Journal audiobiographique propose une petite histoire du son dans les arts contemporains : c'est-à-dire du son dans le corpus ouvert des arts plastiques, du cinéma, mais aussi de la radiophonie. Sur le principe du " journal ", qui donne son titre au livre et qui le structure, la plupart des 23 textes (articles ou entretiens) de ce Journal audiobiographique ont connu une publication ou une première présentation antérieures en revue ou catalogue lors des 10 dernières années. Depuis, ces textes ont été pour la plupart remaniés, fondamentalement ou en surface. Journal audiobiographique est donc un recueil d'articles de critique d'art et d'entretiens avec des artistes réorganisés en 4 chapitres thématiques : - le chapitre " Journal audiobiographique " est consacré à l'art radiophonique (au journal sonore du Testament d'Orphée de Cocteau, à Jonas Mekas et Laurie Anderson, à l'exposition David Bowie Is de Londres...) - le chapitre " Arts sonores " au son dans les arts plastiques (l'oeuvre vidéo de Tania Mouraud, les paysages sonores d'Alexandre Joly, Vinyle de Christian Marclay...) - le chapitre " Cinémas " explore la notion de plasticité du son au cinéma, dans le cinéma des artistes plasticiens (le son dans les films d'Alain Robbe-Grillet, dans Basquiat de Julian Schnabel, dans Zidane, un portrait du XXIe siècle de Douglas Gordon, dans le cinéma de Vincent Dieutre...) - le chapitre " Elégie " est une réflexion sur une esthétique contemporaine de l'invisible et de l'immatérialité (notamment Une Histoire de vent de Joris Ivens et Marceline Loridan...) Un parcours critique sonore, hors chronologie, presque spatial, qui propose une réflexion sur l'expérience de l'écoute.
Les paysages méditerranéens ? La construction de leur histoire comme l'expérience de leur aventure esthétique sont fécondées par les migrations, les nomadismes, les rencontres et les commerces géographiques (Fernand Braudel, La Méditerranée). Dans cette perspective, cet essai rend d'abord compte d'une poétique à l'oeuvre dans l'espace méditerranéen, puis d'une représentation en excès où se manifeste un goût des artistes méditerranéens pour l'art des contraires... Les paysages y apparaîtront, dès lors, comme une plate-forme de rencontres inter-sémiotiques, comme une mer des passages entre les images, les textes et les sons dont l'espace et son expression seraient, ici, les dépositaires, le miroir et l'arborescence. Logique de la mappemonde, note sur l'espace (pourquoi méditerranéen ?) est accompagné d'un cahier iconographique de photographies de Florence Chevallier, Bernard Guillot, François Méchain, Corinne Mercadier, Bernard Plossu, ainsi que de photogrammes extraits de films de Jean-Luc Godard et de Jean-Daniel Pollet.
Dans Visions de Mandiargues, essai sur André Pieyre de Mandiargues (1909-1991), écrivain, poète, critique d'art, surréaliste de la seconde génération et auteur passionné par l'image dont il a constamment irrigué son écriture, sont d'abord invités les oeuvres ou les témoignages de ses contemporains : écrivains (André Breton, Alejandra Pizarnik, William Burroughs), artistes et plasticiens (Leonor Fini, René Magritte, Wifredo Lam), photographes (Hans Bellmer, H. Cartier-Bresson, M. Ray) ou cinéastes (M. Antonioni, W. Borowczyk, N. Kaplan). Mais aussi, au fil de brèves liaisons imaginées et contre toute attente, apparaîtront les citations d'oeuvres d'artistes contemporains dont l'univers, à de multiples égards, propose un reflet de son esthétique dans le champ de la peinture et des plasticiens (C. Lévêque, D. Reed, P. Taaffe), de la photographie (M. Aballéa, D. Roche, H. Sugimoto), de la vidéo (K. Anger, Eija-Liisa Ahtila, B. Viola), du théâtre (Jan Fabre, Jacques Vincey, Krzysztof Warlikows
Parce que j'étais idéaliste, et parce que les utopies de l'histoire avaient tourné le dos à ma génération, et parce que, aussi, l'une des dernières figures possibles du lyrisme semblait résider dans le journalisme sur l'art, sa contemporanéité et sa saisie fulgurante, quasi poétique de l'instant, de l'éphémère dont il devenait alors le laboratoire d'une forme de fièvre. Parce qu'il sera toujours un temps où la presse écrite représentera une contre-culture, quelque chose comme une résistance politique à l'homogénéisation de masse des idées et des signes, et parce que je croyais aux aspirations profondes, qui venaient des revues des avant-gardes artistiques de l'entre-deux-guerres, et de celles des années 1960, et aussi d'un engagement dont le fer de lance, avant tout engagement, précisément, était le style... Pour toutes ces raisons, que ces articles pourraient un jour construire une aventure autonome, fragmentaire et aléatoire, hétérodoxe et subjective de l'histoire de la photographie m'était vite venu à l'esprit... Ce livre en est l'histoire... Ecrans de neige réunit donc des articles, des entretiens ou des chroniques sur la photographie parus dans des revues, des critiques d'art liées à des expositions, des écrits sur les relations entre la photographie, la littérature et le cinéma qui, saisis dans le mouvement de ces vingt dernières années, procèdent, aussi, du passage à l'ère de la dématérialisation des supports des images, leur mutation.
Cette biographie gourmande, accompagnée de 30 recettes culinaires attribuées à Toulouse-Lautrec, retrace l'enfance et l'adolescence du peintre, sa vie à Paris dans l'atmosphère festive et bohème de son atelier, son talent pour l'amitié et ses passions amoureuses, et enfin son goût effréné pour la vie nocturne parisienne. Alors que son oeuvre est mondialement connue et admirée, il faut se souvenir que Toulouse-Lautrec aimait autant peindre que cuisiner, autant travailler que jouir de la vie. Comme disait de lui le poète Paul Leclercq, il "savait cuisiner aussi bien qu'il savait déguster. La cuisson d'un gigot de sept heures, la préparation d'un homard à l'américaine était sans secret pour lui". Une sélection de près de 70 de ses oeuvres fait écho à ce récit réjouissant de la vie du peintre.
Quelle que soit la technique, le danseur s'impose. Il est superbe, subjuguant. On en a le souffle coupé. Il fait oublier le réel à force d'y être incontournable. Pourtant, définir sa nature représente un objectif très conséquent. Car la figure du danseur toujours s'échappe. La question n'est pas de technique ou de savoir, mais de nature : si tout le monde danse, tout le monde n'est pas danseur et si le problème s'épaissit, le danseur non, c'est la norme ! Car une instance est censée conformer les corps, les assujettir à la norme du danseur : le cours de danse. Mais cette "fabrique" du danseur elle-même s'avère complexe.
Situé au coeur de la ville de Namur, au confluent de la Sambre et de la Meuse, le Delta est un lieu de vie où la culture se veut accessible à tous. Rénové en 2019, le bâtiment est paré de verre et de bois, mêlant matériaux d'origine et contemporains. Le jardin-terrasse donne à voir un panorama exceptionnel renforçant la position unique du site. Le Tambour, élément phare de l'extension, s'impose sur l'esplanade. Rayonnant sur son territoire provincial, le Delta est un espace ouvert à l'ensemble des disciplines artistiques et des nouvelles technologies. Il propose une programmation de qualité, encourage l'émergence et aide à la diffusion des artistes. Découvertes, rencontres, plaisir vous attendent au Delta. Venez les découvrir !
Issus d'une longue tradition, les jardins du Japon sont connus dans le monde entier comme l'une des plus belles réalisations humaines. Depuis longtemps, l'art des jardins occupe une place centrale dans la culture japonaise. A partir du milieu du XXe siècle, ces jardins ont également influencé de nombreux étrangers, paysagistes et architectes bien sûr, mais aussi peintres, écrivains, philosophes et même musiciens. Ce livre revient rapidement sur l'histoire du regard occidental sur ces jardins pour tenter de comprendre à quoi correspond l'image que nous en avons aujourd'hui. Au-delà du stéréotype, il propose de sensibiliser à leur diversité, et à leurs rapports avec l'architecture et la peinture. A travers 150 photographies, il invite à regarder près d'une cinquantaine de jardins remarquables et à faire l'expérience de leur présence.