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Figurations de la dictature dans les arts de la scène. Regards sur l'espace germanophone du XIXe siè
Cardoni Jean-françois ; Kargl Elisabeth ; Lacheny
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753588059
Comment les arts de la scène s'emparent-ils de ce qui peut apparaître de prime abord comme une contradiction profonde : le lien entre dictature politique et libre épanouissement de l'art ? Pour répondre, l'ouvrage entend "figurations de la dictature" comme l'ensemble des moyens mis en oeuvre pour dire ou montrer la dictature et la violence du politique sur scène, pour tenter d'apporter une réponse artistique aux interventions et à la pression exercée d'en haut : soit en mettant la dictature à distance et en s'opposant à elle, soit en se plaçant au service de la dictature d'Etat, soit encore en optant pour le silence comme forme ultime de réaction, voire comme impuissance de l'art face à la dictature. L'interrogation porte sur la pertinence et l'actualité mêmes de la confrontation parfois brutale entre dictature et arts de la scène, sur la question du traitement des masses sur scène, sur le rôle de la provocation et du scandale dans la mise en scène de la dictature. Il s'agit ici de déterminer comment les arts de la scène participent à leur manière de l'écriture des dictatures, contribuant ainsi à une mémoire tout à la fois active et critique de la dictature et des dictatures de l'espace germanophone du XIXe siècle (E. T. A. Hoffmann, Cola di Rienzo) à nos jours (Werner Schwab, Jan Faktor, Milo Rau, le "théâtral spectral" de Jo Fabian, le travail du collectif Scholl 2017 notamment). Avec le soutien de Nantes Université
A partir d'une série d'études et de regards pluridisciplinaires consacrés aux grands centres musicaux du monde germanique, ce livre entreprend d'esquisser une histoire de la musique allemande centrée non pas sur les oeuvres et leurs compositeurs, mais plutôt sur la manière dont la création, la production et, plus généralement, la vie artistiques s'inscrivent dans un espace géographique complexe. Il s'agit de comprendre comment une activité musicale extrêmement riche et diversifiée s'est développée dans cet espace hétérogène et polycentré situé au coeur de l'Europe, au carrefour des influences les plus diverses, et qui ne commencera à réaliser son unité politique et administrative qu'au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. L'atomisation même de la vie musicale, qui rayonne souvent à partir de cités d'importance moyenne, ne permet pas une approche systématique. Aussi sont mis en regard une série d'études de cas, consacrées à des lieux ayant une valeur exemplaire: Vienne, Berlin, Hambourg, Salzbourg ou Dresde, mais aussi Strasbourg, Zurich, Weimar, Kassel ou Meiningen. Cette histoire de la musique allemande envisagée à travers les villes et les rapports que les centres urbains entretiennent les uns avec les autres montre combien le développement de la vie artistique a été façonné par le jeu des acteurs politiques, institutionnels, culturels et économiques. Il ne s'agit plus ici d'aborder la musique à travers la notion traditionnelle d'école nationale, ni de réduire la géographie de l'activité musicale à quelques oppositions schématiques entre centres protestants et catholiques, entre villes administrées par la bourgeoisie et cités aristocratiques. Le livre tente au contraire de rendre compte de ces espaces et de ces villes de façon dynamique, de mettre en lumière les transformations et métamorphoses des lieux, d'expliquer en particulier l'émergence de nouveaux centres musicaux et le déclin de certains autres, depuis l'ère baroque jusqu'à la fin du siècle du romantisme.
Redbeard, capitaine pirate au grand coeur, a remisé le pavillon noir et s'est mis au service du Roi de France comme corsaire. Mais on n'échappe pas à son passé, ni à sa nature ! Premier volume d'une grande série d'aventure en haute mer. 1738, Cap-Français. Redbeard, anciennement terreur des sept mers, s'est racheté une conduite. Devenu corsaire au service du Roi de France, il ronge son frein avec ses compagnons, car la France est pour le moment en paix. Quand le gouverneur de la ville lui donne pour mission d'appréhender un mystérieux pirate français qui terrorise les Carolines, c'est une bonne occasion de repartir à l'aventure. Une aventure semée d'embûches, car il s'est fait beaucoup d'ennemis durant ses années de piraterie ...
Résumé : A présent corsaires du Roy, Barbe-Rouge, Eric, Baba et Triple-Patte partent en chasse du " Spectre ", un mystérieux pirate qui rançonne les planteurs de Pamticoe Sound. Une course mortelle s'engage contre un adversaire machiavélique... Entre hommage respectueux aux créateurs, Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, et nécessaire actualisation du mythe, Jean-Charles Kraehn et Stefano Carloni signent un retour fracassant du plus célèbre pirate de la BD franco-belge dans ce premier tome d'un diptyque !
Lorsqu'Eric et Triple-Pattes trouvent enfin l'île du Crocodile, ils constatent que Barbe-Rouge et l'équipage du Faucon-Noir ont disparu. Toujours à la recherche de Baba, le démon des caraïbes et son fils adoptif vont se retrouver pris aux pièges de l'île aux chimères... Un tome 5 haletant scénarisé par Jean-Charles Kraehn et somptueusement dessiné par Stefano Carloni.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.