de la guerre et de la Résistance une nouvelle conscience politique. Dans les textes plus tardifs, Fortini s'efforce d'imaginer une stratégie oppositionnelle adéquate à une société capitaliste avancée. Après l'échec de ses espoirs politiques entre les années de plomb et les années 1980, l'écrit "Pasolini politique" dresse un bilan du différend inconciliable entre les deux modèles d'intellectuel que Fortini et Pasolini ont incarné. Enfin la "Lettre ouverte à l'Assemblée sur la liberté de l'information" (1994), dernière intervention publique de Fortini, dénonce la dégradation des médias et leur asservissement au pouvoir. Le recueil est présenté par Andrea Cavazzini, qui reconstruit le trajet de Franco Fortini, présente brièvement chaque texte et dégage les coordonnées historique et thématiques de sa réflexion sur la question des intellectuels. Livre d'une brûlante actualité (ses enjeux excèdent et son siècle et le contexte italien) La conscience aux extrêmes restitue la trajectoire exemplaire et l'acuité de pensée d'un intellectuel intransigeant.
De nombreux types d'écrits antiques conservent la mention ou le détail de pratiques magiques. Qu'il s'agisse de charmes isolés, tels que les amulettes et les tablettes de défixion, de manuels de magie, de sympathie, de palmomancie, ou de compilations d'écrits oraculaires, la mise par écrit de ce type de textes a permis la conservation d'un savoir peu accessible au travers des sources littéraires. S'inscrivant dans une approche résolument interdisciplinaire, cet ouvrage collectif contenant les actes d'un colloque international organisé à Liège du 13 au 15 octobre 2011, s'efforce de mieux cerner les conditions de la mise par écrit, de l'utilisation et de la transmission des sources de la magie antique, et de les replacer dans le cadre plus général du monde méditerranéen. Il croise les résultats des dernières recherches en philologie, papyrologie, épigraphie, égyptologie, assyriologie, histoire de la médecine et histoire des religions. L'ensemble s'articule autour de trois thématiques : la mise par écrit des textes magiques, la transmission des savoirs et la mise en contexte des pratiques.