Le présent ouvrage rassemble les actes du colloque organisé dans le cadre du 7e Festival Massenet de L'Esplanade Opéra Théâtre de Saint-Etienne, autour des représentations de Sapho de Massenet. Créé en 1897, cet opéra s'inscrit dans la mouvance artistique qui, à partir de la fin des années 1880, réunit sous diverses étiquettes de jeunes compositeurs - Bruneau, Charpentier, Mascagni, Leoncavallo, Puccini... - inspirés par le naturalisme de Zola ou le vérisme de Verga. Les ouvrages de Bruneau ou de Charpentier sont pourtant désormais à peu près oubliés des théâtres contrairement à ceux des compositeurs italiens - ou d'autres pays - qui se sont maintenus au répertoire. Car il faut comprendre que c'est l'Europe entière qui était soumise à la question que le naturalisme osait adresser à l'esthétique romantique. En effet, que Strauss, que Mahler, que Janacek se soient intéressés avec succès à cette revendication du réel et d'une nouvelle vérité dramatique n'est pas sans dessiner une étonnante ligne conductrice dont les multiples ramifications illustrent la complexité de la création artistique à la fin du XIXe siècle. Les vingt communications cherchent ainsi à observer comment la circulation et la transformation de l'idée du naturalisme ont pu s'opérer musicalement de la France vers l'étranger mais aussi de l'étranger vers la France. Comment Paris a pu être un modèle, un sujet d'inspiration, mais aussi le lieu de mises en scène comprises et réellement significatives. Comment enfin, dans le parti pris de vérité, les interprètes ont eu part à la transmission de ces nouveaux rythmes, de ces intonations plus fortes, de cette exaltation autre de la féminité, de la société.
Nous existons sur 4 niveaux de conscience : physique, émotionnel, mental et spirituel. L'introspection peut nous permettre de nous élever davantage et d'accéder à notre niveau spirituel en comprenant qui nous sommes réellement ! En devenant l'observateur de nos mécanismes et de nos blocages, nous libérons le potentiel indispensable pour créer notre vie telle que nous souhaitons la vivre. Imaginez ces quelques pages comme étant un support à votre cheminement spirituel... Ce guide d'éveil vous propose des clefs pour : Comprendre le sens de la vie et ce qu'est la spiritualité. Apprendre à reconnaître le processus et l'origine de vos blessures. Participer à la réalisation de Soi !
Dans l'histoire de la danse en France, deux périodes ont véritablement retenu l'attention des chercheurs: la période romantique, dominée par une oeuvre phare - Girelle - puis celle des Ballets russes qui s'étend de 1909 aux années vingt, car, entre ces deux moments clefs, l'art chorégraphique aurait été en proie à une profonde inertie. Fruit de la collaboration entre l'Université Jean Monnet et l'Opéra Théâtre de Saint-Etienne, le présent ouvrage souhaite battre cette idée en brèche. Sept articles - issus d'une journée d'études qui s'est tenue à l'Opéra Théâtre - illustrent des aspects les plus divers de la danse, au tournant des XIXe et XXe siècles, pour attester de la vitalité d'une époque qui a, en définitive, préparé le succès des Ballets russes: création d'oeuvres chorégraphiques fondamentales, comme Coppelia et Sylvia de Delibes ou Namouna de Lalo; présence accrue de la danse au théâtre lyrique avec l'exemple de Massenet; développement des théâtres secondaires et des genres qui leur sont liés (le ballet populaire des Folies-Bergère); intégration des principes wagnériens au ballet (Alfred Bruneau); naissance de manifestations originales (Le Couronnement de la Muse de Gustave Charpentier); renouvellement de l'interprétation et des genres (Loïe Fuller et la pantomime). La thématique des actes de la journée d'études s'inscrit dans le programme de recherche du Centre Interdisciplinaire d'Etudes et de Recherches sur l'Expression Contemporaine (CIEREC) pour le quadriennal 2007-2010: "Rythmes, corps, espaces".
L'année 2012 a marqué le centenaire de la mort de Massenet, décédé le 13 août 1912. Plutôt que de revenir sur les étapes de sa carrière ou sur l'évolution de l'opéra français au cours des quelque 45 ans qu'elle a duré, plusieurs chercheurs ont saisi cette occasion pour s'interroger sur la postérité d'une oeuvre dont on peut dire, paradoxalement, qu'elle a suscité des débats - voire parfois un rejet - à la mesure du succès qu'elle avait rencontré du vivant de ,on auteur. Le présent volume, fruit d'un colloque international qui s'est tenu à l'Opéra théâtre de Saint-Etienne lors de la XIe biennale Massenet, est donc consacré entièrement à Massenet, mais vu dans la perspective du souvenir qu'il a laissé, notamment à ses élèves ; de la nature de son influence sur des compositeurs aussi variés que Debussy, Hahn, Puccini ou Messiaen, sans oublier les musiciens d'aujourd'hui ; de la fortune théâtrale de ses ouvrages, tant du point de vue des directeurs de théâtre que de celui des metteurs en scène ; enfin de l'histoire de l'interprétation de Massenet depuis un siècle (Georges Thill, Richard 13onynge ou Joan Sutherland). Le livre comporte un préambule de Philippe Fénelon et un CD d'enregistrements des premiers interprètes de Massenet, réalisé par Ward Marston.
Les actes du colloque "Le livret d'opéra au temps de Massenet", qui s'est tenu lors du VIe Festival Massenet en novembre 2001 à L'Esplanade Saint-Étienne-Opéra, rassemblent les réflexions de treize chercheurs s'interrogeant sur les conditions d'existence et de transformation du livret d'opéra au temps de Massenet. Depuis Berlioz, qui réfléchit à la pertinence de l'image de l'antiquité virgilienne, revisitée par la poésie de Shakespeare, et s'improvise librettiste de ses Troyens, jusqu'au devenir de Salomé, pièce française d'Oscar Wilde choisie par Strauss comme livret d'un drame musical (Musikdrama), cinquante années de productions dramaturgiques sont abordées dans le foisonnement de leurs diverses directions, de leurs cohérences et de leurs disparités et ramènent le propos soit à Massenet soit à d'autres compositeurs comme Ernest Chausson ou Reynaldo Hahn. Car si l'auteur de Werther perpétue certaines traditions de l'opéra français tout en contribuant à le transformer, la production lyrique française de cette époque témoigne, d'une façon plus générale, d'un éclatement des formes et des sujets, marqué entre autres par l'avènement presque conjoint du Naturalisme et du Symbolisme sur la scène de l'opéra où continuent d'évoluer drames exotiques, mythologiques ou historiques. L'attitude des musicologues penchés sur les archives des compositeurs ou sur l'histoire des genres musicaux, des institutions musicales et de leurs avatars, des réactions de la presse puis le regard des spécialistes des études littéraires, surtout attentifs au tracé d'une volonté discursive poétique ou épique comme à la vigueur versifiée ou en prose du verbe se croisent donc ici et se renvoient des analyses plaçant tour à tour la musique comme prioritaire dans le rendu expressif, puis le livret comme vecteur d'une rivalité avec la musique.