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Le salon de l'ethnographie
Hainard Jacques ; Kaehr Roland ; Milliet Jacquelin
MEN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782880780128
Cet ouvrage propose une réflexion sur la valeur et sur l'arbitraire du regard et réutilise au passage toutes les données préalablement traitées dans les expositions précédentes. L'association des mots "salon" et "ethnographie" a de quoi surprendre. Or tous les sens du mot "salon" sont liés à la notion d'exposer, bonne occasion de regarder à nouveau l'objet. Toutes les théories qui le concernent sont à la fois justes et fausses mais l'objet-témoin n'existe pas, pas plus que l'objet-vérité; la vérité d'aujourd'hui est souvent celle issue d'un consensus d'experts gérant le marché de l'art, démarche qui relève de l'arbitraire. La finalité de tout Salon, qui procède à une sélection pour choisir le "meilleur" , est de créer et accroître la valeur d'objets ou d'idées qui n'en possèdent pas ou qui en possèdent moins avant d'être accueillis dans le lieu magique qui les consacre. Puisque ce qui caractérise le Salon de notre époque est notamment le fait de produire de la valeur marchande, comment ne pas illustrer ce mécanisme trop souvent méconnu de constitution de valeurs économiques à partir de l'univers ethnographique ? Ainsi, les objets ethnographiques sont-ils d'abord appréhendés par des types d'acteurs distincts qui les déploient très différemment dans leur espace social. Ils sont ensuite transformés par le marché en biens de consommation courants alimentés par l'ethnographie. Mais ils peuvent également, et c'est là l'aspect novateur du propos, disparaître derrière les savoirs induits et laisser le champ libre à une vision opérationnelle de la discipline liée à l'entreprise et au marketing.
Les portraits d'Yvrose sont révélateurs d'un essai, d'une tentative d'explorer la vie et c'est en cela que cette démarche touche à l'essentiel : essayer de se comprendre pour mieux comprendre.
Hainard Jacques ; Mathez Philippe ; Schinz Olivier
Résumé : Vodou : le terme provoque bien davantage l'imaginaire que la raison. Pourtant, derrière ce terme galvaudé par la projection des fantasmes occidentaux sur la "barbarie" et la "sauvagerie" présumées des "nègres" - ceux d'Afrique comme ceux, serviles, de l'espace caraïbe et des Amériques - se cachent des pratiques complexes et passionnantes de "services aux esprits". Le vodou haïtien touche à des domaines aussi variés que l'intercession avec le monde invisible, la guérison, la justice, la lutte pour la liberté, la transmission et l'interprétation de l'histoire - celle de l'esclavage notamment - ou, pour les sociétés secrètes, la protection de territoires. Ce volume, publié à l'occasion de l'exposition "Le vodou, un art de vivre" au Musée d'ethnographie de Genève, réunit une vingtaine d'auteurs - scientifiques, initiés, artistes - qui posent un regard original sur le vodou pratiqué en Haïti, dans la diaspora haïtienne et en Afrique. Ils montrent que le vodou ne peut se laisser contenir par des définitions trop strictes, tant la créativité et l'innovation sont au c?ur même de ce phénomène ; ils proposent des pistes d'interprétation permettant de mieux saisir les enjeux actuels d'une reconnaissance tardive du vodou par les autorités haïtiennes.
Les musées ont-ils un "mal nécessaire" ? En même temps qu'ils prolifèrent de manière presque inquiétante et sous les formes les plus antagonistes, les musées, en ce dernier quart du XXe siècle, soulèvent des débats particulièrement animés. Si répandue qu'elle soit, l'institution procède d'une conception spécifiquement occidentale du temps qui passe, impliquant une dimension de l'espace nécessaire à son déroulement, à quoi s'oppose celle du temps qui dure des civilisations "archaïques" et "primitives" . Le repli nostalgique que manifeste la multiplication des musées est signe d'une angoisse face à l'avenir, d'où sans doute la crise qu'ils semblent traverser actuellement. Conservatoires incomplets et imparfaits d'un passé qui fuit, troublés par la perte de consensus du temps présent, impuissants à saisir le futur, ils subissent la critique tant des modernistes que des classiques.
Les musées ont-ils un "mal nécessaire" ? En même temps qu'ils prolifèrent de manière presque inquiétante et sous les formes les plus antagonistes, les musées, en ce dernier quart du XXe siècle, soulèvent des débats particulièrement animés. Si répandue qu'elle soit, l'institution procède d'une conception spécifiquement occidentale du temps qui passe, impliquant une dimension de l'espace nécessaire à son déroulement, à quoi s'oppose celle du temps qui dure des civilisations "archaïques" et "primitives" . Le repli nostalgique que manifeste la multiplication des musées est signe d'une angoisse face à l'avenir, d'où sans doute la crise qu'ils semblent traverser actuellement. Conservatoires incomplets et imparfaits d'un passé qui fuit, troublés par la perte de consensus du temps présent, impuissants à saisir le futur, ils subissent la critique tant des modernistes que des classiques.
Pourquoi la nature est-elle fortement présente dans l'imaginaire humain ? Pourquoi s'acharne-t-on à la détruire ? Pourquoi s'acharne-t-on à la protéger ? Comment agir dans un domaine où la complexité règne en maître et où toute intervention agit sur l'ensemble du système ? Les solutions proposées ne sont-elles pas parfois pires dans leurs conséquences que les problèmes qu'elles sont censées résoudre ? Faut-il consentir à la perte d'une certaine idée de nature ? Quelle est la part de l'économie dans notre pouvoir et notre volonté d'agir en la matière ? Qu'en est-il des techniques et des coûts liés à une volonté croissante de consommer propre, sain et équitable ? A lire comme une invitation au débat, comme un appel à la réflexion critique sur un thème aujourd'hui plus que jamais central, cet ouvrage confronte les réflexions d'une vingtaine d'auteurs appartenant aux sciences naturelles, aux sciences humaines et à la littérature. Du fait de leur diversité de points de vue et de leurs différences théoriques, ces contributions démontrent, s'il le fallait encore, que la nature se pense avant de se construire et qu'elle se construit plutôt qu'elle ne tombe du ciel. Natures en tête en quelque sorte...