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Dieu en tant que Dieu. La question philosophique
Capelle-Dumont Philippe
CERF
25,30 €
Épuisé
EAN :9782204097970
On la croyait effacée, au mieux marginalisée. En quelques années cependant, la question philosophique de Dieu a été replacée au centre des débats métaphysiques et politiques. Elle s'est en même temps considérablement renouvelée, donnant lieu à des productions historiques remarquables et à maints essais systématiques refondateurs. Étant admis qu'elle a honorablement survécu à la "mort de Dieu", la "question de Dieu" exige encore de soigneuses délimitations entre les domaines spéculatif, confessionnel et politique. S'il faut parler de "Dieu" comme tel en effet, de quoi parle-t-on? Et qui en parle? Le présent ouvrage affronte le défi de cette interrogation radicale: en relisant à nouveaux frais les plus grands moments de la thématisation philosophique de Dieu, de sa réappropriation critique et ses "preuves" à sa "démonstration"; en déployant les logiques critériologiques induites par la séquence "en tant que Dieu". Léon Bloy écrivait: "Ce que Dieu fait sans la participation de l'homme est toujours bien fait"! Il considérait cependant que le christianisme a voulu "laisser les mots rendre hommage à la transcendance divine". Il n'est pas sûr en effet que l'homme soit, quant à "Dieu", condamné au mutisme. Ni, surtout, incapable d'en bien parler.
Nous présentons la première Anthologie des relations entre la philosophie et la théologie. Réalisée selon l'intention de la collection qui la recueille, elle s'est donnée pour objet de rassembler la mémoire ample et riche mais oubliée, parfois dissimulée, d'une détermination plurielle et fondatrice de l'histoire des idées et des pratiques occidentales. Réunissant de façon quasi exhaustive et critique les grands textes témoins, de la naissance de la philosophie à nos jours, d'une corrélation ainsi diversifiée mais continuée, elle voudrait contribuer à la tâche de clarification des thèmes et des concepts qui structurent notre épistèmê, inspirent notre travail de connaissance et informent nos logiques d'action. Les quatre tomes qui la constituent ont été élaborés selon les quatre grandes périodes historiques dont nous avons voulu assumer précisément les limites et les seuils. Ce premier tome, consacré à la période antique, débute ainsi avec le moment Platon (IVe siècle avant J.-C.) et s'achève avec "Jean Damascène" (VIIe-VIIIe siècle après J.-C.). Formé de vingt-neuf notices (Aristote, stoïciens, épicuriens, Justin, Irénée de Lyon, Tertullien, Clément d'Alexandrie, Origène, Plotin, Porphyre, Lactance, Grégoire de Nysse, Ambroise, Augustin, Proclus, Denys, Boèce...), il restitue, selon un ordonnancement chronologique et par une présentation critique des corpus fondamentaux, les premières théorisations, mais aussi les premières grandes métamorphoses d'une relation dont les traits paradigmatiques n'ont pas seulement orienté les âges scolastique et moderne, mais aussi nous délivrent une inspiration aujourd'hui encore inouïe.
Résumé : L'oeuvre de Jean-Luc Marion de l'Académie française, s'est progressivement imposée sur la scène philosophique française et internationale depuis plus de trois décennies. Successeur d'Emmanuel Levinas à la chaire de métaphysique de Paris-IV Sorbonne (1995-2011) et successeur de Paul Ricoeur à l'University of Chicago (2003-2011), il occupe aujourd'hui, succédant à David Tracy, la chaire de théologie fondamentale de cette même université américaine, ainsi que la Chaire Domi- nique Dubarle : "Philosophie et théologie" de l'Institut catholique de Paris. Lorsqu'il récapitule son itinéraire de recherche, J-L Marion distingue trois "moments " : les études cartésiennes, la phénoménologie et la théologie. De nombreux travaux, plusieurs thèses de doctorat lui ont été déjà consacrés dans ces différents champs où elle continue cependant de s'élaborer, suscitant l'admiration, mais aussi, le plus souvent en raison de sa haute technicité conceptuelle, de lourdes incompréhensions. Le présent ouvrage, issu d'une séance publique de débats et intégrant les "réponses" du principal intéressé, n'a pas pour seule ambition de lever celles-ci ; en ouvrant les trois volets de l'oeuvre, il engage un dialogue direct avec l'auteur, interrogeant l'une des pensées philosophiques les plus fécondes de notre temps.
Résumé : Avec ce nouveau tome de Finitude et mystère, Philippe Capelle-Dumont achève sa trilogie consacrée au statut de la relation entre la "philosophie" et la "théologie", et publiée parallèlement à l'anthologie Philosophie et théologie (5 vol. , Ed. du Cerf, 2009-2011) dont il est le maître d'oeuvre. Après le premier tome élaboré sous les auspices du concept de "reconnaissance", et le second, du concept d'"alliance"de présent ouvrage se rattache explicitement aux déterminations et aux effets historiques de la "philosophia christiana". Il examine sur les deux versants "théorique" de la vérité (métaphysique, science, herméneutique, théologie) et "pratique" de la sagesse (laïcité, Europe, pédagogie, économie, transhumanisme), les modalités principales selon lesquelles le christianisme permet de renouveler l'articulation entre ces deux déterminations fondatrices de la pensée que sont la philosophie et la théologie.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".