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Cargo Cults Unlimited
Hertz Ellen
MEN
45,00 €
Épuisé
EAN :9782880780548
Avec Cargo Cults Unlimited, le MEN aborde le thème foisonnant de l'économie mondialisée. Hautement matériel, au point de menacer d'épuisement les ressources de la Terre, ce champ d'activités humaines est également fait d'abstractions éthérées, de discours prophétiques, de comportements mimétiques et de protocoles bureaucratiques. L'exposition invite à lire cette complexité en s'inspirant de l'imaginaire associé aux "cultes du cargo" . La notion désigne un ensemble de rites millénaristes apparus en Mélanésie avec la colonisation au XIXe siècle. Guidés par des leaders charismatiques, leurs adeptes imitent certains comportements occidentaux : arrangements de fleurs coupées, parades militaires, constructions de ports ou de pistes d'atterrissage en bambou visent apparemment à capter les richesses produites outremer et importées par bateau ou par avion. Comme l'ont montré les anthropologues, la popularité de ce terme témoigne avant tout d'un paternalisme ethnocentrique à l'égard de pratiques jugées naïves ou irrationnelles. Inversant la perspective, l'équipe de conception se demande si la pensée magique attribuée autrefois à de lointains sauvages ne caractérise pas mieux les rapports contemporains à l'économie mondialisée. Certains échos des cargo cults ne résonnent ils pas dans la fétichisation des marques et des signes extérieurs de richesse ? Dans l'ignorance plus ou moins délibérée des lieux et des conditions dans lesquels sont produits vêtements, nourriture et appareils électroniques ? Dans les comportements mimétiques observés sur les marchés financiers ? Dans la foi envers une caste d'experts qui parlent au nom d'entités surnaturelles connues sous l'appellation de croissance ou de marché ? Pour explorer cette hypothèse, le public est invité à découvrir un port fait de containers et des bureaux en carton, à l'image des simulacres propres aux cultes du cargo. S'appuyant notamment sur les collections du MEN et les recherches menées à l'Institut d'ethnologie, l'exposition questionne les principes organisationnels d'un système à deux niveaux : au rez-de-chaussée, ceux d'une économie dite réelle basée sur la production et la circulation de biens matériels ; à l'étage, ceux des modèles, normes et discours qui régissent ce flux de marchandises. Le parcours développe ainsi une leçon fondamentale de l'anthropologie : l'économie n'existe pas en elle-même, mais à travers un épais maillage de représentations culturelles et de dispositifs sociotechniques.
Résumé : "François est consultant dans un grand cabinet international. Sa quête de développement personnel, son intuition et son ouverture aux mondes invisibles l'amènent progressivement à transformer sa pratique classique du conseil aux entreprises en un art qui allie spiritualité et business. Ses épreuves initiatiques lui permettent de vivre son mythe personnel, il devient alors le héros de sa propre histoire. " Afin de guider François dans son cheminement, divers personnages (que cela soit les figures des archétypes ou l'âme d'êtres chers disparus) interviennent invisiblement dans sa quête au fil de cette histoire étonnante mariant plusieurs traditions, notamment la kabbale juive. Un beau plaidoyer pour développer sa conscience holistique dans un domaine entrepreneurial ou dans la vie de tous les jours.
Hertz Ellen ; Graezer Bideau Florence ; Leimgruber
Depuis quelques années, un nouveau concept circule : le patrimoine culturel immatériel. Il regroupe des activités telles que musiques et danses traditionnelles, rites et rituels, savoir-faire artisanaux et connaissances populaires. En adhérant en 2008 à la Convention de l'UNESCO pour la sauvegarde de ce patrimoine, la Suisse s'est engagée à en faire l'inventaire sur son territoire, sous la forme d'une "Liste des traditions vivantes". Ce livre saisit l'occasion des dix ans de cette adhésion pour faire le point sur le sens et les effets de ce nouveau dispositif patrimonial, qui représente un facteur de cohésion sociale et d'ancrage identitaire crucial pour toute collectivité. S'engager à le sauvegarder, c'est fournir l'occasion d'honorer le passé et de débattre de l'avenir. Que voulons-nous garder des pratiques et croyances de nos aïeuls ? La réponse à cette question passe nécessairement par une réflexion sur les politiques de la tradition, en Suisse et sur la scène internationale.
Londres. Jeune homme cherche adolescentes fragiles pour commettre à deux un suicide romantique... Sur le Net, derrière son écran, un tueur en série machiavélique manipule ses proies pour mieux les piéger. Une enquête sinistre et terrifiante pour l'inspecteur Mark Tartaglia et sa coéquipière Sam Donovan. Comparée en Angleterre à Ruth Rendell et à Val McDermid, Elena Forbes apporte à la tradition du roman noir anglais une nouvelle voix, extrêmement contemporaine et prometteuse.
Pourquoi la nature est-elle fortement présente dans l'imaginaire humain ? Pourquoi s'acharne-t-on à la détruire ? Pourquoi s'acharne-t-on à la protéger ? Comment agir dans un domaine où la complexité règne en maître et où toute intervention agit sur l'ensemble du système ? Les solutions proposées ne sont-elles pas parfois pires dans leurs conséquences que les problèmes qu'elles sont censées résoudre ? Faut-il consentir à la perte d'une certaine idée de nature ? Quelle est la part de l'économie dans notre pouvoir et notre volonté d'agir en la matière ? Qu'en est-il des techniques et des coûts liés à une volonté croissante de consommer propre, sain et équitable ? A lire comme une invitation au débat, comme un appel à la réflexion critique sur un thème aujourd'hui plus que jamais central, cet ouvrage confronte les réflexions d'une vingtaine d'auteurs appartenant aux sciences naturelles, aux sciences humaines et à la littérature. Du fait de leur diversité de points de vue et de leurs différences théoriques, ces contributions démontrent, s'il le fallait encore, que la nature se pense avant de se construire et qu'elle se construit plutôt qu'elle ne tombe du ciel. Natures en tête en quelque sorte...
Pourquoi "Les femmes" ? Un tel sujet d'exposition, un tel titre pour la publication qui l'accompagne, ne manquera pas d'étonner. Considérant que l'opposition homme/femme n'a de naturel que son fondement biologique, que les chercheurs de tous horizons ont abondamment traité des questions sociologiques et historiques fondamentales, et que les ethnologues sont des observateurs d'énoncés plus que des moralistes, les concepteurs de l'exposition et du livre qui l'accompagne ont opté pour la question, centrale, de la construction, de la reproduction et de l'évolution sociales des catégories de sexe. Y a-t-il effacement ou remplacement progressif de ces catégories dans une société où droit et bioéthique, génétique et technologie médicale participent d'une refonte complète de l'ancien système de balises, malgré la morale et la religion ; et si tel est le cas, quelles en seront les conséquences ? Derrière les divers points de vue adoptés par les seize auteurs participant à cet ouvrage collectif transparaît le malaise social qui s'instaure dès que les catégories se dissolvent ; le besoin d'ordre ne serait-il jamais aussi manifeste que lorsque les frontières s'estompent ?
Laranjeira Rodrigues de Areia Manuel ; Kaehr Rolan
Une part importante de toutes les collections abritées dans les musées d'ethnographie consiste en "armes indigènes" et, plus généralement, en objets utilisés par les détenteurs traditionnels du pouvoir. Un ensemble de bâtons sculptés, massues de parade, haches de commandement et de parade, épées, poignards et sièges est ici présenté. Recueilli dans les années 1930, notamment par la 2ème mission scientifique suisse en Angola, il provient entres autres des Cokwe, Kwanyama, Kwamatwi, Ngangela. Chaque pièce est décrite, illustrée, son bois analysé et le tout replacé dans son contexte d'utilisation.
Hainard Jacques ; Kaehr Roland ; Milliet Jacquelin
Cet ouvrage propose une réflexion sur la valeur et sur l'arbitraire du regard et réutilise au passage toutes les données préalablement traitées dans les expositions précédentes. L'association des mots "salon" et "ethnographie" a de quoi surprendre. Or tous les sens du mot "salon" sont liés à la notion d'exposer, bonne occasion de regarder à nouveau l'objet. Toutes les théories qui le concernent sont à la fois justes et fausses mais l'objet-témoin n'existe pas, pas plus que l'objet-vérité; la vérité d'aujourd'hui est souvent celle issue d'un consensus d'experts gérant le marché de l'art, démarche qui relève de l'arbitraire. La finalité de tout Salon, qui procède à une sélection pour choisir le "meilleur" , est de créer et accroître la valeur d'objets ou d'idées qui n'en possèdent pas ou qui en possèdent moins avant d'être accueillis dans le lieu magique qui les consacre. Puisque ce qui caractérise le Salon de notre époque est notamment le fait de produire de la valeur marchande, comment ne pas illustrer ce mécanisme trop souvent méconnu de constitution de valeurs économiques à partir de l'univers ethnographique ? Ainsi, les objets ethnographiques sont-ils d'abord appréhendés par des types d'acteurs distincts qui les déploient très différemment dans leur espace social. Ils sont ensuite transformés par le marché en biens de consommation courants alimentés par l'ethnographie. Mais ils peuvent également, et c'est là l'aspect novateur du propos, disparaître derrière les savoirs induits et laisser le champ libre à une vision opérationnelle de la discipline liée à l'entreprise et au marketing.