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La France, l'Espagne et l'indépendance du Maroc. 1951-1958
Catala Michel
INDES SAVANTES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782846543668
Après des années de crises et de tensions marquées par la Guerre d'Espagne, la Seconde Guerre mondiale et l'isolement international du régime franquiste en 1945, la France et l'Espagne reprennent des relations diplomatiques normalisées en 1950 dans le contexte des grandes crises de la guerre froide qui poussent les occidentaux à retrouver des vertus stratégiques à l'Espagne du général Franco. Les relations entre les deux voisins, difficiles par nature, sont rapidement perturbées par la décolonisation. Le partage de facto du protectorat marocain entre les deux pays depuis 1912 en fait des partenaires par nécessité mais des concurrents par ambition. Au lieu de les réunir, la question de l'indépendance de l'Empire chérifien accentue leur rivalité. La France subit la crise marocaine et les autorités du protectorat s'engagent dans une politique de force face au développement du nationalisme et aux résistances du Sultan. Mais Franco souhaite affirmer son pays sur la scène internationale et cherche à restaurer ses positions au Maroc en s'opposant à la politique menée à Rabat et à Paris. La déposition du Sultan d'août 1953 et la crise dynastique attisent les tensions entre les deux puissances. La marche vers l'indépendance est longue et difficile entre 1954 et 1956. La France et l'Espagne ne peuvent pas trouver une solution commune, et après l'insurrection du Rif de septembre 1955, le gouvernement français s'évertue à maintenir l'Espagne hors des négociations sur la question dynastique. Franco, isolé, subit le processus, et doit consentir à la réunification du Maroc lors de l'indépendance en 1956. La France et l'Espagne doivent désormais composer avec le nouveau régime marocain de Mohamed V. Ce sont finalement les revendications marocaines sur le Sahara occidental appuyées par l'infiltration de l'Armée de libération qui finissent par rapprocher la France, obsédée par la sécurité de l'Algérie, et l'Espagne, qui se réoriente vers l'Europe pour accompagner ses mutations économiques. La spectaculaire opération militaire conjointe de février 1958 pour reprendre le contrôle du Sahara symbolise ce rapprochement encore fragile. Les deux pays entrent dans une nouvelle phase de coopération en Europe et Afrique du Nord, mais dans une relative discrétion que de Gaulle lèvera progressivement après son arrivée au pouvoir.
L'histoire de la politique extérieure de la France pendant la Deuxième Guerre mondiale a fait l'objet de nombreuses publications, essentiellement consacrées à l'étude des rapports entre la France et les grandes puissances belligérantes. L'originalité de cette étude est double : quelle est la position de la France vis-à-vis de l'Espagne, un pays voisin resté à l'écart du conflit, petite puissance en concurrence directe dans une zone géostratégique capitale pour l'avenir de la guerre ? Et quelles sont les continuités ou les ruptures de cette politique, menée par trois régimes différents, les derniers gouvernements de la IIIe république, Vichy et la France combattante ? Michel Catala tente de répondre à cette double interrogation et explique les raisons qui contraignent les décideurs français à rechercher un rapprochement avec l'Espagne franquiste. Mais la concurrence entre les deux puissances coloniales au Maroc, les conflits idéologiques, l'ambiguïté de la politique de Franco et surtout la faiblesse de la France condamnent tout espoir de réconciliation entre les deux pays. Au-delà de l'évolution des relations franco-espagnoles, ce livre permet d'expliquer bien des aspects restés méconnus des relations entre la France, l'Espagne et les principaux belligérants, et apporte un nouvel éclairage sur l'évolution de la Deuxième Guerre mondiale en Europe du Sud-ouest et en Afrique du Nord.
Catala Michel ; Le Page Dominique ; Meuret Jean-Cl
Le colloque Frontières oubliées, frontières retrouvées,marches et limites anciennes en France et en Europe s'est tenuà Châteaubriant, du 30 septembre au 2 octobre 2010, àl'initiative de l'université de Nantes et du conseil général deLoire-Atlantique. Il a traité des métamorphoses et de laperception de certaines frontières anciennement délaissées,mais qui ont pu renaître ou renaissent sous des formesnouvelles sur tout le continent européen. Le choix a été faitd'aborder le phénomène dans la longue durée et de privilégierune approche pluridisciplinaire en invitant historiens,historiens de l'art, archéologues, géographes, ethnologues,architectes et sociologues. Trente contributions ont ainsi étéréunies qui offrent un large panorama allant de la frontièrebretonne à la Silésie et à la Catalogne, et traversant lesmillénaires, depuis le Mésolithique jusqu'au Mur de Berlin.Regroupées en trois chapitres elles abordent successivementles marges de la Bretagne, puis la conception et la constructionde la frontière, enfin les frontières aujourd'hui retrouvées.Toutes ont été l'occasion de révéler et de mettre en perspectivela fabrique de phénomènes de résurgence, de mémoire ou derésistance dans certaines zones de frontière, observables viales filtres militaires, politiques, culturels ou religieux.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
L'entrée en guerre des Etats-Unis le 6 avril 1917 marque un tournant dans l'histoire du conflit. L'arrivée des premières troupes américaines à Saint-Nazaire le 26 juin est le prélude au transfert en Europe de plus de deux millions de soldats, accompagnés de nombreux civils. Au-delà du poids politique et militaire de cette intervention, toujours discuté, ses apports culturels ont provoqué des bouleversements profonds qui ont durablement affecté les sociétés européennes. Quels sont l'ampleur de ce phénomène, sa temporalité, ses modalités, ses acteurs, sa place dans le processus d'américanisation de l'Europe au XXe siècle ?
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.