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Revue germanique internationale N° 36/2022 : Les transferts franco-allemands dans la vie et la créat
Branger Jean-Christophe ; Keym Stefan ; Candoni Je
CNRS EDITIONS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782271140425
Les transferts franco-allemands dans la vie et la création musicales de 1870 à 1914 Les conséquences immédiates de la guerre de 1870 sur la vie et la création musicales en France et en Allemagne ont été très peu étudiées. Les auteurs du présent volume amorcent une réflexion sur cette question en interrogeant un moment charnière de l'histoire des transferts culturels entre les deux pays qui, après une longue période riche en échanges réciproques dans de multiples domaines, se trouvent en proie à de vives tensions politiques. Comment l'Allemagne et la France accueillent leurs compositeurs et interprètes respectifs au cours de cette période ? De quelles manières les compositeurs et musiciens français réagissent-ils face à la figure hégémonique de Richard Wagner, dont l'oeuvre suscite à la fois enthousiasme et rejet ? A quel point la création et la vie musicales de part et d'autre du Rhin reflètent-elles l'atmosphère politique et sociale, grevée par l'annexion de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, qui règne alors dans les deux pays ? Le présent volume a été coordonné par Jean-Christophe Branger (Lyon 2) et Stefan Keym (Université de Leipzig), en coopération avec Jean-François Candoni (Rennes 2) et Damien Ehrhardt (Evry/Paris-Saclay).
Il faut méditerraniser la musique." Lorsque Nietzche exhorte ses contemporains à se détacher de Wagner en 1888, Carmen et Bizet restent ses modèles absolus. Mais le philosophe vante avant tout les bienfaits du Midi auxquels de nombreux compositeurs sont également sensibles en fêtant, plus particulièrement au tournant des XIXe et XXe siècles, deux régions : la Provence et le Languedoc. Fruit d'un colloque qui s'est tenu à Saint-Etienne puis à Nîmes, cette publication étudie la présence et la représentation de cette double influence dans la conception et la réalisation d'ouvrages lyriques français, désormais plus ou moins connus. Dans le sillage du félibrige, incarné par Mistral, mais aussi du réalisme littéraire et pictural, ces oeuvres tracent les contours d'un espace-temps mettant en récit et en scène l'histoire nationale et régionale. De Belzébuth (1841) de Castil-Blaze jusqu'aux opéras-comiques de Poise ou opérettes d'Audran, de Sapho (1897) de Massenet au Coeur du moulin (1909) ou Héliogabale (1910) de Séverac, des Dragons de Villars (1856) de Maillart aux Barbares (1901) de Saint-Saëns, en passant par les emblématiques Mireille(1864) de Gounod ou Arlésienne(1872) de Daudet et Bizet, les exemples réunis dans ce livre témoignent d'une fascination renouvelée pour ces territoires et leur culture. Au cours de seize chapitres, des historiens et des musicologues proposent une réflexion qui, en étudiant les divers aspects de cet engouement, participe de l'histoire culturelle.
Résumé : Le présent ouvrage rassemble les actes du colloque organisé dans le cadre du 7e Festival Massenet de L'Esplanade Opéra Théâtre de Saint-Etienne, autour des représentations de Sapho de Massenet. Créé en 1897, cet opéra s'inscrit dans la mouvance artistique qui, à partir de la fin des années 1880, réunit sous diverses étiquettes de jeunes compositeurs - Bruneau, Charpentier, Mascagni, Leoncavallo, Puccini... - inspirés par le naturalisme de Zola ou le vérisme de Verga. Les ouvrages de Bruneau ou de Charpentier sont pourtant désormais à peu près oubliés des théâtres contrairement à ceux des compositeurs italiens - ou d'autres pays - qui se sont maintenus au répertoire. Car il faut comprendre que c'est l'Europe entière qui était soumise à la question que le naturalisme osait adresser à l'esthétique romantique. En effet, que Strauss, que Mahler, que Janacek se soient intéressés avec succès à cette revendication du réel et d'une nouvelle vérité dramatique n'est pas sans dessiner une étonnante ligne conductrice dont les multiples ramifications illustrent la complexité de la création artistique à la fin du XIXe siècle. Les vingt communications cherchent ainsi à observer comment la circulation et la transformation de l'idée du naturalisme ont pu s'opérer musicalement de la France vers l'étranger mais aussi de l'étranger vers la France. Comment Paris a pu être un modèle, un sujet d'inspiration, mais aussi le lieu de mises en scène comprises et réellement significatives. Comment enfin, dans le parti pris de vérité, les interprètes ont eu part à la transmission de ces nouveaux rythmes, de ces intonations plus fortes, de cette exaltation autre de la féminité, de la société.
Dans l'histoire de la danse en France, deux périodes ont véritablement retenu l'attention des chercheurs: la période romantique, dominée par une oeuvre phare - Girelle - puis celle des Ballets russes qui s'étend de 1909 aux années vingt, car, entre ces deux moments clefs, l'art chorégraphique aurait été en proie à une profonde inertie. Fruit de la collaboration entre l'Université Jean Monnet et l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, le présent ouvrage souhaite battre cette idée en brèche. Sept articles - issus d'une journée d'études qui s'est tenue à l'Opéra Théâtre - illustrent des aspects les plus divers de la danse, au tournant des XIXe et XXe siècles, pour attester de la vitalité d'une époque qui a, en définitive, préparé le succès des Ballets russes: création d'oeuvres chorégraphiques fondamentales, comme Coppelia et Sylvia de Delibes ou Namouna de Lalo; présence accrue de la danse au théâtre lyrique avec l'exemple de Massenet; développement des théâtres secondaires et des genres qui leur sont liés (le ballet populaire des Folies-Bergère); intégration des principes wagnériens au ballet (Alfred Bruneau); naissance de manifestations originales (Le Couronnement de la Muse de Gustave Charpentier); renouvellement de l'interprétation et des genres (Loïe Fuller et la pantomime). La thématique des actes de la journée d'études s'inscrit dans le programme de recherche du Centre Interdisciplinaire d'Etudes et de Recherches sur l'Expression Contemporaine (CIEREC) pour le quadriennal 2007-2010: "Rythmes, corps, espaces".
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.