Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Finitude et mystère. Tome 3
Capelle-Dumont Philippe
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204110730
Avec ce nouveau tome de Finitude et mystère, Philippe Capelle-Dumont achève sa trilogie consacrée au statut de la relation entre la "philosophie" et la "théologie", et publiée parallèlement à l'anthologie Philosophie et théologie (5 vol. , Ed. du Cerf, 2009-2011) dont il est le maître d'oeuvre. Après le premier tome élaboré sous les auspices du concept de "reconnaissance", et le second, du concept d'"alliance"de présent ouvrage se rattache explicitement aux déterminations et aux effets historiques de la "philosophia christiana". Il examine sur les deux versants "théorique" de la vérité (métaphysique, science, herméneutique, théologie) et "pratique" de la sagesse (laïcité, Europe, pédagogie, économie, transhumanisme), les modalités principales selon lesquelles le christianisme permet de renouveler l'articulation entre ces deux déterminations fondatrices de la pensée que sont la philosophie et la théologie.
Le christianisme, plus qu'un thème de l'oeuvre levinassienne, fut un partenaire de son élaboration. Le présent ouvrage traduit ainsi un itinéraire d'exception où les déterminations philosophiques et religieuses se sont nouées dans l'hospitalité d'une altérité elle-même en mouvement. Emmanuel Levinas et le christianisme, ce fut d'abord un chemin spéculatif décisif où, sur la recommandation à la fois de Jean Héring, professeur de philosophie à la faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg, et de son collègue l'abbé Emile Baudin, professeur de philosophie à la faculté de théologie catholique, le jeune Levinas, alors étudiant, put s'approcher de Husserl et de Heidegger à l'université de Fribourg-en-Brisgau dès l'automne 1927, ouvrant avec et grâce à ses premiers maîtres un destin à la "phénoménologie française" . Resté pudique dans sa relation au christianisme, évitant les querelles théologiques abstraites, Levinas aura participé activement à maints événements judéo-chrétiens, notamment dans le cadre des "Amitiés judéo-chrétiennes" ou lors des "Colloques Castelli" de Rome, travaillant dans un compagnonnage assidu avec Paul Ricoeur, Michel Henry, Bernhard Casper et tant d'autres, à la compréhension renouvelée des phénomènes religieux, intervenant non moins aux séminaires philosophiques animés par le pape philosophe Jean-Paul II. Dans un contexte d'après-guerre singulièrement blessé, puisant dans les mémoires théoriques oubliées et s'exerçant par-delà les modes philosophiques successives, le regard du philosophe juif sur le christianisme tout comme la réception de son oeuvre chez maints penseurs chrétiens, ont suscité un moment inventif de la pensée contemporaine. Professeur émérite des universités, philosophe et théologien, doyen honoraire de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris, chercheur associé à l'Université de Paris-Sorbonne (Collège des études juives-Centre Emmanuel Levinas) et ancien président de l'Académie catholique de France, Philippe Capelle-Dumont est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages dont certains sont traduits en plusieurs langues. Il a reçu le Grand Prix Grente de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.
On la croyait effacée, au mieux marginalisée. En quelques années cependant, la question philosophique de Dieu a été replacée au centre des débats métaphysiques et politiques. Elle s'est en même temps considérablement renouvelée, donnant lieu à des productions historiques remarquables et à maints essais systématiques refondateurs. Étant admis qu'elle a honorablement survécu à la "mort de Dieu", la "question de Dieu" exige encore de soigneuses délimitations entre les domaines spéculatif, confessionnel et politique. S'il faut parler de "Dieu" comme tel en effet, de quoi parle-t-on? Et qui en parle? Le présent ouvrage affronte le défi de cette interrogation radicale: en relisant à nouveaux frais les plus grands moments de la thématisation philosophique de Dieu, de sa réappropriation critique et ses "preuves" à sa "démonstration"; en déployant les logiques critériologiques induites par la séquence "en tant que Dieu". Léon Bloy écrivait: "Ce que Dieu fait sans la participation de l'homme est toujours bien fait"! Il considérait cependant que le christianisme a voulu "laisser les mots rendre hommage à la transcendance divine". Il n'est pas sûr en effet que l'homme soit, quant à "Dieu", condamné au mutisme. Ni, surtout, incapable d'en bien parler.
Ces Etudes heideggériennes de Philippe Capelle-Dumont sont consacrées aux divers types de rapports que Heidegger a pratiqués et théorisés entre le geste philosophique et plusieurs moments de de la grande tradition théologique, ce depuis les premiers travaux phénoménologiques jusqu?aux derniers écrits. Prolongeant son essai Philosophie et théologie dans la pensée de Martin Heidegger (1998) traduit en plusieurs langues, elles examinent jusqu?en leur points critiques les analyses forgées par le penseur allemand sur saint Paul, saint Augustin, Maître Eckhart, la mystique médiévale, le judaïsme et les concepts fondamentaux de de la théologie ; elles s?efforcent en même temps de rejoindre les motifs à partir desquels ces analyses furent élaborées pour en interroger les thèses principales.
Résumé : L'oeuvre de Jean-Luc Marion de l'Académie française, s'est progressivement imposée sur la scène philosophique française et internationale depuis plus de trois décennies. Successeur d'Emmanuel Levinas à la chaire de métaphysique de Paris-IV Sorbonne (1995-2011) et successeur de Paul Ricoeur à l'University of Chicago (2003-2011), il occupe aujourd'hui, succédant à David Tracy, la chaire de théologie fondamentale de cette même université américaine, ainsi que la Chaire Domi- nique Dubarle : "Philosophie et théologie" de l'Institut catholique de Paris. Lorsqu'il récapitule son itinéraire de recherche, J-L Marion distingue trois "moments " : les études cartésiennes, la phénoménologie et la théologie. De nombreux travaux, plusieurs thèses de doctorat lui ont été déjà consacrés dans ces différents champs où elle continue cependant de s'élaborer, suscitant l'admiration, mais aussi, le plus souvent en raison de sa haute technicité conceptuelle, de lourdes incompréhensions. Le présent ouvrage, issu d'une séance publique de débats et intégrant les "réponses" du principal intéressé, n'a pas pour seule ambition de lever celles-ci ; en ouvrant les trois volets de l'oeuvre, il engage un dialogue direct avec l'auteur, interrogeant l'une des pensées philosophiques les plus fécondes de notre temps.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !