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Ecrans de neige. Photographies, textes, images (1992-2014)
Castant Alexandre
FILIGRANES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782350463049
Parce que j'étais idéaliste, et parce que les utopies de l'histoire avaient tourné le dos à ma génération, et parce que, aussi, l'une des dernières figures possibles du lyrisme semblait résider dans le journalisme sur l'art, sa contemporanéité et sa saisie fulgurante, quasi poétique de l'instant, de l'éphémère dont il devenait alors le laboratoire d'une forme de fièvre. Parce qu'il sera toujours un temps où la presse écrite représentera une contre-culture, quelque chose comme une résistance politique à l'homogénéisation de masse des idées et des signes, et parce que je croyais aux aspirations profondes, qui venaient des revues des avant-gardes artistiques de l'entre-deux-guerres, et de celles des années 1960, et aussi d'un engagement dont le fer de lance, avant tout engagement, précisément, était le style... Pour toutes ces raisons, que ces articles pourraient un jour construire une aventure autonome, fragmentaire et aléatoire, hétérodoxe et subjective de l'histoire de la photographie m'était vite venu à l'esprit... Ce livre en est l'histoire... Ecrans de neige réunit donc des articles, des entretiens ou des chroniques sur la photographie parus dans des revues, des critiques d'art liées à des expositions, des écrits sur les relations entre la photographie, la littérature et le cinéma qui, saisis dans le mouvement de ces vingt dernières années, procèdent, aussi, du passage à l'ère de la dématérialisation des supports des images, leur mutation.
Les paysages méditerranéens ? La construction de leur histoire comme l'expérience de leur aventure esthétique sont fécondées par les migrations, les nomadismes, les rencontres et les commerces géographiques (Fernand Braudel, La Méditerranée). Dans cette perspective, cet essai rend d'abord compte d'une poétique à l'oeuvre dans l'espace méditerranéen, puis d'une représentation en excès où se manifeste un goût des artistes méditerranéens pour l'art des contraires... Les paysages y apparaîtront, dès lors, comme une plate-forme de rencontres inter-sémiotiques, comme une mer des passages entre les images, les textes et les sons dont l'espace et son expression seraient, ici, les dépositaires, le miroir et l'arborescence. Logique de la mappemonde, note sur l'espace (pourquoi méditerranéen ?) est accompagné d'un cahier iconographique de photographies de Florence Chevallier, Bernard Guillot, François Méchain, Corinne Mercadier, Bernard Plossu, ainsi que de photogrammes extraits de films de Jean-Luc Godard et de Jean-Daniel Pollet.
Résumé : La lacto-fermentation est l'une des premières méthodes de conservation des aliments. Aux quatre coins du globe on retrouve ce procédé, le kimchi en Corée, la choucroute à l'Est ou encore le miso au Japon. En plus d'offrir une longue conservation aux aliments, la lacto- fermentation est excellente pour la santé : elle booste les qualités nutritives des aliments et crée les pro-biotiques. Ils rééquilibrent la flore intestinale, encouragent la digestion des fibres et stimulent le système immunitaire. Ils sont également bénéfiques contre le syndrome de l'intestin irritable, un désordre digestif très commun. Côté goût, la fermentation donne de nouvelles saveurs, acidulées, aigre-douces, pétillantes... pour des recettes originales et saines : pesto à l'ail des ours, houmous aux légumes fermentés, croque kimcheese, rouleaux d'aubergines farcis, hot dog, burrito...
Résumé : A la croisée de l'imaginaire, de la rhétorique et de l'art, l'?uvre d'André Pieyre de Mandiargues, écrivain, poète et critique d'art, produit des images au fil de récits qui les explorent sans fin. Ainsi, les peintures de Chirico, le surréalisme et Max Ernst, la photographie comme le cinéma proposent à cette écriture leurs modèles artistiques et parfois poétiques. Or, qu'énoncent de l'image les fictions de Mandiargues, littéralement sans icônes, mais qu'un effet d'image rend obstinément visuelles ? Mandiargues est enfant quand il voit sa mère dans les voiles noirs du deuil. Cette vision, messagère de la mort et médusante, sera le fondement de sa poétique : l'image procède d'abord du désastre. Chaos qui sera doublé d'une autre mort, symbolique et ontologique celle-là : c'est toujours en vain que les mots rendent compte du monde visible où ils s'épuisent. Parallèlement, apparaît une esthétique où l'?uvre de Mandiargues prend également source. L'image est déclinée dans une écriture qui, des spécificités des arts plastiques, fait son intrigue passionnée : la visualité, traduite en un inventaire critique d'elle-même, prend alors corps dans la langue. Sont créées de nouvelles modalités pour appréhender les temps de l'image, pour relire ainsi le temps panique, et les espaces de l'art, la couleur et la forme, la transparence et le son. André Pieyre de Mandiargues expérimente aussi loin qu'il se peut les relations entre le lisible et le visible, entre le texte et l'image, et, ce faisant, constitue une ?uvre, radicale et moderne, dont l'utopie découvre une esthétique de l'image en fictions.
Dans Les Mots et les choses, Michel Foucault analysait la composition des Ménines de Vélasquez comme la synthèse de "tout le cycle de la représentation"... A sa mesure, l'image photographique apparait, en elle-même et dans sa relation aux autres arts, comme le résume d'une esthétique de la visualisé, la formulation de ses nouvelles possibilités. Dans cet essai, certains travaux photographiques seront donc étudiés, entre exploration du médium et poétique du visible, comme une critique de l'art par lui-même, et un éloge des passages ouvrant sui une autre image, nomade et hospitalière. Pour cela, trois notions seront abordées et mises en correspondance. L'effet d'image "critique", figuré par une poétique du cadre, des reflets ou de la scène, structure une mise en abyme du discours ; L'utopie de la photographie, ensuite, qui produit une image, hypnotique quoique fragmentaire, désirante car lacunaire, constitutive d'une vision du monde qu'elle donne d'autant plus à reconsidérer que, parfois, on l'y substitue ; et puis les passages : l'esthétique des passages. Réalité des pratiques artistiques contemporaines et enjeu de méthode, la photographie comme l'art et l'art comme ta photographie sont travaillés par une relation au texte, à la voix et aux sons, aux autres images. Là, au coeur de ces trois tensions (critique, utopie, passage), une autre visualité est produite. Poreuse et dynamique, absorbant les signes autour, la photographie se conçoit alors dans le vol en éclats de ses bords, fluide, dans l'oeil des passages.
Jean Bizien débarque aux Etats-Unis en 1946. Très jeune homme. Il découvre le pays par une ville ? : New York. Une cité faite de centaines d'autres villes, de milliers de Villages d'Irlande, d'Italie, de Russie, de Chine, du Mali, d'Afrique du Sud, du Mexique, du Brésil... Des milliers de villages, des millions d'hommes, des milliers d'habitudes différentes, des milliers de fêtes, de langues, des centaines de couleurs de peau, des millions de démarches, une seule langue pour parler ensemble. Une seule ville pour vivre ensemble. New York est un miracle. Des millions d'hommes si différents se côtoient, vivent, commercent en paix. New York est un miracle sombre et joyeux. La paix et la justice humaine sont très relatives. Pour pouvoir vivre ensemble, inventons autre chose ?? Une ville haute et plus verticale. Et pourtant les humains photographiés par Jean Bizien sont des villageois dans une ville aux immeubles immenses.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.
La ZAD de Notre-Dame-des-Landes de?fraie la chronique depuis plusieurs anne?es et personne n'en a jusqu'alors re?ve?le? la ve?ritable nature. De 2014 a? 2019, Philippe Graton a parcouru la ZAD de l'inte?rieur, photographiant au moyen-format argentique cet univers et la vie quotidienne de cette socie?te? alternative. Cet engagement dans la dure?e nous donne aujourd'hui une oeuvre photographique exceptionnelle, une restitution unique et historique de cette expe?rience marginale dont l'inte?re?t n'a jamais e?te? aussi actuel. Ce livre de?voile plus de quatre-vingts photographies ine?dites, ainsi qu'une retranscription des notes de terrain de l'auteur, a? suivre comme une aventure.