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La draperie au Moyen Age. Essor d'une grande industrie européenne
Cardon Dominique
CNRS EDITIONS
53,50 €
Épuisé
EAN :9782271055927
A partir des sources écrites, archéologiques et de l'iconographie, étude approfondie des bases techniques du développement de la production drapière en Europe médiévale. Les implications sociales de l'évolution des techniques et leur importance dans l'histoire intellectuelle de l'Occident sont analysées et replacées dans une perspective historique élargie. Quatrième de couverture "Viure a ses pintes amples"... ou "la vie à grands peignes": le grand métier à deux tisserands dont s'inspire cette expression populaire catalane du Moyen Âge s'inscrit parmi une série d'innovations techniques qui, à partir de la fin du Xe siècle, vont entraîner l'émergence, au nord comme au sud de l'Europe, de grandes régions de production textile. Certaines le resteront jusqu'aujourd'hui. Fer de lance de cette production, le drap, tissu de laine foulé, connaît au Moyen Âge un succès prodigieux. La mise en place de filières de production et d'échanges fondées sur l'élevage du mouton permet alors de satisfaire de nouveaux marchés. Cet essor de la draperie contribuera puissamment au redémarrage économique de l'Occident et sera à l'origine de profonds bouleversements sociaux et politiques. Un phénomène d'une telle ampleur ne pouvait manquer de passionner les historiens. Paradoxalement cependant, l'aspect le moins bien connu de cette histoire demeurait celui de la culture technique. C'est pour combler cette lacune que l'approche technologique, faisant appel à l'ensemble des sources disponibles, est privilégiée ici. Textes en latin, en flamand, en toscan..., vitraux, enluminures et sculptures, outils et tissus archéologiques se donnent ainsi la réplique pour nous restituer les gestes et les mots des travailleurs de la laine.
Saviez-vous que la rose trémière était utilisée pour teindre la soie en pourpre-noir ? Que l'orseille servait à teindre en bleu pour économiser l'indigo ? Qu'il suffit d'un ou deux brelins blancs pour couvrir de violet-rouge une surface de tissu d'un centimètre carré ? Les teintures naturelles, supplantées aujourd'hui par les teintures synthétiques, étaient, jusqu'à la fin du XIXe siècle, les seules sources de couleurs employées pour les textiles, des plus prestigieux aux plus ordinaires : de la pourpre impériale teinte à partir de coquillages aux étoffes teintes aux écorces et à la boue. Véritable invitation à un tour du monde des techniques traditionnellesde teinture par les colorants naturels, de la préhistoire à aujourd'hui, de l'art et de l'artisanat à la grande industrie, cet ouvrage offre une synthèse des recherches les plus récentes sur les matières colorantes présentes dans près de trois cents plantes et une trentaine d'animaux du monde entier. Plus de 560 photos représentant, outre les plantes et les animaux tinctoriaux, les textiles et les objets anciens où ils ont été détectés, les teinturières et teinturiers au travail au fil des siècles, illustrent cet ouvrage.
Suite à l'attentat survenu à Paris dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, la Friche la Belle de Mai (Marseille) a pris l'initiative de s'associer à la Fête du graphisme (Paris), à la section française de l'Alliance graphique internationale et à l'Alliance française des designers. Ensemble, via leurs sites Internet et les réseaux sociaux, ils ont convié graphistes et dessinateurs du monde entier à concevoir une image pour la liberté d'expression. En 10 jours, près de 1 000 personnes issues de 43 pays ont répondu à l'appel. Ce livre, qui rassemble la plupart des créations réalisées alors, témoigne de l'immense émotion suscitée par cet événement et de la volonté farouche des auteurs de préserver le droit à l'impertinence et à l'humour. Il est aussi un exemple de la formidable mobilisation que peuvent générer, en temps réel, les nouveaux modes de communication. Avec des textes du sociologue Dominique Cardon et de l'affichiste Michel Bouvet. Les bénéfices de la vente de cet ouvrage seront reversés à Reporters sans frontières.
Bleu mignon, fleur de coing, agriotte, langouste... Des couleurs surgies du passé, un trésor d'inspiration. Ce cahier bilingue français-anglais donne la parole aux échantillons de teinture d'Antoine Janot, maître-teinturier languedocien de la première moitié du xviiie siècle, aux couleurs appréciées jusqu'aux confins de l'Orient. Après une brève présentation du teinturier et de son oeuvre, ce cahier livre les clés des couleurs de 67 de ses échantillons de fin drap de laine : nom et photo de chaque nuance, description du procédé permettant de l'obtenir et - nouvel apport à l'histoire des noms de couleurs - ses coordonnées colorimétriques dans l'espace chromatique CIELAB. Il devient alors possible de vérifier l'exactitude des essais de reproduction de ces couleurs et de s'en inspirer pour concevoir les couleurs de demain.
Les réseaux sociaux n'ont peut-être jamais autant été d'actualité, leur rôle dans les révoltes du Printemps arabe les ayant notamment placés au centre des débats sur le nouveau pouvoir de la société civile dans la sphère politique. Mais de quoi les réseaux sociaux sont-ils le catalyseur ? Ce dossier s'attache à montrer que ces outils en perpétuelle évolution sont à la fois le reflet et les acteurs de différentes transformations de la société. Réseaux en ligne par essence, les réseaux sociaux sont encore largement l'apanage des " digital natives ", nés dans un univers où tout est numérique et pour qui la frontière entre le privé et le public est peut-être moins infranchissable. Certains y voient d'ailleurs un espace où se perd la notion de l'intime. Or, ce n'est pas tant l'exhibition de la sphère privée qui est en jeu que ce que les internautes souhaitent montrer de leurs relations sociales à travers les réseaux sociaux. Et il se trouve que différents leviers de mise en ligne de leur sociabilité sont offerts aux utilisateurs. Parallèlement, les données personnelles d'internautes qui se dévoilent toujours plus sur les réseaux sociaux représentent une manne informationnelle et financière pour les annonceurs ou pour des institutions diverses. Cette divulgation est d'ailleurs susceptible de nuire aux individus, notamment sur la plan professionnel ainsi que l'ont illustré certains cas de licenciement. C'est donc une réalité complexe que celle des réseaux sociaux, où est questionnée la relation verticale entre pouvoir, médias et citoyens ainsi que des formes nouvelles de sociabilité. A la fois source d'émancipation et source d'uniformisation, les réseaux sociaux de l'internet, dont l'utilisation est très peu réglementée, représentent une rupture technologique profonde. Celle-ci, comme souvent dans le passé, suscite des craintes dont on peut espérer qu'elles s'avèreront sans fondement si les pratiques se mettent en place dans un cadre juridique approprié et de façon réfléchie et progressive.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.