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Quand le sonore cherche noise. Pour une philosophie du bruit
Castanet Pierre Albert ; Charles Daniel
MICHEL DE MAULE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782876232242
Cet ouvrage poursuit Tout est bruit pour qui a peur, Pour une histoire sociale du son sale (Michel de Maule, 1999 ; rééd. 2007), dans lequel Pierre Albert Castanet se passionnait pour les audaces exploratrices des musiques contemporaines. Quand le sonore cherche noise, Pour une philosophie du bruit tente dans un premier temps de cerner l'ensemble des objets sonores existants avant de s'attacher au statut musical ou " bruiteux " de ces ready-made plus ou moins transformés. Dans un second temps, l'auteur étudie le rapport à la percussion et à la voix, en privilégiant notamment les différents signes identitaires du " son-bruit " cher au futuriste italien Luigi Russolo. Enfin, filant la métaphore entre le sonore et le visuel, le scénique et le corporel, le verbal et le gestuel, il s'attarde sur la tension dramaturgique du bruit et de l'abject dans les arts du XXe siècle. Pierre Albert Castanet observe le " fait musical " sous toutes ses facettes, le passant au prisme des expériences anthropologique, historique, sociologique, musicologique, esthétique et philosophique, arpentant ainsi les domaines qui relèvent d'une " philosophie du bruit " (expression d'Edgard Varèse). L'ouvrage est un hommage à Marcel Duchamp et à John Cage.
Cohen Denis ; Castanet Pierre Albert ; Rigoni Mich
Ce volume propose de faire le point sur la situation de la musique d'aujourd'hui, d'abord de manière générale, puis plus particulièrement à travers le parcours et les œuvres d'un musicien. Les polémiques des années 1990 sur l'avant et l'arrière-garde sont en filigrane des observations d'un compositeur dont le propos est de reconstituer la distance critique qui fait défaut à la plupart des observateurs d'aujourd'hui. Ces débats ont été enterrés au profit d'intérêts intérêts particuliers d'adversaires sur l'échiquier socio-culturel subventionné. Les publications musicologiques en ont d'ailleurs fait les frais par une spécialisation à outrance qui, à l'avantage de leurs qualités techniques en progrès constant (les thèses de doctorat) ont adjoint le désavantage du silence nécessaires à leurs survies universitaires. Cet espace critique, occupé maintenant par les histoires romantiques des auteurs, ou, selon nous, encadré par les institutions qui le promeuvent comme antidote à leur disparition, semble donc en friche ou en ruine, selon qu'on considère la liberté comme un des enjeux de l'art, ou bien qu'on la soumette à un devoir de réserve plus lié à des intérêts en réseau qu'à des propositions singulières. Interrogé par le musicologue Michel Rigoni, l'entretien est suivi d'articles sur les sujets qui se trouvent à la croisée des préoccupations théoriques des compositeurs et des auditeurs. Des analyses musicales de Michel Rigoni et Denis Cohen terminent ce volume.
La recherche d'Antoine Santamaria a pour finalité de mettre à jour les racines sous-tendant la création musicale des années soixante en Occident, en particulier au sein du rock psychédélique. L'auteur étudie le contexte social qui entoure et inspire cette période, en mettant en lumière la primauté de l'expérience gnostique du psychédélisme dans le processus d'appréhension de l'existence, ainsi que de la création artistique. Le chemin initiatique, partant de l'individu pour atteindre le global refaçonné par le biais de l'utopie, imprègne l'essentiel des innovations sonores et musicales du rock de cette décennie. Davantage qu'une simple rupture contestataire, elle semble s'inscrire dans la continuité de certains courants artistiques (symbolisme, dadaïsme, surréalisme...), tout en empruntant au besoin des moyens modernes (issus de la cybernétique naissante) qui correspondent au fond de la pensée revendiquée, célébrant la communion universelle naissante dans une vue gnostique de l'existence.
François Renaud ; Méfano Paul ; Castanet Pierre Al
De nature et de parcours différents, ces deux créateurs complices (qui se respectent et s'estiment depuis un demi-siècle) ont visiblement pris un malin plaisir à philosopher de bon coeur, comme on le faisait entre honnêtes gens au siècle des Lumières. Elève de Milhaud, Messiaen, Boulez, Stockhausen et Pousseur, Paul Méfano (né en 1937) a été rapidement repéré comme étant "non conformiste" pour les uns, "radical" pour les autres. Messiaen le qualifiait pour sa part de "révolté bouillant et puissant, une sorte de Berlioz du XXe siècle " ! Plus tard, le musicologue Harry Halbreich a parlé d'"oeuvres dures, dépouillées, concentrées sur l'essentiel". Ayant notamment joué dans les ensembles français du Domaine Musical de Boulez, Musique Vivante de Masson, 2e2m de Méfano, Renaud François (né en 1943) a créé de nombreuses oeuvres en création (Alsina, Aperghis, Berio, Boucourechliev, Decoust, Donatoni, Kagel, Koering...). Les musicologues admirent chez lui la finesse d'oreille, la science des couleurs... issue souvent de procédés avancés (battements, multiphoniques, microintervalles...).
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Dos Passos John ; Freeman Marc ; Astre Georges-Alb
Et en Amérique, ça leur plaît la guerre? Ils ignorent ce quec'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leurraconte; ils n'ont aucune expérience des affairesinternationales, comme vous, les Européens. A mon sens,notre entrée dans la guerre est une vraie tragédie." Paru pour lapremière fois à Londres, au lendemain de la guerre de 1914-1918, ce roman raconte comment l'auteur, frais émoulu deHarvard, découvre, en s'engageant comme ambulancier sur lefront français, les horreurs de la Grande Guerre. L'initiation deMartin Howe, le double transparent de John Dos Passos, sefait à travers l'absurdité des rapports humains, mais aussi àtravers la poésie furtive d'un Paris nocturne, d'une provincefrançaise inhabituelle, telle que seul le regard d'un grandromancier et d'un Américain pouvait la saisir. Publié en 1920et traduit en 1925, ce premier récit de l'auteur de ManhattanTransfer n'avait jamais été republié. Il est précédé de préfacesinédites de Dos Passos et de Georges-Albert Astre et illustréde dessins de l'auteur.
Après avoir produit de nombreux films, Carole Weisweiller est l'auteur de plusieurs livres sur Jean Cocteau: Les Murs de Jean Cocteau (Hermé,1998), photographies de Suzanne Held. ? Jean Marais, le bien-aimé (avec Patrick Renaudot), Rocher, 2002. ? Jean Cocteau, Les années Francine (1950-1963), Le Seuil, 2003. ? Elle vient de publier Villa Santo Sospir - Jean Cocteau, beau-livre, aux Editions Michel de Maule, avec des photographies de Christophe Lepetit.