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Chemins de l'émancipation et rapports sociaux de sexe
Cardon Philippe ; Kergoat Danièle ; Pfefferkorn Ro
SNEDIT LA DISPU
23,00 €
Épuisé
EAN :9782843031663
Les chemins de l'émancipation des femmes, salariées ou retraitées, d'ici ou d'ailleurs, renvoient à des formes singulières d'individualisation et de rapport au collectif. Cet ouvrage cherchent à les comprendre à la lumière des transformations de l'ensemble des rapports sociaux de sexe, de classe, de "race" et de génération. Les enquêtes empiriques présentées ont été menées dans le monde du travail, de l'action sociale et de l'engagement militant ; elles interrogent le passage au collectif, les dynamiques identitaires, les contraintes familiales et professionnelles ou l'engagement syndical des femmes. Dans une réflexion introductive, la dialectique de l'individuel et du collectif est mise en perspective dans le cadre des recherches contemporaines sur l'individualisation et l'émancipation. Certes les individus et collectifs féminins font l'expérience de rapports sociaux spécifiques source de domination, mais qui doivent être pensés aussi comme potentiellement porteurs d'émancipation. Ce livre affirme avec force que cette émancipation implique la construction de nouvelles formes de collectifs.
Cardona Philippe ; Fournier Fabien ; Torta Florenc
Horizon 2.0 est un jeu vidéo en ligne à la mode. Chaque jour, des millions de joueurs arpentent le monde virtuel d'Olydri, et vivent des aventures épiques sans bouger de leur fauteuil. Arthéon et ses amis, déjà laborieux dans leur progression vers le niveau 100, voient leur tâche s'alourdir encore un peu plus avec l'arrivée de l'Ordre, la troisième faction devenue jouable, mais aussi le retour d'une vieille connaissance, bien décidée à leur en faire baver! Le danger est partout! Dans le monde réel et dans le jeu! L'avenir de la guilde Noob n'a jamais été aussi sombre...
Les femmes ont toujours travaillé sur les exploitations agricoles. Pourtant, elles sont écartées de la succession des exploitations qui continuent d'être transmises, à l'échelle des pays européens, en lignée masculine. L'augmentation du nombre de femmes exerçant une activité professionnelle principale hors de l'exploitation a par ailleurs laissé penser aux chercheurs en sciences sociales que l'agriculture familiale avait vécu. Coexisteraient aujourd'hui deux types de familles en agriculture : une famille à double-carrière privilégiant l'autonomie des conjoints et la valorisation de deux projets professionnels distincts ; une famille agricole, où mari et femme travaillent tous deux sur l'exploitation, les femmes s'émancipant de plus en plus dans les nouvelles activités dites annexes. Pourtant, l'analyse des parcours de vie de deux générations de femmes conjointes d'exploitants agricoles mis en perspective avec les processus intergénérationnels de transmission des exploitations agricoles remet en cause les catégories habituelles de classification des femmes en agriculture (salariée extérieure ou agricultrice). La démarche comparative (adoptée dans cet ouvrage) entre deux régions européennes, la Franche-Comté (France) et l'Andalousie (Espagne) montre l'existence de trajectoires professionnelles discontinues des femmes mais inversées selon les régions : salariées extérieures devenant agricultrices en Franche-Comté, agricultrices devenant salariées hors de l'exploitation en Andalousie, à des moments différents des cycles de vie des femmes et des cycles de transmission patrimoniale. Ces trajectoires prennent sens au regard des projets familiaux et intergénérationnels de transmission des patrimoines (dont la valeur doit être rapportée à l'histoire sociale de l'agriculture propre à chacune des régions). La démarche comparative offre ainsi une nouvelle lecture critique sur la problématique des femmes en agriculture et permet une réflexion sur le quatuor infernal entre homme/femme, travail/famille. Elle aide à comprendre les paradoxes identitaires auxquels sont confrontées les femmes dans la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale et à interroger la question de leur individualisation professionnelle.
À dix ans, Vincent Desjardin sait déjà ce qu'est un nez. Dans sa famille, inventer, imaginer et fabriquer des parfums est un art qui se transmet de génération en génération. Mais entre les parfumeurs, la concurrence est rude et sans scrupules. Qui trouvera la formule du parfum gagnant ? «Ma mère», pense Vincent. Il sait qu'en plus de son talent, elle possède un atout formidable, une fleur venue du Tibet. Pourtant la victoire de Camilla Desjardin semble compromise. Thierry Lachaume, son principal concurrent, est prêt aux pires coups bas pour l'éliminer. La fleur mystérieuse refuse de livrer son secret. Les embûches se multiplient. Et le temps file à toute allure. Mais Vincent ? Il a du nez, et pas seulement pour la pâtisserie ! Jusqu'où ira-t-il pour sauver sa mère, nez dans l'une des plus grandes maisons de parfum ? Sur ses traces, entrez dans l'univers magique et méconnu des parfumeurs, entre poésie, nostalgie, chimie et industrie de luxe.
Cardon Philippe ; Birnbaum Pierre ; Comoretto Géra
Quoi de plus ordinaire que " manger " ? Pourtant, " Quand manger fait société ", la forme et le contenu des repas, les personnes qui les partagent et leurs goûts, l'origine des aliments consommés font de " manger " un acte hautement culturel, symbolique et social. Entre interdits, traditions et innovations, l'ouvrage aborde, à travers des points de vue variés, la production de la nourriture, ses transformations, ses modes de consommation.
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
Le magicien du Saint-André-des-Arts ", a dit de lui Jean-Luc Godard. Trois salles de cinéma au cour de Paris, des choix de programmation dictés seulement par le plaisir de ce dévoreur de films, c'est Roger Diamantis, figure emblématique de la passion cinématographique. Florence Delporte est allée à la rencontre de ce passeur infatigable, de ce découvreur entêté. Avec Une vie d'art et d'essais, elle nous restitue la parole de cet homme discret, qui s'est construit une vie, une identité par le cinéma. Roger Diamantis nous fait revivre son enfance de gamin timide, qui trouvait refuge dans les salles obscures, son quotidien d'exploitant, ses combats incessants pour préserver son indépendance. Voici donc une histoire de cinéma, intime et lumineuse, que traversent Woody Allen, Theo Angelopoulos, Yamina Benguigui, Ingmar Bergman, Alain Cavalier, Raymond Depardon, Emir Kusturica, Ken Loach, Nicolas Philibert, François Truffaut, Agnès Vanda, mais également Jacques Lacan ou Eugène Ionesco... On y croise aussi tant d'autres promeneurs et tant d'amoureux du cinéma qui aiment, contre vents et marées, les soirs du quartier Latin.
Rendre visibles les résistances et les révoltes là où elles pourraient passer inaperçues, plaider pour la nécessité sans cesse renouvelée de débusquer les blocages qui empêchent l'émergence de collectifs. et mettre en valeur les expériences qui bousculent l'ordre imposé des choses. tel est l'objectif de cet ouvrage. Se battre. disent-elles... est un recueil raisonné des principaux textes de Danièle Kergoat, militante et pionnière des études féministes, ainsi que de la sociologie du travail et du genre. Il donne à voir. dans ses moments essentiels, la construction d'analyses et de concepts qui font aujourd'hui référence pour les chercheurs et pour les militants: et notamment la division sexuelle du travail, les rapports sociaux de sexe. ainsi que leur intrication avec les rapports sociaux de classe et de "race". En s'appuyant sur ses recherches, notamment sur les ouvrières et sur l'émergence de collectifs de lutte féminins, l'auteur déconstruit les rapports de domination pour mieux éclairer et accompagner la dynamique d'émancipation et l'augmentation de la puissance d'agir des femmes dans notre société.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.