Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le présent décomposé
Cohen Denis ; Castanet Pierre Albert ; Rigoni Mich
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296061644
Ce volume propose de faire le point sur la situation de la musique d'aujourd'hui, d'abord de manière générale, puis plus particulièrement à travers le parcours et les œuvres d'un musicien. Les polémiques des années 1990 sur l'avant et l'arrière-garde sont en filigrane des observations d'un compositeur dont le propos est de reconstituer la distance critique qui fait défaut à la plupart des observateurs d'aujourd'hui. Ces débats ont été enterrés au profit d'intérêts intérêts particuliers d'adversaires sur l'échiquier socio-culturel subventionné. Les publications musicologiques en ont d'ailleurs fait les frais par une spécialisation à outrance qui, à l'avantage de leurs qualités techniques en progrès constant (les thèses de doctorat) ont adjoint le désavantage du silence nécessaires à leurs survies universitaires. Cet espace critique, occupé maintenant par les histoires romantiques des auteurs, ou, selon nous, encadré par les institutions qui le promeuvent comme antidote à leur disparition, semble donc en friche ou en ruine, selon qu'on considère la liberté comme un des enjeux de l'art, ou bien qu'on la soumette à un devoir de réserve plus lié à des intérêts en réseau qu'à des propositions singulières. Interrogé par le musicologue Michel Rigoni, l'entretien est suivi d'articles sur les sujets qui se trouvent à la croisée des préoccupations théoriques des compositeurs et des auditeurs. Des analyses musicales de Michel Rigoni et Denis Cohen terminent ce volume.
Un beau livre relatant l'histoire sociale, économique, politique et culturelle de 1909 à 2009, à travers cent ans de publication de La Vie ouvrière. Cent ans de « version originale » sur le monde du travail en France et dans le monde, dans un journal fondé en 1909 par un groupe de syndicalistes animé par Pierre Monatte, Alphonse Merrheim et Alfred Rosmer. A l'origine, une idée simple: doter le syndicalisme d'une « coopérative intellectuelle », une revue d'action rendant service aux militants au cours de leurs luttes. La Vie ouvrière, histoire singulière d'un journal syndical dans l'histoire singulière du mouvement social français. Petite revue théorique de quelques centaines d'abonnés, elle se fait clandestine sous l'occupation nazie, puis devient l'hebdomadaire de masse du monde du travail, dépassant le tirage de Paris Match dans les années 1960. Aujourd'hui s'élabore une nouvelle formule, dans un paysage médiatique transformé, pour contribuer à façonner le syndicalisme du XXIe siècle. Dirigée tout au long de son histoire par des leaders syndicaux, Gaston Monmousseau, Benoît Frachon, Henri Krasucki, Louis Viannet, François Duteil, aujourd'hui Alain Guinot, La VO ne laisse personne indifférent. Jamais neutre, souvent « poil à gratter », La Vie ouvrière est partie intégrante du patrimoine du monde du travail, de ses combats, de ses espoirs. Un ouvrage exceptionnel comportant plus de 700 illustrations, photographies et témoignages.
Cohen David ; Denis-Linton Martine ; Dupeux Jean-Y
Résumé : Robert Badinter est un avocat, universitaire, essayiste et homme politique français. Président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, il est principalement connu pour son combat en faveur de la réinsertion des détenus et contre la peine de mort, dont il obtient l'abolition en France le 9 octobre 1981 en tant que garde des Sceaux, pour la suppression de la disposition légale pénalisant les relations homosexuelles avec un mineur pour des âges où les relations hétérosexuelles étaient légales, et aussi pour sa participation à la rédaction du nouveau Code pénal.
Résumé : En onze étapes, l'auteure Denise COHEN nous invite à une réflexion sur nous-mêmes. A nous découvrir, à travers des expériences, des rencontres, des arrêts sur images. C'est une autre manière d'aborder le chemin de Compostelle dont on sort revigoré, revivifié et plein d'une énergie nouvelle. Avec un regard changé sur soi-même, les autres et la vie !
L'historiographie sur les Juifs d'Afrique du Nord est encore loin d'être aussi riche que celles sur les autres communautés juives ; cet essai a donc été conçu pour combler cette lacune. A partir du dépouillement systématique des documents littéraires et rabbiniques de la famille Cohen-Tanoudji, l'auteur brosse le tableau historique des Juifs maghrébins du Moyen-Age à nos jours. Ainsi, non content de mettre en lumière l'unité spatio-temporelle du monde séfarade, il modifie, grâce à ses recherches dans des archives anonymes, nos perceptions mémorielles collectives. De la persécution des Juifs par les Almohades (en 1147) au traumatisme de la décolonisation (en 1962), en passant par l'expulsion d'Isabelle-la-Catholique (en 1492) et la colonisation (à partir des années 1830), il présente l'Histoire des Juifs séfarades maghrébins de façon vivante : du fait de la longévité du marqueur patronymique à travers le temps, son travail donne de la profondeur historique relativement inédite.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.