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Le libéralisme et la gauche
Canto-Sperber Monique
PLURIEL
10,75 €
Épuisé
EAN :9782012793941
Le socialisme français, défini comme un courant politique portant haut les valeurs de la réforme, du mouvement et du progrès, est épuisé. il existe aujourd'hui, en 2007, sur la scène politique française, une offre politique riche et cohérente à droite et rien d'équivalent à gauche. En 2003, Monique Canto-Sperber proposait, dans Les Règles de la libertés, de réconcilier libéralisme et socialisme. Elle montrait que l'avenir du socialisme en France dépendait de sa capacité d'intégrer les idées libérales, non par contrainte mais par résolution. Le libéralisme de gauche reprend et précise ces propos, à partir de la nouvelle donne politique créée par les élections présidentielles de 2007 : le libéralisme ne se réduit pas au libéralisme économique ; la pensée libérale est encore une source d'inspiration politique ; les idées libérales peuvent recevoir une interprétation sociale ; une part d'histoire de la gauche est marquée par la persistance d'une orientation libérale. Cette orientation n'est ni une nécessité malheureuse ni une compromission. Elle doit plutôt être revendiquée car elle correspond à une interprétation de la gauche présente dès son origine et qui incarne aujourd'hui son renouveau possible.
Résumé : Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister. La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler. Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le xviie et la fin du xviiie siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue. Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.
La question du sens de la vie est, depuis l'Antiquité, une question philosophique majeure. Une vie sans examen n'est pas une vie vraiment vécue, disait Socrate. L'examen, la recherche des raisons et justifications sur lesquelles s'appuient les décisions humaines les plus graves peuvent-elles contribuer à définir le sens de la vie Cet Essai sur la vie humaine propose d'associer l'analyse du sentiment d'absurdité de la vie, qui rend lancinante la question du sens de l'existence, à la définition des raisons et délibérations à l'ouvre dans toute vie humaine. L'individualité irréductible du sujet d'une vie humaine, l'incertitude des événements qui font la trame de toute existence, la certitude de la mortalité, la relation nécessaire au passé sont autant d'invariants de l'existence humaine. L'analyse de leur signification et de la manière dont ils orientent la réflexion rationnelle sur l'existence humaine ouvre une voie de réponse à la question du sens de la vie. Biographie: Directrice de recherche au CNRS, auteur de nombreux ouvrages et spécialiste de philosophie grecque, Monique Canto-Sperber a également dirigé le Dictionnaire d'éthique et de philosophie morale (Puf; "Quadrige / Dico-poche", 4e édition, 2006). De plus en plus d'entreprises, petites et grandes, sont convaincues de la nécessité de mettre en place une politique de non-discrimination et de diversité.
« Il existe une philosophie morale de la guerre élaborée dès l'Antiquité, traditionnellement désignée sous le nom de guerre juste. La conception de la guerre juste a longtemps fourni une grammaire et un vocabulaire pour l'usage de la force. À l'origine de la réflexion sur la guerre juste, on trouve la conviction qu'il est possible de déterminer la légitimité des buts de la guerre et des moyens employés. La notion de guerre juste est étroitement associée à la possibilité d'une éthique de la violence, elle suppose qu'une distinction puisse être établie entre des usages légitimes et des usages illégitimes de la force.La théorie de la guerre juste met en avant deux considérations: d'une part, en certaines circonstances, les raisons qui conduisent à la guerre peuvent être légitimes, donnant parfois à la guerre une justification morale (jus ad bellum, droit de la guerre); d'autre part, il existe une juste façon de faire la guerre (jus in bello, droit dans la guerre). » (M. Canto-Sperber).
Résumé : Ce livre présente une réflexion d'ensemble sur les finalités de l'enseignement supérieur en France. Les questions qu'il pose et les analyses qu'il présente s'attachent à mettre constamment en relief les deux facteurs les plus décisifs en la matière : la définition des institutions et celle des visées de la formation. Le résultat est un plaidoyer pour la constitution progressive d'un système universitaire à la fois unifié et différencié, présentant une variété de cursus mettant en ?uvre un idéal de formation commun. Sous cette condition, qui vise à maintenir des exigences de formation élevées au sein d'une organisation homogène, cet ouvrage défend la réunion progressive des classes préparatoires et des grandes écoles au sein des universités.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
Les douze récits qui constituent cet essai portent tous sur le secret de filiation. Ce sont des histoires vraies. On y voit le jeu des désirs qui se transmettent et s'affrontent, les forces inconscientes qui, à travers l'arbre généalogique, font et défont leurs faisceaux d'amour et de haine. Pourquoi tant de mensonges et tant de souffrances autour du secret ? On part ici à la recherche de dissimulations hideuses et de tromperies sordides, on découvre l'implacable répétition des incestes et des fautes, et on comprend les terreurs qui, dans l'obscurité féroce de la vie familiale, ont saisi les héros de ces histoires... Comme dans une enquête policière.
Résumé : Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.
La Révolution française n'a pas duré dix ans, mais un siècle : c'est autour de cette idée novatrice qu'est bâtie cette magistrale synthèse en deux volets (1770-1814 et 1814-1880)et due à l'un des plus éminents spécialistes du sujet. Le premier tome s'attache à décrire et expliquer le séisme qui fit s'effondrer l'Ancien Régime. Le second tome fait de son onde de choc le moteur de toute la vie politique de la France du XIXe siècle qui n'en finit pas de "terminer la Révolution". Seule la victoire des républicains sur les monarchistes à la fin des années 1870 a donné à la France un régime conforme aux principes de 1789. Dans un style limpide, la complexité de l'événement et ses conséquences ultimes sont déroulées sur la longue durée, au fil d'un essai mêlant récit haletant des faits, portraits vivants des personnages-clés et analyse rigoureuse. D'accès aisé, cet ouvrage stimulant permet de mieux saisir la portée de cette rupture fondatrice, car comprendre la Révolution, c'est aussi comprendre les héritages de la France d'aujourd'hui. --Thomas Ferrier