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Le théâtre dans l'espace du peuple. Une enquête de terrain en Chine
Capdeville-Zeng Catherine
INDES SAVANTES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782846542920
Des théâtres pour le peuple et dans le peuple peuvent-il exister en Chine ? Loin des lieux officiels contrôlés par le Parti communiste, des théâtres vivants s'animent aujourd'hui sur les arrières scènes des grandes villes et sur celles des petites villes et des villages. Cette étude anthropologique du théâtre populaire dans la Chine contemporaine a été réalisée à partir d'enquêtes de terrain menées dans un village du Jiangxi organisant un théâtre rituel masqué pour le nouvel an, auprès d'une "troupe-flambeau " indépendante du Sichuan et auprès de groupes d'amateurs de l'opéra de Pékin qui chantent pour leur plaisir. Le théâtre est appréhendé à partir de l'analyse des communautés qui le produisent. Cette perspective originale a l'avantage de se placer en amont des pièces, objets habituels des travaux sur le théâtre. L'étude montre comment le théâtre opère la mise au premier plan des statuts normalement secondaires dans la vie quotidienne, à partir d'un remaniement des relations duelles et complémentaires constitutives de la société - hommes/femmes,maître/serviteurs, parents lignagers/affins-qui oeuvrent aussi bien sur la scène qu'autour d'elle. En outre, l'analyse met au jour et déploie les façons dont le théâtre chinois organise des chaînes de relations entre trois types de protagonistes : le public des hommes, les acteurs et musiciens et les dieux. Les dieux sont encore aujourd'hui bien présents dans les théâtres populaires, même dans la société urbaine où ils apparaissent sous une forme modernisée dans les salles des amateurs d'opéra de Pékin. A travers le médium du théâtre, cette étude propose en définitive une image actualisée de la société chinoise et des relations sociales complexes et attachantes qui y sont agies.
La guerre américaine au Vietnam et le bombardement de la République Démocratique du Vietnam (RDV) suscitent à partir de 1965 une opposition mondiale. En France, des scientifiques à travers le Collectif Intersyndical Universitaire Vietnam - Laos - Cambodge, créé en 1965, apportent soutien politique et scientifique à leurs collègues de la RDV. Après 1975, la paix acquise, ce soutien scientifique s'amplifie et devient coopération scientifique dans le cadre du Comité pour la Coopération Scientifique et Technique avec le Vietnam. Le récit de cet engagement est illustré par les activités militantes, puis de coopération sur une période de plus de quarante ans, des scientifiques de la Faculté des Sciences d'Orsay et du Centre CNRS de Gif-sur-Yvette. Appuyé sur des archives personnelles et des documents, qui en constituent une part vivante et essentielle, ce récit rend présent le vécu concret d'une coopération de longue durée, ses difficultés, ses échecs et ses succès.
Résumé : Les ouvrages s'intéressant aux opérations de crédit n'abordent généralement ce thème que sous un angle juridique ou économique. Or le crédit est par essence un matériau commun au droit et à l'économie. La particularité de cet ouvrage porte sur les regards croisés d'économistes et de juristes, réunis par l'Institut Droit et Finance de l'Université de Strasbourg pour traiter ensemble des questions essentielles pour la compréhension de la matière : le rôle du crédit dans l'économie, le rôle des banques dans l'octroi des crédits sous une approche du crédit responsable, les différentes facettes de la responsabilité du banquier dispensateur de crédit, la distinction crédit aux particuliers et crédit aux entreprises. Dans cette approche transversale, si le crédit est le plus souvent lié en pratique à des techniques de garantie destinées à renforcer la confiance du prêteur, il est aussi lié à une gestion des risques par les professionnels qui évaluent la prise initiale de risque dans l'octroi du crédit et qui peuvent ultérieurement transférer tout ou partie des risques par un refinancement. L'analyse des structures juridiques de refinancement du crédit permet de comprendre la diversité des modes de gestion des risques par les Etats et les Banques centrales en période de crise des marchés. Les réflexions et propositions présentées dans cet ouvrage , soulignent, une fois encore, toute la richesse du dialogue qui 'impose entre juristes et économistes.
Le droit pénal est une matière en perpétuelle évolution. En effet, que cela soit le droit pénal général, le droit pénal spécial, le droit pénal des affaires ou encore la procédure pénale, il ne se passe pas un mois sans qu'un texte y faisant référence ne soit adopté et que des décisions de justice particulièrement importantes ne soient rendues. Il est dès lors bien difficile pour le professionnel du droit, l'étudiant ou tout simplement l'" amateur " d'avoir une vue d'ensemble de ces évolutions, notamment sur une année entière. Tout d'abord, le manque de temps ne permet pas de suivre rigoureusement l'actualité en question. Les textes de loi sont, de plus, souvent très longs et peu explicites à leur seule lecture. Enfin, les décisions de justice ne sont pas toujours très claires et les commentaires doctrinaux peut-être trop denses et techniques pour le " non initié ". Cet ouvrage a alors pour but de présenter, le plus simplement possible, les évolutions marquantes du droit pénal et de la procédure pénale en 2011, en l'occurrence une année particulièrement riche : réforme de la garde à vue, recours à des citoyens-assesseurs, évolution du droit régissant l'enfance délinquante, réponses à de nombreuses questions prioritaires de constitutionnalité, etc. Sont ainsi présentées, d'une part, les évolutions les plus importantes découlant des lois adoptées en 2011, mais aussi, d'autres part, les principales décisions rendues par la Cour de cassation, le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l'homme en droit pénal et en procédure pénale. Dans l'ensemble de ces cas, l'auteur procède à une présentation synthétique de la solution nouvelle, ou de la décision rendue, qu'il complète de commentaires personnels mais aussi de références doctrinales permettant, au lecteur intéressé, d'accéder à des études plus pointues.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.