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Mémoires de teinture. Voyage dans le temps chez un maître des couleurs
Cardon Dominique ; Richard Ralite Jean-Claude
CNRS EDITIONS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782271079640
Bleu, Ecarlate, Cramoisi, Pourpre, Prune, Noisette, Tabac, Café? Les noms de couleurs des anciennes étoffes semblent parler d?eux-mêmes. Et pourtant, que d?efforts, d?imagination et de raffinement dans le métier de teinturier ! Ce manuscrit du XVIIIe siècle, pieusement conservé par une ancienne famille de drapier du Languedoc, nous introduit dans cet univers où un secret bien gardé est souvent le gage de la réussite? Un trésor réunissant quatre précieux mémoires consacrés aux recettes de teintures que l?on fait alors "pour le Levant". Pour chacune des teintes, les échantillons correspondants : 177 pétales veloutés d?un fin drap de laine, à la fraîcheur éclatante. Ce carnet de teinturier ne comporte aucune signature, aucune date, aucune mention de lieu. De quoi inciter Dominique Cardon à mener l?enquête? Commentant et précisant le texte, l?éminente historienne des techniques nous guide sur les lieux de la manufacture royale de Bize, dans le Minervois, entreprise florissante au milieu du XVIIIe siècle, sur les traces d?un entrepreneur sémillant et attaché à la couleur de ses étoffes? Le premier traité publié sur la teinture des draps de laine écrit par un entrepreneur en activité.
Suite à l'attentat survenu à Paris dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, la Friche la Belle de Mai (Marseille) a pris l'initiative de s'associer à la Fête du graphisme (Paris), à la section française de l'Alliance graphique internationale et à l'Alliance française des designers. Ensemble, via leurs sites Internet et les réseaux sociaux, ils ont convié graphistes et dessinateurs du monde entier à concevoir une image pour la liberté d'expression. En 10 jours, près de 1 000 personnes issues de 43 pays ont répondu à l'appel. Ce livre, qui rassemble la plupart des créations réalisées alors, témoigne de l'immense émotion suscitée par cet événement et de la volonté farouche des auteurs de préserver le droit à l'impertinence et à l'humour. Il est aussi un exemple de la formidable mobilisation que peuvent générer, en temps réel, les nouveaux modes de communication. Avec des textes du sociologue Dominique Cardon et de l'affichiste Michel Bouvet. Les bénéfices de la vente de cet ouvrage seront reversés à Reporters sans frontières.
Les couleurs, pour Antoine Janot, c'est son métier. Encore enfant, avec son père, il a appris à sentir l'odeur de la cuve de pastel, tâter le goût du bain avant d'y plonger le tissu pour le bleuir. Plus tard, il s'est musclé les bras à tourner les lourdes pièces de lainage dans les chaudrons bouillants des rougies de cochenille. Il est un de ces maîtres-teinturiers dont les couleurs éclatantes assurent l'engouement pour les draps du Languedoc aux Echelles du Levant. Alors, quand le nouvel inspecteur des manufactures nommé à Saint-Chinian vient lui confisquer une pièce d'écarlate sous prétexte que son rouge est affamé, Antoine Janot décide de ne pas se laisser faire. Il rédige un mémoire garni d'échantillons pour expliquer comment il obtient toutes ces couleurs, et il l'envoie à Montpellier, à l'Intendant du Roi en Languedoc, avec une lettre dénonçant les abus de pouvoir de l'inspecteur. Pavé dans la mare. Les remous provoqués vont faire repérer Janot jusqu'à Versailles comme un " aventurier sujet à caution, aussi inquiet, aussi haut et aussi dangereux qu'il est bon teinturier ". Le mémoire, enterré dans les archives, est ici édité, avec deux autres d'Antoine Janot : c'est le plus ancien ensemble connu de recettes de teinture des draps de laine, illustrées d'échantillons, organisées systématiquement dans l'ordre des opérations techniques permettant d'obtenir toutes les gammes de coloris grand teint avec les colorants naturels. Leur étude technologique et colorimétrique, proposée par Dominique Cardon, veut inspirer les passionnées et passionnés de couleur et ouvrir de nouvelles voies pour ressusciter les couleurs de l'ère des Lumières.
En réaction à la concentration de la production d'information entre les mains de puissants conglomérats de presse, un "médiactivisme" s'est développé tout au long du XXe siècle jusqu'à nos jours. Dès l'origine, Il a pris deux voies parallèles : celle d'un combat contre l'hégémonie culturelle des médias traditionnels, et celle de la production d'un autre type d'information, sur des bases militantes, locales ou communautaires. Alternatif ou militant, ce médiactivisme n'a cessé de s'adapter aux mutations de l'espace journalistique et du répertoire de l'action collective. Cette histoire des médias alternatifs depuis les années 1960 met en lumière la grande diversité des expériences, qu'il s'agisse de la création de journaux révolutionnaires, de médias communautaires, de radios libres, d'agences de presse dans les pays du Sud, ou, plus récemment, d'un activime qui s'exprime sur internet.
Extrait PREMIÈRE PARTIE L'ART DE LA TEINTURE Dans les parties suivantes de ce livre, on va trouver de nombreuses descriptions des méthodes de teinture mises au point, à diverses époques, par les teinturières et teinturiers de différents continents pour extraire de leur mieux les colorants des plantes et de certains animaux disponibles dans leur environnement et pour les fixer sur une grande variété de supports, principalement textiles. Ces recettes - on ne tardera pas à le remarquer - présentent souvent des parallèles étonnants d'une civilisation à l'autre. Comment l'expliquer ? Sans doute parce que ces virtuoses de la couleur qu'étaient les teinturiers ont, grâce à leurs dons d'observation, reconnu l'existence de groupes de substances qu'ils avaient avantage à préparer chacun d'une manière différente. Nous savons aujourd'hui que ces distinctions techniques correspondent à des différences de compositions chimiques. La teinture est, effectivement, un domaine de l'activité créatrice humaine où peut se vérifier rapidement, à l'oeil nu, la validité des procédés mis en oeuvre : la couleur apparaît ou n'apparaît pas, reste ou ne reste pas sur la fibre ou le tissu. Pourtant, il ne suffit pas de savoir pratiquer pour pouvoir expliquer tout ce qui se passe. Très tôt, des esprits curieux - pré-alchimistes mésopotamiens, alchimistes grecs et égyptiens - se sont intéressés aux phénomènes de la teinture et ont cherché à en percer les mystères. À l'avènement de la chimie moderne, ces problèmes sont toujours au coeur des préoccupations des chimistes européens des XVIIIe et XIXe siècles : Claude-Louis Berthollet (1748-1822), Michel-Eugène Chevreul (1786-1889), August Wilhelm von Hofmann (1818-1892), William Henry Perkin (1838-1907). Ces recherches mèneront, en fait, à l'invention des teintures synthétiques. À leur tour, les réactions de ces dernières avec les fibres, d'abord naturelles, puis synthétiques elles aussi vont être très étudiées et sont maintenant assez bien comprises. Mais la teinture par les colorants naturels est encore plus complexe. D'abord parce que ces colorants sont constitués de groupes parfois très nombreux de molécules dont beaucoup ne sont pas encore connues. Mais aussi parce que ces molécules colorantes n'ont souvent qu'une faible affinité chimique avec les fibres textiles et qu'il faut employer pour les fixer d'autres substances - «mordants», «adjuvants» - dont le rôle exact, c'est-à-dire les réactions avec les colorants et les fibres ne sont pas encore complètement élucidées. À notre époque où les hommes voyagent dans l'espace et finissent de percer les secrets de l'atome et du génome, il reste donc encore beaucoup de recherches interdisciplinaires à mener pour offrir une explication scientifique assurée de l'ensemble des processus qui permettent de fixer les colorants extraits de tel ou tel organisme vivant sur telle ou telle fibre textile. Parmi les voies d'approche, figure évidemment l'étude approfondie des méthodes traditionnelles de teinture. Aussi, pour permettre de mieux évaluer la validité des procédés anciens décrits dans la suite de ce livre, cette première partie offre d'abord un exposé synthétique des techniques de préparation des fibres textiles et de leur teinture par les colorants naturels, puis retrace les étapes de la découverte et de l'adoption des différents mordants. (...)
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.