Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Cornes de lièvre et plumes de tortue. Contes populaires du Tibet
Carré Patrick
SEUIL
18,60 €
Épuisé
EAN :9782020256315
On aime imaginer le Tibet, ce toit du monde, comme une dernière halte avant le ciel. On se plaît à le croire peuplé de paroles au bord du silence, d'hommes rieurs et savants, de vieux enfants divins gardiens des plus hauts mystères de la vie. C'est compter sans la joie féconde du peuple tibétain, et son enracinement dans les remuantes profondeurs de la terre. Au Tibet, qu'on se le dise, sont aussi des ogres, des démons et des femmes fatales, de pures jeunes filles et des héros paillards, de grands loups ahuris et des lièvres futés, des gens aux bouches bées et des conteurs vivaces. " Ici, dit Patrick Carré, l'ironie perd violemment la raison. Alors même que les diables le ravagent sans pitié, l'homme demeure le plus redoutable des anges ravageurs. " La peur traverse les montagnes, mais à son terme vient le rire, qui sèche toutes les larmes, et, le rire épuisé, apparaît la lumière de rêves infiniment charnus et vigoureux. Poète, c'est à toi ! Je suis vêtu de fleurs célestes Chaussé de plumes de tortue Et de mon arc en corne de lièvre Vise Ignorance-la-Démone.
Si l'on demande à un Chinois : quel est le plus grand peintre de la Chine ? il répondra, invariablement : Wang Wei (701-761). On ne possède pourtant - paradoxe des paradoxes - aucune peinture de ce maître vénéré. Elles ont disparu au fil des siècles. Mais tous ceux qui jadis ont eu la chance de les apercevoir se sont écriés : « On ne peut aller plus loin, plus haut : l'art du paysage dit ici son dernier mot. » Si l'on demande au même Chinois : quel est le plus grand poète de la Chine ? il répondra, embarrassé, qu'ils sont trois à mériter à ce titre : Li Po, Du Fu... et Wang Wei. Ce dernier, fervent adepte du tch'an (zen), cherche moins, dans sa poésie, à décrire une réalité sur laquelle il ne se fait guère d'illusions qu'à approcher d'un état de communion quasi amoureuse avec la nature. Au coeur de l'âge, la Voie vous prend : Ma tardive demeure est aux monts du Midi ! Seul je m'y rends quand la joie me vient : Le paysage est tel que l'esprit s'y repose. Je vais jusqu'au lieu où la source s'épuise, Et contemple la naissance des nuages. Voici le semeur de forêts : Nos plaisanteries n'ont pas souci du temps. Outre les poèmes eux-mêmes (soit l'oeuvre poétique complète de Wang Wei), cette « promenade humoresque » à travers une oeuvre, due au rare talent de Patrick Carré, traducteur, raconteur et poète à ses heures, peut se lire comme une petite encyclopédie vivante de la Chine des T'ang : d'où, ainsi que le notait Claude Roy à la parution du livre, le lecteur lui-même sortirait un peu chinois.
En philosophant dans l'acte de vivre et en oeuvrant ainsi à l'ouverture sapientiale de ceux qui l'entouraient, le non-philosophe grec Pyrrhon d'Élis (IVe siècle avant notre ère) offrait à la «science occidentale» le secret même de la «sagesse orientale»: la vacuité. Mais ce n'est pas d'une vacuité nécessairement bouddhiste qu'il est question ici. Celle que l'auteur effleure avec nostalgie n'est autre que l'essence de toute chose, une inconcevable pureté dont il chante l'évidence, à la vitesse de la révolte: rêvant de ressaisir l'insaisissable. La mémoire, l'hallucination, l'increvable désir de (se) transcender et la dérision tissent un merveilleux patch de poèmes, de réflexions et de citations éblouissants miroirs promis à atomiser l'ignorance. Portant à un extrême et audacieux degré d'incandescence lyrique le concept de vacuité, Patrick Carré retrouve le lien qui unit une certaine tradition philosophique occidentale visionnaire (Épicure, Spinoza, Nietzsche) à la tradition orientale fondée sur le contraire même du réalisme naïf et l'identité du voir et du savoir. Nostalgie de la vacuité est une réédition dûment amendée de l'Éloge de la vacuité paru en 1991 qui accompagnait le roman Yavana où Pyrrhon est rêvé plus en détail.
Résumé : "A la fois sereine et exaltée, la poésie des grands classiques chinois nous traverse d'un souffle vertigineux. On la découvre une fois : on ne s'en remet pas. Il y a en elle une exigence d'impossible, une façon de nous dérouter pour nous ramener infailliblement au juste chemin : la poésie comme flux vital, entrée en collision, découverte du c?ur inconnu. " Dans cette superbe anthologie, les auteurs nous emmènent à la découverte des plus grands poètes chinois. Un parcours onirique en six chapitres ? "Ermites rêvés ", "La montagne refuge ", "Ivresses magiques ", "Balades d'immortels ", "Femmes, chevaux et lunes"et "Eclats d'éveil"? qui constitue une authentique initiation à la vision taoïste du monde et à son potentiel révolutionnaire : "Chaque fois que la pensée commune domine, celle qui donne les ordres et distribue la pseudo-vérité de sa seule omniprésence, étouffant les territoires imaginaires par son langage empoisonné, maniaque et tatillon, la poésie fait retour."
Les libraires attendaient depuis longtemps la reprise en «Libretto» du Palais des nuages de Patrick Carré, qui manqua d?un cheveu le Goncourt en 1989 - et que quelques dizaines de milliers de lecteurs considèrent désormais comme un classique. Où nous est donnée à lire - et à rêver - la vie d?un empereur de Chine qui exista pour de vrai (Houei Tsong, 1082 - 1135), génie qui excédait en tout les possibilités humaines (il fut, accessoirement, un calligraphe, un peintre et un poète de premier rang)... et qui réussit à faire autour de lui plus de mal que Néron, Caligula, et Héliogabale réunis...
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?