L'identité dans le changement représente pour la société actuelle une préoccupation grandissante. Durant trois jours, des scientifiques, philosophes, juristes, sociologues et théologiens se sont réunis afin d'essayer de répondre à trois enjeux communs aux sciences humaines et expérimentales : la question de l'identité se pose avant tout pour l'humain ; l'identité se comprend dans ses rapports à l'altérité ; toute identité est en construction et en évolution permanentes. Ce dialogue entre les différentes communautés a pu permettre d'appréhender un concept d'identité changeante de l'individu. Cet ouvrage, de par la richesse de ses différentes études, démontre de manière originale que l'identité de l'être humain n'est jamais figée ni même construite. Elle est au contraire le produit d'une histoire, d'une construction dont l'altérité et le rapport avec l'autre devient le point de départ. Pour la première fois, l'Académie des sciences morales et politiques et l'Académie des sciences de l'Institut de France, les Académies Pontificales des sciences et des sciences sociales, l'Académie Pontificale pour la Vie et l'Institut Catholique de Paris associaient leurs efforts dans l'organisation d'une conférence.
C'est de plus en plus souvent en invoquant un fondement biologique qu'est définie, et défendue, l'identité individuelle. On entend ainsi dire que chacun de nous est unique en raison de ses gènes, que nos caractéristiques psychologiques, par exemple, s'expliquent par notre code génétique ou encore que la manière la plus sûre de nous identifier est de nous cartographier biologiquement (biométrie, tests ADN). Et si, loin de ce qu'avance le mouvement individualiste ou communautariste, la biologie actuelle nous donnait à voir le contraire d'un repli des identités? Et si l'immunologie elle-même nous suggérait qu'être "soi" consiste toujours à intégrer "l'autre"?
Résumé : Ce roman relate l'histoire d'une jeune fille, Claire, qui un soir disparaît de son appartement sans laisser de traces. De là, s'ensuit une enquête haletante qui révèlera des liens insoupçonnés entre les personnages. Tout au long du récit, le roman parcourt cette réflexion sur les rencontres que nous pouvons faire dans notre vie, des personnes que nous croisons et qui vont inconsciemment comme consciemment nous détourner de notre trajectoire, changer nos destins.
Résumé : Le sens de la vie nous renvoie à une question qui interpelle l'homme sur son origine et la finalité de sa vie. Quand le sens de la vie échappe à l'individu, il est confronté à ses incertitudes et craintes et peut succomber dans le chaos, allant du repliement sur soi jusqu'à sa destruction. Quand la vie n'a pas de sens, elle n'a plus aucun prix et ne suscite aucun espoir. La vie se présente sous des formes et des échelles tellement différentes et variées que la réponse à son sens ne peut pas être unique et moins encore universelle. Suivre la matérialité du vivant et particulièrement de l'homme ne ferait que dévier la réponse si l'on ne tenait pas compte que cette matérialité est le produit d'une longue évolution. Elle a donné à chaque espèce une dynamique qui fait que le sens de la vie est en constant changement et que probablement sa seule finalité est la vie elle-même et la conservation de l'espèce. Les actes de ce colloque qui s'est tenu les 28 février et 1er mars 2017 prennent comme point de départ la nature.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.