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La politique de la stupéfaction. Pérennité de la prohibition des drogues
Carrier Nicolas
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753505919
L'usage des drogues est (politiquement) présenté comme un libre choix. Les stratégies préventives visent la dissémination d'informations dont il appartient à l'individu d'en faire un usage éclairé pour gérer les risques associés aux usages, cependant que le pouvoir et la force du pénal sont utilisés pour montrer que certaines décisions ne sont pas "éclairées". Même informées par le pouvoir pénal du "mauvais choix" que représente la consommation de certaines substances, des personnes font ce choix; il faut alors les punir pour leur bien (i.e. pour qu'enfin elles fassent les choix qui sont éclairés), et pour le bien de la société. Politique de la stupéfaction: contemporaine incapacité à abandonner les mots et les maux du droit pénal pour parler et agir au sujet des "stupéfiants'. Cet ouvrage propose une interprétation très novatrice - et critique - des politiques de prohibition. L'auteur n'oppose pas comme de coutume les politiques de répression et les politiques de prévention et de soins. Il montre au contraire comment le champ thérapeutique et diverse., mesures de réduction des pratiques toxicomaniaques se placent sur un terrain qui a pour but de renforcer le système actuel de criminalisation. La question de l'usage des drogues ouvre la porte à la reptile d'une question beaucoup plus large et conduit à un réexamen, systématique de la sociologie du droit En centrant son analyse sur la grammaire juridique de la criminalisation Nicolas Carrier nous contraint à repenser de fond en comble la question des nonnes sociales. Cette recherche est solide, très riche et l'auteur, qui entend renouveler profondément la sociologie du droit, a les moyens de son ambition. Ce texte est tout sauf u n" essai: un grand livre de sociologie. Jean-Manuel De Queiroz, Professeur émérite, Université de Rennes 2 Haute-Bretagne Biographie: Nicolas Carrier est professeur à l'Institute of Criminology and Criminal Justice, Carleton University (Canada)
Carlier Anne ; Dubois Nicolas ; Broglie Gabriel de
Après des études supérieures d'histoire de l'art reçues à l'Ecole du Louvre, à l'université de Paris IV-Sorbonne et à l'Ecole pratique des hautes études, Anne Forray-Carlier a été reçue au concours des conservateurs du patrimoine. Nommée au musée Carnavalet, elle y exerça ses fonctions de conservateur pendant dix-neuf ans, publiant notamment aux Editions Faton un volume consacré au mobilier du musée Carnavalet. Auteur de différents ouvrages et articles, elle a assuré le commissariat de plusieurs expositions. Elle est actuellement conservateur en chef au musée des Arts décoratifs, chargée du département des XVIIe et XVIIIe siècles et enseigne à l'Ecole du Louvre et à l'Institut national du patrimoine.
Résumé : Claire Bartoli, surnommée Divina, est une présentatrice star de la télévision. Depuis des années, c'est elle qui souffle le chaud et le froid dans le métier. Lorsqu'un matin, son assistant, le dévoué Jean-Louis, découvre par le biais du journal que l'émission de Divina est arrêtée, il pressent un véritable drame. Après une annonce faite difficilement à l'intéressée, Divina va tenter de trouver un rebond pour ne surtout pas disparaître du paysage audiovisuel. Son arrivée sur un plateau d'émission culinaire sera un véritable électrochoc !
Résumé : " Alleu " est l'un des termes les plus employés pour désigner la propriété foncière au Moyen Age central. Quant à l'" alleutier ", petit ou grand propriétaire libre, il est une figure traditionnelle de l'historiographie, classiquement opposée au vassal, au tenancier et au serf. Les alleux sont le plus souvent documentés au moment où ils sont absorbés par une seigneurie ; les alleutiers semblent donc chroniquement menacés de tomber sous la coupe de plus puissants qu'eux. Ils continuent pourtant d'apparaître dans les sources, ce qui est généralement interprété en termes de résistance. Les auteurs de ce livre réévaluent les rapports de l'alleu avec la seigneurie et la féodalité dans la France, l'Italie et la Catalogne des Xe-XIIe siècles, c'est-à-dire avant la redécouverte du droit romain et la formation de la doctrine dite du " domaine divisé " qui a défini les droits respectifs des seigneurs et des tenanciers. A la lumière des recherches récentes sur les évolutions socio-juridiques propres à cette période ? dont l'interprétation a été profondément renouvelée depuis vingt ans ? il apparaît que l'alleu n'est pas une butte-témoin de la propriété romaine, un îlot de liberté qui résisterait au féodalisme avec plus ou moins de succès. Il se distingue de la tenure ou du fief, mais imparfaitement, inégalement selon les régions considérées. Il désigne une terre librement conservable, transmissible et aliénable et, en ce sens, il est bien une propriété foncière. Mais la propriété de ce temps ? comme déjà, à certains égards, celle de Rome ? doit être comprise comme relative, dépendante de la condition personnelle du propriétaire et de sa situation par rapport aux pouvoirs supérieurs. C'est ainsi que peuvent être résolues les apparentes contradictions que présente la documentation et notamment celle-ci : que l'alleu soit par excellence la terre du noble mais qu'il puisse pourtant appartenir à un serf.
JS Cartier est un auteur-photographe, dont les travaux sont représentés dans de nombreuses collections, dont celles du Metropolitan Museum of Art de New York, du Brooklyn Museum, de la Bibliothèque Nationale de France et du Musée d'Histoire contemporaine à Paris. Il a réalisé, entre 1984 et 1994 un relevé photographique des vestiges de la 1ère Guerre mondiale sur le front occidental. Au cours de deux voyages effectués à l'invitation de l'agence Novosti, il a voulu retrouver des témoins survivants et les traces de la bataille de Moscou (1941-42), qui fut la première grande défaite allemande.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.