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Les usages de la servitude. Seigneurs et paysans dans le royaume de Bourgogne (VIe-XVe siècle)
Carrier Nicolas
SUP
24,00 €
Épuisé
EAN :9782840508618
Le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande forment le coeur du royaume de Bourgogne, qui remonte originairement à l'installation des Burgondes au Ve siècle et dont le souvenir s'est conservé jusqu'à la fin du Moyen Age. Malgré les bouleversements que ces régions ont pu connaître dans l'intervalle, les sources y font constamment référence au clivage entre les hommes libres et les hommes asservis. Le royaume de Bourgogne est donc un terrain d'observation privilégié pour considérer les avatars successifs de la servitude au long du millénaire médiéval et pour proposer une réponse à la question controversée des origines et de la nature du servage. A l'esclavage encore codifié dans les lois burgondes succède en effet le servage, qu'on peut faire remonter au VIIIe siècle. C'est une servitude nouvelle dont l'esclavage est le modèle plutôt que la source, et qui consiste à considérer dans certaines circonstances que les paysans sont la propriété au seigneur dont ils dépendent. Car les seigneurs utilisent dorénavant le vocabulaire et le droit de la servitude en les appliquant à des réalités qui ne sont plus celles de l'esclavage. Aux XIe-XIIe siècles, le servage a pour fonction de répartir et hiérarchiser leurs droits de juridiction sur leurs dépendants. A la fin du Moyen Age, il leur sert surtout à limiter, imparfaitement d'ailleurs, l'érosion des revenus seigneuriaux.
Mages Nicolas ; Amato Thierry d' ; Charrier Philip
Résumé : La schizophrénie concerne en France 600 000 personnes et leur famille. Cet ouvrage propose une synthèse des connaissances actuelles sur cette pathologie, qui souffre malheureusement de l'image négative relayée par les médias de masse, alors que la très grande majorité des patients manifestent une très grande vulnérabilité aux exigences de notre société actuelle.
L'usage des drogues est (politiquement) présenté comme un libre choix. Les stratégies préventives visent la dissémination d'informations dont il appartient à l'individu d'en faire un usage éclairé pour gérer les risques associés aux usages, cependant que le pouvoir et la force du pénal sont utilisés pour montrer que certaines décisions ne sont pas "éclairées". Même informées par le pouvoir pénal du "mauvais choix" que représente la consommation de certaines substances, des personnes font ce choix; il faut alors les punir pour leur bien (i.e. pour qu'enfin elles fassent les choix qui sont éclairés), et pour le bien de la société. Politique de la stupéfaction: contemporaine incapacité à abandonner les mots et les maux du droit pénal pour parler et agir au sujet des "stupéfiants'. Cet ouvrage propose une interprétation très novatrice - et critique - des politiques de prohibition. L'auteur n'oppose pas comme de coutume les politiques de répression et les politiques de prévention et de soins. Il montre au contraire comment le champ thérapeutique et diverse., mesures de réduction des pratiques toxicomaniaques se placent sur un terrain qui a pour but de renforcer le système actuel de criminalisation. La question de l'usage des drogues ouvre la porte à la reptile d'une question beaucoup plus large et conduit à un réexamen, systématique de la sociologie du droit En centrant son analyse sur la grammaire juridique de la criminalisation Nicolas Carrier nous contraint à repenser de fond en comble la question des nonnes sociales. Cette recherche est solide, très riche et l'auteur, qui entend renouveler profondément la sociologie du droit, a les moyens de son ambition. Ce texte est tout sauf u n" essai: un grand livre de sociologie. Jean-Manuel De Queiroz, Professeur émérite, Université de Rennes 2 Haute-Bretagne Biographie: Nicolas Carrier est professeur à l'Institute of Criminology and Criminal Justice, Carleton University (Canada)
Un jeune prince désire épouser la fille d'un paysan. Celui-ci refuse, estimant que le jeune homme ne connaît pas la vérité ; le prince devra, pour épouser la jeune fille, parcourir le monde à la recherche de ladite vérité. Un conte théâtral inspiré de la tradition orale des contes et légendes du monde.
Résumé : Le présent volume rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu les 4, 5 et 6 octobre 2007 à Besançon et à Nancray, à l'initiative de l'Association d'Histoire des Sociétés Rurales. II avait pour but de revisiter la notion de "nouveau" ou de "second" servage, en confrontant les points de vue des historiens médiévistes et des spécialistes de l'époque moderne, et en mêlant des problématiques juridiques, économiques, sociales et même ethnologiques. Si les communications recouvrent une Europe largement considérée, de l'Atlantique à l'Oural, la Franche-Comté y occupe naturellement une place privilégiée. Cette rencontre a montré - après d'autres - que la question servile, naguère un peu négligée, est à nouveau un domaine de recherches très dynamique. Elle a fait aussi la preuve de la fécondité du dialogue entre spécialistes de disciplines et périodes différentes, mais aussi entre héritiers des historiographies de l'Europe occidentale et de l'Europe orientale, si longtemps étanches l'une à l'autre pour des raisons rien moins que scientifiques.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...