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Requiem pour Alain Gerbault
Cardoso Luis ; Dumas Catherine
ARKUIRIS
19,90 €
Épuisé
EAN :9782919090020
Requiem pour Alain Gerbault est un roman inspiré de faits réels, puisque l'île de Timor, une colonie portugaise aux confins de l'Asie, devait constituer l'ultime étape du navigateur français, mort à Dili en décembre 1941. Fascinant, tant par la profondeur de son écriture que par les ambiances qu'il recrée en distillant l'atmosphère moite et surannée des tropiques à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, ce livre a pour héroïne Catarina, une jeune métisse d'une candeur énigmatique. Dans cette période de tensions et d'inquiétude, elle s'efforce d'échapper au destin cruel que lui réservent les hommes, en lisant le récit d'Alain Gerbault A la poursuite du soleil, et en espérant l'arrivée d'un voyageur solitaire qui viendrait la sauver, à l'image d'un improbable prince charmant.
L'année où Pigafetta boucla son tour du monde est un roman inspiré d'un fait authentique puisque l'île de Timor a été visitée par les navigateurs du premier tour du monde de Magellan en 1522. Fascinant, tant par la poésie de son écriture que par les ambiances qu'il recrée, ce roman n'est cependant pas une fiction historique inspirée du passage de ces Européens, qui est connue par une chronique de l'italien Antonio Pigafetta. Un des personnages centraux s'appelle bien Pigafetta, mais il s'agit d'un Timorais albinos, que ses parents ont confié dans les années 1940 à des prêtres portugais, afin qu'il puisse intégrer une école destinée aux métis. A partir de là, le roman tisse une trame complexe - presque quantique car tous les épisodes semblent intriqués - créant une vraie altérité du temps et de l'espace, où la magie de Timor croise le poétique et la folie. Les héros se retrouvent ballottés par leur destin entre les époques ayant déchiré la partie orientale de Timor, de la guerre civile de 1974 et des deux décennies de résistance et de négociations qui ont suivi l'invasion indonésienne, jusqu'au référendum de 1999 et à l'indépendance en mai 2002.
Caillé Alain ; Cardoso de Oliviera Luis-R ; Chania
De plus en plus, dans tous les secteurs de la société, au travail, dans les relations entre groupes sociaux ou entre traditions culturelles ou religieuses, entre les sexes ou les générations, dans les rapports à l'Etat et l'administration, ou même en famille, les individus se sentent mal ou guère reconnus. Ils aspirent à la "reconnaissance", nouveau maître mot. De même au plan collectif: durant les deux derniers siècles, les luttes sociales se sont massivement présentées comme des luttes pour la redistribution de la richesse; elles apparaissent principalement aujourd'hui comme des luttes pour être reconnus. La thématique de la reconnaissance est ainsi devenue centrale en sociologie ou en philosophie politique, comme elle l'est dans la réalité même. Une société juste, pense-t-on maintenant souvent, est celle qui accorde à tous la reconnaissance sans laquelle nous ne saurions vivre. Mais pouvons-nous tous être reconnus, et reconnus à égalité dans nos singularités? Qu'est-ce qui anime la demande de reconnaissance? Et l'offre de reconnaissance, par les médias, les directions d'entreprise ou les appareils politiques, n'est-elle pas souvent illusoire et manipulatrice? Qu'est-ce alors qu'une reconnaissance authentique? Sur tous ces points brûlants, cet ouvrage apporte le diagnostic et les réponses de sociologues connus (et reconnus) et soulève une question insolite: l'étude des luttes de reconnaissance n'est-elle pas l'objet par excellence non reconnu de la sociologie, celui qui fonde son identité disciplinaire?
Résumé : 4 avril 1960 : sur une plage des environs de Lisbonne est découvert, criblé de balles, le corps d'un officier de l'armée portugaise, évadé d'un fort où l'avait conduit une tentative de soulèvement militaire. Ballade de la plage aux chiens est l'histoire de cet officier rebelle, de ses deux compagnons d'évasion et de son amie, enfermés dans une maison isolée, s'observant et se découvrant, se rapprochant ou se haïssant. C'est aussi le déroulement de l'enquête que mène un policier baroque et solitaire, séduit dès le premier jour par la personnalité de la jeune femme qu'il interroge, ancienne compagne de l'officier assassiné. Cette "dissertation sur un crime" met au jour les rivalités qui divisent les polices judiciaire et politique et dresse le tableau d'une société crépusculaire, dans le cadre d'une Lisbonne méconnue, souvent surprenante.
Les Rohingya sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays. Privé de nationalité, ces musulmans originaires de la partie occidentale de la Birmanie sont à la fois victimes d'agressions de leurs voisins bouddhistes d'ethnie rakhine et des brimades que leur impose le gouvernement de Rangoun. Ils sont contraints de fuir par milliers, par voie de terre ou de mer, afin de tenter de chercher refuge au Bangladesh, en Australie ou dans les pays voisins d'Asie du Sud-Est. Si, après des décennies de silence médiatique, ils sont désormais davantage sous les feux de l'actualité, leur situation reste à tous égards tragique. Ce livre est la deuxième édition remise en perspective d'un ouvrage publié pour la première fois par les éditions Aux lieux d'être en 2007. Par-delà la tragédie contemporaine, il remonte aux sources des tensions pour s'efforcer de les expliquer et de mettre en lumière l'histoire d'un peuple en détresse. Fruit d'un travail de recherches et d'enquêtes de plusieurs années en Birmanie auprès des principaux acteurs tant locaux qu'internationaux, il permet notamment de comprendre pourquoi le mouvement de démocratisation que connaît actuellement la Birmanie se traduit paradoxalement par un regain de tensions entre les Rohingya et les Rakhine soutenus par le gouvernement de Rangoun.