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L'année où Pigafetta boucla son tour du monde
Cardoso Luis ; Dumas Catherine ; Durand Frédéric
ARKUIRIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782919090235
L'année où Pigafetta boucla son tour du monde est un roman inspiré d'un fait authentique puisque l'île de Timor a été visitée par les navigateurs du premier tour du monde de Magellan en 1522. Fascinant, tant par la poésie de son écriture que par les ambiances qu'il recrée, ce roman n'est cependant pas une fiction historique inspirée du passage de ces Européens, qui est connue par une chronique de l'italien Antonio Pigafetta. Un des personnages centraux s'appelle bien Pigafetta, mais il s'agit d'un Timorais albinos, que ses parents ont confié dans les années 1940 à des prêtres portugais, afin qu'il puisse intégrer une école destinée aux métis. A partir de là, le roman tisse une trame complexe - presque quantique car tous les épisodes semblent intriqués - créant une vraie altérité du temps et de l'espace, où la magie de Timor croise le poétique et la folie. Les héros se retrouvent ballottés par leur destin entre les époques ayant déchiré la partie orientale de Timor, de la guerre civile de 1974 et des deux décennies de résistance et de négociations qui ont suivi l'invasion indonésienne, jusqu'au référendum de 1999 et à l'indépendance en mai 2002.
Résumé : Le narrateur, qui est écrivain, retourne en 1967 à la Gafeira où, l'année précédente, il était allé faire l'ouverture de la chasse. Entre temps, la femme du seigneur du lieu s'est suicidée, leur valet métis est mort mystérieusement et le seigneur lui-même - le Dauphin - a disparu. Le narrateur, qui avait déjà pris des notes, fait son enquête et découvre peu à peu la vérité sur le véritable délire dans lequel vit toute une société. Ce roman est à la fois une histoire de chasse, une chronique stendhalienne et un roman de moeurs.
Requiem pour Alain Gerbault est un roman inspiré de faits réels, puisque l'île de Timor, une colonie portugaise aux confins de l'Asie, devait constituer l'ultime étape du navigateur français, mort à Dili en décembre 1941. Fascinant, tant par la profondeur de son écriture que par les ambiances qu'il recrée en distillant l'atmosphère moite et surannée des tropiques à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, ce livre a pour héroïne Catarina, une jeune métisse d'une candeur énigmatique. Dans cette période de tensions et d'inquiétude, elle s'efforce d'échapper au destin cruel que lui réservent les hommes, en lisant le récit d'Alain Gerbault A la poursuite du soleil, et en espérant l'arrivée d'un voyageur solitaire qui viendrait la sauver, à l'image d'un improbable prince charmant.
Caillé Alain ; Cardoso de Oliviera Luis-R ; Chania
De plus en plus, dans tous les secteurs de la société, au travail, dans les relations entre groupes sociaux ou entre traditions culturelles ou religieuses, entre les sexes ou les générations, dans les rapports à l'Etat et l'administration, ou même en famille, les individus se sentent mal ou guère reconnus. Ils aspirent à la "reconnaissance", nouveau maître mot. De même au plan collectif: durant les deux derniers siècles, les luttes sociales se sont massivement présentées comme des luttes pour la redistribution de la richesse; elles apparaissent principalement aujourd'hui comme des luttes pour être reconnus. La thématique de la reconnaissance est ainsi devenue centrale en sociologie ou en philosophie politique, comme elle l'est dans la réalité même. Une société juste, pense-t-on maintenant souvent, est celle qui accorde à tous la reconnaissance sans laquelle nous ne saurions vivre. Mais pouvons-nous tous être reconnus, et reconnus à égalité dans nos singularités? Qu'est-ce qui anime la demande de reconnaissance? Et l'offre de reconnaissance, par les médias, les directions d'entreprise ou les appareils politiques, n'est-elle pas souvent illusoire et manipulatrice? Qu'est-ce alors qu'une reconnaissance authentique? Sur tous ces points brûlants, cet ouvrage apporte le diagnostic et les réponses de sociologues connus (et reconnus) et soulève une question insolite: l'étude des luttes de reconnaissance n'est-elle pas l'objet par excellence non reconnu de la sociologie, celui qui fonde son identité disciplinaire?
Six maisons et le train d'Evora pour seul événement notable. Le brigadier Trois-Seize s'inquiète du sens des mots : le terme "mortier" peut-il servir à définir sa condition d'artilleur auprès de civils qui ne le connaissent peut-être pas ? Que peut bien signifier l'expression "faire feu sur la mule blanche" ? La mule blanche représente-t-elle vraiment l'ennemi ? Dans ce petit village de l'Alentejo, la migration quotidienne des journaliers se vit dans l'amertume, sinon le ressentiment. Ils viennent du Nord, du Sud du Portugal, se vendent pour un salaire de misère. Une bande d'enfants loqueteux remue les ordures d'une décharge, à la recherche d'obus éventrés. Portela, un jeune chômeur, est amputé de la jambe droite pour avoir traversé par inadvertance le champ de man?uvres. Les récits s'entremêlent dans une sorte de relation familière au monde, presque domestique. Croiser un paysan pendu par un bras à une poutre ne paraît pas moins naturel dans ce paysage de chasse à la perdrix. La vie des champs portugais en somme, sous la botte d'une dictature chaussée de godillots.En 1963, à l'époque où les néo-réalistes faisaient peser une lourde charge documentaire sur la littérature portugaise, Cardoso Pires s'est engagé avec ce texte dans une écriture qui tournait résolument le dos à tout naturalisme. Fable en prose concise, réfléchie, il nous offre une écriture d'almanach qui ramasse avec précision la geste d'un monde simple.--Joël Jégouzo--
Sur la route d'une histoire marquée par maints épisodes tragiques, Timor-Est a accédé à l'indépendance le 20 mai 2002, sous le nom de Timor Lorosa'e, Timor " Lever de Soleil ". Mosaïque ethnolinguistique située aux confins de l'Asie du Sud-Est et du monde océanien, ce territoire couvre une superficie de 14 610 km², soit un peu plus que le Liban. Comptoir puis colonie portugaise pendant quatre siècles, il a été envahi par l'armée indonésienne en décembre 1975. Dans les jours qui ont suivi, l'Organisation des Nations Unies a déploré l'intervention et demandé le retrait immédiat des troupes de Jakarta. Ces résolutions sont restées sans effet. Plus de 250 000 Est-timorais ont péri, tandis qu'une résistance s'efforçait de maintenir un fragile espoir de liberté. En 1998, des manifestations populaires ont poussé le général Suharto à la démission de la présidence de la République d'Indonésie. Timor-Est a alors obtenu la tenue d'un référendum d'autodétermination. Et c'est ainsi que le 30 août 1999, plus de 78 % de la population ont voté pour l'indépendance, mettant un terme à vingt-cinq années d'occupation. Le présent atlas s'est fixé pour objectif de réfléchir sur l'originalité de ce territoire et, en mobilisant les ressources documentaires statistiques et cartographiques disponibles depuis l'époque coloniale, d'essayer d'expliquer comment des contraintes matérielles et des enjeux locaux, régionaux ou mondiaux ont pu jouer et continuent d'influer sur le destin timorais.
Cette anthologie de nouvelles de science-fiction réunit une quinzaine d'auteurs francophones contemporains ayant réfléchi à l'avenir que bactéries, microbes et virus réservent à l'humanité. Sur des modes alternant l'anticipation sérieuse, les spéculations oniriques et l'humour, leurs fictions extrapolent l'évolution de maladies connues mais aussi l'apparition d'affections nouvelles d'origine terrestre ou d'autres mondes. Elles explorent également des horizons très divers, allant des contagions biologiques aux contaminations informatiques Et jusqu'aux maladies que pourraient susciter la mécanique quantique.
Les Rohingya sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays. Privé de nationalité, ces musulmans originaires de la partie occidentale de la Birmanie sont à la fois victimes d'agressions de leurs voisins bouddhistes d'ethnie rakhine et des brimades que leur impose le gouvernement de Rangoun. Ils sont contraints de fuir par milliers, par voie de terre ou de mer, afin de tenter de chercher refuge au Bangladesh, en Australie ou dans les pays voisins d'Asie du Sud-Est. Si, après des décennies de silence médiatique, ils sont désormais davantage sous les feux de l'actualité, leur situation reste à tous égards tragique. Ce livre est la deuxième édition remise en perspective d'un ouvrage publié pour la première fois par les éditions Aux lieux d'être en 2007. Par-delà la tragédie contemporaine, il remonte aux sources des tensions pour s'efforcer de les expliquer et de mettre en lumière l'histoire d'un peuple en détresse. Fruit d'un travail de recherches et d'enquêtes de plusieurs années en Birmanie auprès des principaux acteurs tant locaux qu'internationaux, il permet notamment de comprendre pourquoi le mouvement de démocratisation que connaît actuellement la Birmanie se traduit paradoxalement par un regain de tensions entre les Rohingya et les Rakhine soutenus par le gouvernement de Rangoun.