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Une profession dangereuse. Les penseurs grecs dans la cité
Canfora Luciano
DESJONQUERES
20,50 €
Épuisé
EAN :9782843210280
Socrate fut condamné à mort par ses concitoyens. L'événement est si célèbre qu'il masque les autres tragédies qui frappèrent les philosophes grecs. Faire profession de penser, c'est-à-dire de remettre en cause l'ordre de la cité et celui du monde, exposait à des périls extrêmes. A la suite de Socrate, Xénophon banni, Platon vendu comme esclave, Callisthène assassiné, Aristote menacé, Lucrèce disgracié sont autant d'illustrations de cette destinée. Au terme de l'Antiquité, dans l'Egypte hellénistique, la néoplatonicienne Hypatie périt déchirée par une foule fanatisée par l'évêque d'Alexandrie : la cité chrétienne n'était pas plus tendre aux penseurs que la cité païenne. Ces rapports difficiles entre philosophie et politique dans la société antique, préfigurent tous leurs conflits ultérieurs dans la civilisation occidentale. Les voici retracés dans un essai qui, dévoilant en outre les mystères de la transmission des ?uvres d'Aristote ou de la doctrine d'Epicure, est mené de part en part avec une rigueur extrême et tout l'art de restituer au passé une intense présence.
Au milieu du XVIème siècle, à Venise, pendant les premières années du Concile de Trente, un livre extraordinaire émerge du "trésor" de Bessarion : la Bibliothèque de Photius, patriarche de Constantinople au IXème siècle. Sa redécouverte fut saluée avec joie et trépidation. Aux savants et aux humanistes, elle parut l'arche du Salut qui - comme on le dit alors - avait sauvé du "déluge turc" tant d'auteurs grecs. A l'opposé, le monde catholique, surtout ses élites culturelles, la considéra avec méfiance : son auteur était tout de même l'artisan "diabolique" du conflit avec Rome d'où avait jailli le Schisme d'Orient. Cette oeuvre ne fut publiée qu'au début du XVIIème siècle - trois fois en cinquante ans - et toujours chez des éditeurs protestants. La troisième édition, la plus heureuse, celle de Rouen (1653), cache une énigme : par qui a-t-elle été préparée ? Que cache le mystérieux sigle placé à la fin de la préface ? Pourquoi le tirage a-t-il été modifié, avec la disparition de cette préface ? A-t-elle disparu totalement ? La question est résolue par la sagacité de Luciano Canfora, qui conduit le lecteur le long d'un parcours riche en surprises, de Byzance jusqu'à la France de Mazarin et à l'Europe protestante, sur fond de guerres de Religion.
Il est des livres dont l'histoire est éminemment romanesque et si complexe que le temps s'est chargé de l'ensevelir. Mais il arrive qu'un chercheur découvre, voile après voile, les péripéties qu'a connues cet ouvrage. C'est le cas de la fameuse Bibliothèque du patriarche Photius, mine exceptionnelle de renseignements sur l'Antiquité, mais à la Renaissance tenue en suspicion par Rome, qui voyait en son auteur un dangereux hérétique. En suivant les vicissitudes de cette oeuvre et des hommes qui ont aspiré et travaillé à sa publication, Luciano Canfora nous mène dans un voyage à travers le temps et l'espace, du Concile de Trente à la veille de la guerre de Trente Ans, de Venise à Rome, de Tolède à Augsbourg, de la cour pontificale aux geôles de l'Inquisition. On rencontre ainsi Diego Hurtado de Mendoza, ambassadeur de Charles-Quint à Venise, le grand savant protestant Isaac Casaubon, et surtout les jésuites Juan de Mariana et André Schott, unis dans une complicité extraordinaire pour parvenir à leurs fins et déjouer les interdits de l'Inquisition. Luciano Canfora réussit à transformer la philologie en roman d'espionnage et l'histoire de la culture en un récit passionnant.
Dans la vieille terre d aurochs qu est l Espagne, la mise à mort des taureaux était une activité ancestrale.Né dans les abattoirs sévillans contre la volonté des autorités, le toreo moderne se hausse peu à peu à la hauteur d un art. Codifié au XVIIIe siècle, il atteint son apogée a la fin du XIXe siècle et au début du XXe.Spectacle dont les grands matadors sont les idoles, la corrida est aussi un phénomène social lié à l essor des villes. Par ses relations avec les bouleversements de l Espagne, ses interactions avec l élevage et le tourisme, elle a en outre une dimension politique et économique. Par-delà la péninsule ibérique, la tauromachie exerce un rayonnement mondial, de l Amérique latine au Midi de la France où elle est devenue un phénomène culturel essentiel.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.