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Le Palais des nuages
CARRE PATRICK
PHEBUS
26,15 €
Épuisé
EAN :9782859401320
Le personnage qui nous introduit ici à la confidence de sa vie, si excessif qu'il nous paraisse, n'est pas une chimère. Les historiens le connaissent sous le nom de Houei Tsong, dernier empereur des Song du Nord (début du XIIe siècle), peintre et calligraphe de haut rang, qui rêve d'installer sur terre un ordre politique inouï, fondé sur le seul pouvoir de la Beauté. Figure émouvante que celle de ce souverain éperdu d'art - et bientôt perdu par l'art -, dévoyé en toute lucidité et folie, dévoré finalement par un projet qui excédait les possibilités humaines, fussent-elles celles d'un Fils du Ciel. L'aventure dont nous est confié ici le fil ne relève pourtant pas de la chronique historique. Nous est plutôt proposé le récit, tout ensemble précis et halluciné, d'une existence vouée à tous les extrêmes: beauté et volupté cultivées à une échelle monstrueuse; souffrance et mépris endurés dans les conditions les plus cruelles. Soit l'histoire d'un homme (ou d'un dieu) qui, ayant épuisé ce que le ciel et la terre offraient de meilleur, brûla de s'abîmer dans le gouffre du pire. Patrick Carré est né en 1952. On le désignait, à la fin des années 80, comme le romancier prometteur entre tous. Un livre - considéré aujourd'hui comme un classique - autorisait cette prédiction (toujours ouverte): "Le Palais des nuages', qui en 1989 rata le Goncourt d'un cheveu...mais que plusieurs dizaines de milliers de lecteurs ont couronné, depuis, de lauriers autrement durables. --Ce texte fait référence à l'édition Broché. "
«Il y avait si longtemps que je voulais traduire le Livre de la Cour Jaune en français... Amateur de poésie chinoise et d'errance taoïste, j'ai d'abord vu dans la Cour Jaune un poème cryptique à la gloire du corps humain où les dieux et les Immortels, les guerriers du feu et les filles de jade circulaient comme en leur mythique Capitale de Jade, quelque part au-delà de l'espace et du temps.J'ignorais que, entre la religion extérieure et l'innommable Voie, les taoïstes cultivaient un monde visionnaire ancré dans le corps et ses organes, dont les merveilles jaillissaient d'un acte parfait combinant le "renversement", qui est l'une des qualités essentielles de l'Inconcevable, et l'un des instants centraux, sinon le plus central, de l'existence humaine : le plaisir génésique, appelé "essence séminale".».
En philosophant dans l'acte de vivre et en oeuvrant ainsi à l'ouverture sapientiale de ceux qui l'entouraient, le non-philosophe grec Pyrrhon d'Élis (IVe siècle avant notre ère) offrait à la «science occidentale» le secret même de la «sagesse orientale»: la vacuité. Mais ce n'est pas d'une vacuité nécessairement bouddhiste qu'il est question ici. Celle que l'auteur effleure avec nostalgie n'est autre que l'essence de toute chose, une inconcevable pureté dont il chante l'évidence, à la vitesse de la révolte: rêvant de ressaisir l'insaisissable. La mémoire, l'hallucination, l'increvable désir de (se) transcender et la dérision tissent un merveilleux patch de poèmes, de réflexions et de citations éblouissants miroirs promis à atomiser l'ignorance. Portant à un extrême et audacieux degré d'incandescence lyrique le concept de vacuité, Patrick Carré retrouve le lien qui unit une certaine tradition philosophique occidentale visionnaire (Épicure, Spinoza, Nietzsche) à la tradition orientale fondée sur le contraire même du réalisme naïf et l'identité du voir et du savoir. Nostalgie de la vacuité est une réédition dûment amendée de l'Éloge de la vacuité paru en 1991 qui accompagnait le roman Yavana où Pyrrhon est rêvé plus en détail.
Résumé : Le présent Esprit du Népal n'est pas le premier album consacré à ce pays, Alors, que montre-t-il, que dit-il que ses prédécesseurs n'aient déjà dit ou déjà montré ? Au fil d'une centaine de clichés souvent inhabituels, s'enchaînent puis se déchaînent les légendes de ces images et les légendes que ces mêmes images évoquent, suggèrent et cachent : les grandes figures du Népal revisitées pour composer une réflexion peu convenue sur ce qu'il y a d'éminemment trop humain au Népal : le divin. Pas le divin indien, mais le tantrique népalais ou, plus précisément, newar : car les Newars civilisèrent la vallée du Népal en inventant la géniale unicité népalaise. Ainsi visiterons-nous " en esprit " les paysages, les instants et surtout les visages spirituels de ce " petit royaume himalayen ", lesquels dessinent autant de zones d'errance fantasmagorique peuplées d'intarissables bavards - conteurs et marchands -, d'incorrigibles rêveurs, visionnaires, artistes et poètes, fous, suicidaires, provocateurs bénis : rien ni personne de strictement rose, charmant, exotique et lointain.
Résumé : Abondamment cité dans les traités philosophiques déclenchés par le " vide " bouddhique, le Vinalakîtri est un grand roman poétique à la gloire de l'irréalité - donc de l'absence de problème - non seulement du moi mais de toute substance. Rien d'ignoblement, de déliramment nombriliste comme souvent dans le nihilisme à l'européenne. Justement pas ! Aux héros démesurés d'incarner l'exact contraire de la petitesse de ce qui n'est pas infiniment grand ! Jongleurs atemporels, montreurs de vertiges, magiciens des sens toujours offerts aux farces de l'appropriation : aux héros d'incarner les bienfaits de la claire vacuité. Ce soûtra émane essentiellement d'un autre grand personnage que le bouddha historique, Vimalakîrti ; ce texte, l'un des plus célèbres et des plus étudiés du bouddhisme, est ici traduit de sa version chinoise de 406.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.