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Claudine et le théâtre
Caubère Philippe
JOELLE LOSFELD
11,20 €
Épuisé
EAN :9782844120533
Claudine, surgissant dans la chambre. - (...) Alors, tu veux faire du théâtre maintenant ? (Il lui avoue son admiration pour Gérard Philipe.) Mon Dieu, mais je n'aurais jamais dû t'parler de ça ! Parce qu'alors, y a eu Johnny Hallyday, Jean-Paul Sartre, je ne sais plus qui : Raymond Kopa, Louison Bobet... et pis, maintenant : Gérard Philipe ! Un p'tit peu d'modestie, Ferdinand ! Tu n'as rien à voir avec Gérard Philipe : il mesurait un mètre quatre-vingt-dix, il avait les oreilles décollées, il n'avait pas le nez qui r'monte, il avait ses deux bacs, et surtout... il avait l'œil un peu plus clair ! Gérard Philipe ne se masturbait certainement pas dans les culottes de sa mère, si tu vois ce que je veux dire ! (Au public.) Et pour ceux qui ont vu le premier épisode ! (La bouche en coin.) Hum (Il lui dit qu'il veut être quelqu'un ou quelque chose.) Mais tout l'monde veut être ceci, tout le monde veut être cela ! J'aurais peut-être voulu être pute, moi, j'en sais rien ! - c'est une façon de parler... - Ou madame la duchesse de la Couille Molle ou de la Borne Facile ! Et puis, voilà, je ne le suis pas. Je suis Claudine Gautier, - nom de jeune fille, pauv'femme, fille de Marcel Gautier, brave homme, qui ne comprenait rien à la politique, mais qui, pour son malheur, dirigeait des hôtels pendant l'Occupation ! (...)
«En tout cas, moi qui relis mes petits carnets de 1976, 77 et 78, je peux être content : tout ce dont je rêvais - ce que j'espérais faire - en ce moment, je le fais. Et bien plus que je n'aurais jamais pu le souhaiter ! Parler de moi, que ce soit quand même une histoire, et que ça sorte sous mille figures, - sans que néanmoins ça cesse d'être moi - eh bien voilà : c'est ça. Plus, on ne peut pas, ou on meurt. Tous mes personnages sont là, ils existent, ils parlent, ils agissent. Mieux qu'un livre. Un livre vivant, qui bouge et qui respire. Un livre dont je suis à la fois les mots et les pages, le sujet et l'interprète. Un vrai roman vivant. Un roman sur pieds.Pourvu... que ça n'ennuie pas le monde. Que ça soit rigolo. Pas trop long. Pas trop compliqué. Pas trop bête. Pas trop référentiel.Pourvu que ce soit bien. Mon Dieu, faites !»
La vie est un roman On le sait. Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre ? Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et A la recherche du temps perdu qui raconterait l'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants. Philippe Caubère
Résumé : Noun, l'héroïne du Jour où Nina Simone a cessé de chanter, a quitté le Liban pour s'installer à Paris. Après avoir affronté la guerre, la drogue, les coups, l'hôpital psychiatrique, Noun se livre à un nouveau combat pour obtenir la nationalité française. Au rythme des couplets de La Marseillaise, qu'elle a appris par coeur, investie de sa nouvelle mission, elle interroge les fondements de la laïcité de sa terre d'accueil et rend hommage aux combattants pour la liberté des pays qu'elle a parcourus.
Le texte publié ici est tiré de l'enregistrement public des trois dernières représentations du spectacle les 18, 19 et 21 novembre 1987 au Centre d'Action Culturel Pablo Neruda de Corbeil-Essonnes.
La vie est un roman. On le sait.Mais alors, pourquoi ce roman ne serait-il pas de théâtre?Oui, un grand roman de théâtre. Un roman vivant où les personnages et situations, sortis directement de la mémoire du comédien, seraient réincarnés là, devant nous, au présent. Un feuilleton burlesque et romantique, en plein d'épisodes, qu'on pourrait venir voir comme on voudrait, selon son caprice, quelque chose entre Tintin et À la Recherche du temps perdu qui raconterait L'Histoire d'aujourd'hui du point de vue personnel, polémique et farfelu de l'un des acteurs. De l'un de ses enfants.Philippe Caubère
Résumé : Charlie est affublé d'un surnom particulier, gamal, qui vient du vieil irlandais et qui signifie idiot, retardé. Bien qu'étant un adolescent un peu spécial, Charlie est pourtant tout sauf stupide. Poussé par son psychiatre, le Dr. Quinn, qui lui a conseillé d'écrire mille mots par jour, Charlie relate, dans son journal, les événements traumatisants qu'il a vécus. Mais il ne sait pas par où commencer, il n'est pas certain non plus de vouloir revivre l'histoire horrible de ses deux meilleurs amis, Sinéad et James. Charlie rechigne à la tâche, il n'arrive pas à écrire, ne voulant pas retomber dans un passé douloureux, encore présent. Où commence réellement son histoire ? Quand Sinéad l'a défendu devant tous leurs camarades pour la première fois ? Quand elle, est tombée amoureuse de James, brisant ainsi le coeur de tous les autres garçons de la classe ? Ou quand Charlie a été accusé d'un crime qu'il n'a pas commis ? La narration extrêmement intelligente et pleine d'humour de l'auteur rend le personnage de Charlie très attachant, malgré l'histoire tragique qu'il nous raconte.
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère