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Verdi/Wagner : images croisées (1813-2013). Musique, histoire des idées, littérature et arts
Candoni Jean-François ; Lacombe Hervé ; Picard Tim
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753555228
Fruit d'un colloque organisé en 2013 à l'occasion des célébrations du bicentenaire de la naissance de Giuseppe Verdi et Richard Wagner, ce livre se fonde sur une approche résolument interdisciplinaire développée au sein de trois équipes de recherche de l'université Rennes 2. Il propose une étude comparée des deux compositeurs à partir de différentes approches, qui se veulent complémentaires, et à partir de corpus divers. La démarche adoptée tout au long de ce volume fortement articulé permet de suivre les strates culturelles, intellectuelles et artistiques d'un triple croisement : premièrement, celui de deux créateurs, de leurs deux productions lyriques et, plus globalement, des deux univers qu'ils ont engendrés ; deuxièmement, celui des formes d'expression, puisque l'on basculera de l'opéra à la littérature, au cinéma et à la bande dessinée ; troisièmement, celui des points de vue : dramaturgie, interprétation, programmation, réception et postérité. Apparaît ainsi, d'une contribution à une autre, la façon dont l'opposition, supposée ou réelle, entre Verdi et Wagner a été utilisée ou instrumentalisée - du milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours - pour légitimer des choix esthétiques ou des discours de diverses natures, dans des contextes historiques et géographiques variés. L'étude du couple Verdi-Wagner témoigne de l'incroyable capacité de l'opéra à sortir de son seul domaine pour infiltrer le monde des arts et participer de la vie des idées.
A la différence des enquêtes sur les rapports entre musique et littérature, la recherche sur le livret d'opéra est relativement récente. Trois facteurs ont contribué de manière décisive à l'affirmation de cet état de fait: tout d'abord l'intérêt porté à l'"objet matériel" qu'est le livret dont l'existence indépendante de la partition est attestée depuis les origines et subit des variations historiques aisément repérables, liées aux conditions techniques de production; en second lieu, l'application de la catégorie de "texte" à des productions écrites ne se confondant pas avec les genres reconnus du champ littéraire et dont l'investigation devient par là même légitime; enfin, la perspective sémiologique, qui conçoit le texte dramatique comme "en attente de représentation", permet de traiter le livret, justiciable des mêmes critères d'analyse, comme étant de surcroît "en attente de musique". Les études germaniques ont reconnu tardivement l'importance du domaine ainsi défini. Le séminaire dirigé en Sorbonne depuis le début des années 1990 par Jean-Marie Valentin, d'abord centré sur les questions de "genèse croisée" de la tragédie et de l'opéra, s'est rapidement élargi aux problèmes évoqués et abordés au cours du colloque qui s'est tenu à l'École normale supérieure (Ulm), en Sorbonne et à l'Institut universitaire de France en mars 2004. La confrontation avec des textes des XVIIIe-XXe siècles met les résultats obtenus par ces premiers travaux à l'épreuve de contextes marqués par l'apparition, avec Lorenzo Da Ponte, du librettiste au sens moderne du terme et examine les tensions entre livret traditionnel et "opéra littéraire", les relations conflictuelles qui opposent, en dépit (en raison) de leur gémellité, théâtre et opéra, les rivalités entre auteur et compositeur en Allemagne et en Autriche.
Comment les arts de la scène s'emparent-ils de ce qui peut apparaître de prime abord comme une contradiction profonde : le lien entre dictature politique et libre épanouissement de l'art ? Pour répondre, l'ouvrage entend "figurations de la dictature" comme l'ensemble des moyens mis en oeuvre pour dire ou montrer la dictature et la violence du politique sur scène, pour tenter d'apporter une réponse artistique aux interventions et à la pression exercée d'en haut : soit en mettant la dictature à distance et en s'opposant à elle, soit en se plaçant au service de la dictature d'Etat, soit encore en optant pour le silence comme forme ultime de réaction, voire comme impuissance de l'art face à la dictature. L'interrogation porte sur la pertinence et l'actualité mêmes de la confrontation parfois brutale entre dictature et arts de la scène, sur la question du traitement des masses sur scène, sur le rôle de la provocation et du scandale dans la mise en scène de la dictature. Il s'agit ici de déterminer comment les arts de la scène participent à leur manière de l'écriture des dictatures, contribuant ainsi à une mémoire tout à la fois active et critique de la dictature et des dictatures de l'espace germanophone du XIXe siècle (E. T. A. Hoffmann, Cola di Rienzo) à nos jours (Werner Schwab, Jan Faktor, Milo Rau, le "théâtral spectral" de Jo Fabian, le travail du collectif Scholl 2017 notamment). Avec le soutien de Nantes Université
Branger Jean-Christophe ; Keym Stefan ; Candoni Je
Les transferts franco-allemands dans la vie et la création musicales de 1870 à 1914 Les conséquences immédiates de la guerre de 1870 sur la vie et la création musicales en France et en Allemagne ont été très peu étudiées. Les auteurs du présent volume amorcent une réflexion sur cette question en interrogeant un moment charnière de l'histoire des transferts culturels entre les deux pays qui, après une longue période riche en échanges réciproques dans de multiples domaines, se trouvent en proie à de vives tensions politiques. Comment l'Allemagne et la France accueillent leurs compositeurs et interprètes respectifs au cours de cette période ? De quelles manières les compositeurs et musiciens français réagissent-ils face à la figure hégémonique de Richard Wagner, dont l'oeuvre suscite à la fois enthousiasme et rejet ? A quel point la création et la vie musicales de part et d'autre du Rhin reflètent-elles l'atmosphère politique et sociale, grevée par l'annexion de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, qui règne alors dans les deux pays ? Le présent volume a été coordonné par Jean-Christophe Branger (Lyon 2) et Stefan Keym (Université de Leipzig), en coopération avec Jean-François Candoni (Rennes 2) et Damien Ehrhardt (Evry/Paris-Saclay).
Le Secret de La Salette rédigé pour Pie IX par Mélanie Calvat le 6 juillet 1851 a été découvert en 1999 dans les Archives de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, ouvertes par le cardinal Bertone l'année précédente. . En réalité, il s'agit d'un faux. Qui a découvert cette imposture ? A-t-on la preuve de celle-ci ? Oui. Dans une étude solidement argumentée et documentée, selon l'Histoire vraie et impartiale, l'auteur replace la menterie, commedisait Mélanie, dans son contexte historique et psychologique afin de la bien débusquer.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.