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L'inquiétude morale et la vie humaine
Canto-Sperber Monique
PUF
22,82 €
Épuisé
EAN :9782130516415
Une vie sans examen n'est pas une vie vraiment vécue, disait Socrate. Le présent essai vent renouer avec la tâche la plus ancienne de la philosophie, qui est de penser la vie humaine. En quoi consiste l'examen d'une vie ? Est-il menacé par l'absurdité ? Comment la réflexion sur l'existence intègre-t-elle la singularité humaine, la contingence des événements, la certitude de la mort, l'obsédante présence du passé on l'irréversibilité du temps ? L'Inquiétude morale et la vie humaine est un plaidoyer pour la philosophie morale et la réflexion éthique, appliquées à la vie humaine et au monde où nous vivons. L'engouement dont l'éthique est aujourd'hui l'objet ne doit pas faire oublier que, sans philosophie morale, il n'y a pas de réflexion éthique et que, sans réflexion éthique, il n'y a pas d'éthique qui vaille.
Résumé : Sur des questions aussi diverses que celles suscitées par l'économie contemporaine, la bioéthique et l'éthique médicale, le droit international et la gouvernance mondiale, la commercialisation du vivant, les nanotechnologies et la filiation, les conférences recueillies ici offrent l'occasion d'un dialogue entre les disciplines enseignées à l'École normale supérieure et les activités de recherche qui y sont menées. Les questions d'éthique sont intellectuellement passionnantes. Elles engagent une réflexion sur les règles d'action, les principes, les cas, les conséquences et les limites de l'action humaine. Le présent ouvrage entend prouver sur pièces qu'elles peuvent aussi jouer un rôle dans la vie publique. À chaque lecteur de juger de leur exemplarité.
« Les jugements moraux semblent être progressivement entrés dans la fabrique du monde, dans la manière de le décrire et de le comprendre. En politique internationale, la morale est devenue une contrainte et un moyen de pression. Contrainte qui restreint ce que des gouvernements peuvent faire. Moyen de pression dont se servent individus, groupes, opinions, voire États, lorsqu'il s agit d'inciter ces mêmes gouvernements à protester et à agir.Après plusieurs décennies, plusieurs siècles même, où les relations internationales furent largement définies à partir de l'intérêt immédiat des nations, de considérations de stabilité à long terme et d'équilibre planétaire, la présence nouvelle de la morale a de quoi à surprendre.Quelle est la place de la morale dans les relations internationales? Comment expliquer son succès? Que sont devenus les composants traditionnels du système des États: souveraineté des États et équilibre des puissances? De quels concepts se servir pour définir la morale internationale? À quels valeurs et principes faire droit? Que serait une morale du monde? Ce livre a pour ambition de répondre à ces questions. » (M. Canto-Sperber)
Résumé : Le socialisme français, défini comme un courant politique portant haut les valeurs de la réforme, du mouvement et du progrès, est épuisé. il existe aujourd'hui, en 2007, sur la scène politique française, une offre politique riche et cohérente à droite et rien d'équivalent à gauche. En 2003, Monique Canto-Sperber proposait, dans Les Règles de la libertés, de réconcilier libéralisme et socialisme. Elle montrait que l'avenir du socialisme en France dépendait de sa capacité d'intégrer les idées libérales, non par contrainte mais par résolution. Le libéralisme de gauche reprend et précise ces propos, à partir de la nouvelle donne politique créée par les élections présidentielles de 2007 : le libéralisme ne se réduit pas au libéralisme économique ; la pensée libérale est encore une source d'inspiration politique ; les idées libérales peuvent recevoir une interprétation sociale ; une part d'histoire de la gauche est marquée par la persistance d'une orientation libérale. Cette orientation n'est ni une nécessité malheureuse ni une compromission. Elle doit plutôt être revendiquée car elle correspond à une interprétation de la gauche présente dès son origine et qui incarne aujourd'hui son renouveau possible.
Résumé : Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister. La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler. Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le xviie et la fin du xviiie siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue. Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.