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Cahiers Robinson N° 58/2025 : Science-fiction et littérature de jeunesse en France (1980-2020)
Casta Isabelle-Rachel ; Hannedouche Cédric
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848326160
C'est quand, la jeunesse ? Des enfants aux ados, des futurs irrespirables aux promesses d'un espoir ténu, ce numéro consacré aux multiples formes et supports SF pour la jeunesse est un carrefour générationnel. Province des littératures de l'imaginaire, la Science-Fiction apparaît d'emblée comme cross age, n'ayant pas pour vocation première d'instruire ou d'éduquer, mais de donner du futur une configuration plausible ou délirante, mais toujours spéculative. Or la question d'une SF lue, pratiquée, enseignée par et à la jeunesse n'avait pas encore été posée, systématiquement et précisément. Le présent volume, porteur d'une parole multiplement vive et critique, où s'éveillent les anticipations et où se révèle un " usage " pédagogique de la SF, comme il y a un " usage " du monde, se veut donc un rendez-vous des thèmes, formes et supports : un carrefour générationnel. C'est quand, la jeunesse ? a-t-on envie d'écrire. Les réponses ici apportées racontent aussi l'histoire d'une légitimation, ce dont la génération Z ne se préoccupe même plus, acquise d'entrée de jeu à la multiplicité et à la pluralité des oeuvres offertes/ouvertes. Le premier moment de l'ouvrage prend acte des innovations et des propositions adressées aux (parfois très) jeunes lecteurs, puis des mondes irrespirables que la contemporanéité suggère et suscite, pour, dans une troisième partie, retrouver une SF porteuse d'espoir.
Résumé : Aujourd'hui, le genre policier s'aventure et fleurit loin, bien loin souvent de son origine narrative "classique" ; le crime se chante, se dessine et se peint, se met en scène, jouxte la littérature d'enfance autant que la nouvelle fantastique, se fait loufoque ou bien nous glace le sang : en un mot, le crime contamine toutes les formes de la fiction contemporaine. Et c'est là l'idée forte du présent ouvrage : en un siècle et demi, à mesure que s'éloignait l'ancien canon des frontières du littéraire, le dire policier est devenu la mère de tous les récits. Il leur a transmis son esthétique, ses propres registres d'attente et de réception, et il imprime son rythme (énigme/leurres/indices/résolution partielle/dénouement...) à la "posture" mentale de générations entières. En terme de problématologie (Michel Meyer), on peut dire que la procédure criminelle est à la fois du côté de la question (comme la science-fiction) et de la réponse (comme le mythe) et que, ainsi, elle nous constitue en sujet lyrique, contrairement à bien d'autres créations de la modernité. Oui, tout se passe comme si l'oeuvre criminelle savait trouver en nous une forme d'acquiescement fasciné, d'addiction sans retour, consumés que nous sommes par le feu noir.
Résumé : Ce manuel propose un éclairage complet sur la question de littérature comparée au programme de l'agrégation de Lettres Modernes 2022-2023. Une première partie pose les problématiques et les enjeux soulevés par la question et vous permettra de situer les oeuvres dans l'histoire littéraire et théorique. Chaque oeuvre est ensuite présentée en lien étroit avec la question au programme à travers des analyses précises qui vous donneront la possibilité de cerner la spécificité de chacune des oeuvres. Pour vous aider dans votre préparation aux épreuves écrite et orale, chaque partie est complétée par des pistes de réflexion développées, destinées à nourrir des commentaires ou des explications de texte. Par la richesse et le sérieux de son contenu, cet ouvrage constitue une aide précieuse à la préparation à l'agrégation de Lettres Modernes.
Venise au XVIe siècle. La città nobilissima et singolare est àson apogée artistique et économique. Les voyageurs envient saqualité de vie, son esprit de liberté. Le cosmopolitismetriomphe. A la lecture de plus de six cents inventaires, IsabellaPalumbo Fossati Casa ouvre toutes les portes des demeuresqu'elles soient nobles ou populaires, sort les objets des coffres.On pénètre ainsi dans les maisons des avocats et des médecins,dans celles des marchands ou des patriciens... Défile alorsdevant nous la vie sociale, familiale et culturelle desVénitiens, empreinte d'une diversité et d'une vitalité unique.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...