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Nouveaux servages et société en Europe (XIIIe-XXe siècle). Actes du colloque de Besançon (4-6 octobr
Carrier Nicolas
PU RENNES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782911369100
Le présent volume rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu les 4, 5 et 6 octobre 2007 à Besançon et à Nancray, à l'initiative de l'Association d'Histoire des Sociétés Rurales. II avait pour but de revisiter la notion de "nouveau" ou de "second" servage, en confrontant les points de vue des historiens médiévistes et des spécialistes de l'époque moderne, et en mêlant des problématiques juridiques, économiques, sociales et même ethnologiques. Si les communications recouvrent une Europe largement considérée, de l'Atlantique à l'Oural, la Franche-Comté y occupe naturellement une place privilégiée. Cette rencontre a montré - après d'autres - que la question servile, naguère un peu négligée, est à nouveau un domaine de recherches très dynamique. Elle a fait aussi la preuve de la fécondité du dialogue entre spécialistes de disciplines et périodes différentes, mais aussi entre héritiers des historiographies de l'Europe occidentale et de l'Europe orientale, si longtemps étanches l'une à l'autre pour des raisons rien moins que scientifiques.
Le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande forment le coeur du royaume de Bourgogne, qui remonte originairement à l'installation des Burgondes au Ve siècle et dont le souvenir s'est conservé jusqu'à la fin du Moyen Age. Malgré les bouleversements que ces régions ont pu connaître dans l'intervalle, les sources y font constamment référence au clivage entre les hommes libres et les hommes asservis. Le royaume de Bourgogne est donc un terrain d'observation privilégié pour considérer les avatars successifs de la servitude au long du millénaire médiéval et pour proposer une réponse à la question controversée des origines et de la nature du servage. A l'esclavage encore codifié dans les lois burgondes succède en effet le servage, qu'on peut faire remonter au VIIIe siècle. C'est une servitude nouvelle dont l'esclavage est le modèle plutôt que la source, et qui consiste à considérer dans certaines circonstances que les paysans sont la propriété au seigneur dont ils dépendent. Car les seigneurs utilisent dorénavant le vocabulaire et le droit de la servitude en les appliquant à des réalités qui ne sont plus celles de l'esclavage. Aux XIe-XIIe siècles, le servage a pour fonction de répartir et hiérarchiser leurs droits de juridiction sur leurs dépendants. A la fin du Moyen Age, il leur sert surtout à limiter, imparfaitement d'ailleurs, l'érosion des revenus seigneuriaux.
Mages Nicolas ; Amato Thierry d' ; Charrier Philip
Résumé : La schizophrénie concerne en France 600 000 personnes et leur famille. Cet ouvrage propose une synthèse des connaissances actuelles sur cette pathologie, qui souffre malheureusement de l'image négative relayée par les médias de masse, alors que la très grande majorité des patients manifestent une très grande vulnérabilité aux exigences de notre société actuelle.
Vous avez besoin d'accompagnement pour appliquer votre cours de physique-chimie ? Vous voulez être à l'aise face à tout exercice ? La clé de la réussite est de bien maîtriser les exercicesincontournables du programme. Cet ouvrage vous fait découvrir ces exercices et vous dévoileleurs méthodes de résolution. Pour chaque exercice, vous trouverez : - La méthode de résolution expliquée et commentée étape par étape, - Le corrigé détaillé rédigé, - Les astuces à retenir et les pièges à éviter. Cette cinquième édition, conforme aux nouveaux programmes 2021, comporte plus de 170 exercices répartis dans 33 chapitres.
Dans la tradition française des monographies d'histoire rurale, auxquelles notre connaissance de la société médiévale est redevable de quelques-uns de ses principaux progrès, la vie en haute montagne au Moyen Age est ici, pour la première fois, objet d'enquête en tant que telle. Le cadre de l'enquête est prestigieux, puisqu'il s'agit des montagnes les plus célèbres d'Europe, le massif du Mont-Blanc et ses alentours. Les rythmes comme immuables des travaux des champs, de l'inalpage et de la désalpe sont retracés, mais aussi les grandes évolutions qui ont marqué les derniers siècles du Moyen Age, de la mise en valeur de la montagne par les paysans encadrés par les moines et les seigneurs laïques, à la mystérieuse révolte des " robes rouges " de 1492, en passant par les terribles épidémies de peste de la mi-XIVe siècle. Car l'histoire de la montagne n'est pas une histoire immobile. Mais le vrai sujet du livre, c'est la vie communautaire, d'autant plus active que sont plus rudes les conditions de la vie montagnarde, et cependant étroitement contrôlée par un pouvoir seigneurial qui reste fort jusqu'à l'extrême fin du Moyen Age.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.