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CYRANO AVANT ROSTAND - MYTHE, THEME ET VARIATIONS
CALVIE LAURENT
ANACHARSIS
10,00 €
Épuisé
EAN :9791092011845
Le mythe colossal de Cyrano ne date pas de la pièce d'Edmond Rostand. Protéiforme, flamboyant, équivoque, la figure du bretteur philosophe, du héros au long nez remonte au vivant même l'auteur des Empires de la Lune et du Soleil. Ce livre érudit, drôle et foutrement romanesque expose les pièces littéraires qui ont contribué à l'apothéose de Cyrano : son ami bigot Henri Le Bret, son amant putatif et ennemi intime Charles Dassoucy, puis Charles Nodier, Théophile Gautier, Paul Lacroix et Remy de Gourmont sont tous entrés dans le choeur des chantres du poète matamore. Le lecteur trouvera ici ensemble plusieurs romans brefs, des saillies assassines, des duels, du plagiat, des spéculations sur les astres et l'au-delà, du sentiment et de la passion, une archéologie de l'invention de Cyrano.
L'année a été chaude. Caniculaire. Nous dirions même : accablante. Entre l'affaire Benalla, les gilets jaunes, les démissions de ministres, les gilets jaunes, les emportements de Jean-Luc Mélenchon, les Européennes, les gilets jaunes, l'incendie de Notre-Dame, les disparitions de Jean-Pierre Marielle et de Dick Rivers, le Festival de Cannes, les gilets jaunes, l'effondrement des Républicains, le Mondial de foot féminin et - nous avions failli les oublier - les gilets jaunes, l'actualité a été en surchauffe. Ajoutons-y les agacements de Gérard Depardieu, les embêtements du pape François, les analyses de François Lenglet, les lectures de Fabrice Luchini, les interventions de François Hollande et celles de Nicolas Sarkozy, qui ont ponctué cette année de chroniques matinales sur RTL. Sans oublier que, pendant ce temps-là, dans le vallon des Darmanin, au fond de la garrigue baignée du chant lancinant des cigales, Ugolin et le Papet n'ont cessé de garder un oeil sur le petit de la ville, ce Macron des sources qui pourrait bien prélever leur oseille...
Victor Bérard (1864-1931), illustre savant, helléniste en barbe à pointe et cheveux aux vents, consacra une bonne partie de son existence à l'Odyssée, en offrit une traduction inoxydable et sillonna la Méditerranée sur les traces d'Ulysse. Il s'est ainsi fabriqué d'un tome à l'autre une oeuvre foisonnante, son odyssée propre. De même que Victor Bérard a réinventé l'Odyssée, Sophie Rabau invente ici Victor Bérard en Victor B, son double créatif, figure de l'imagination en train de pratiquer l'enchantement du monde. Dans cet essai romanesque plein d'une joie, d'une gaité, dangereusement contagieuse et d'une érudition sans faille et sans complexe, elle nous pousse ainsi d'une main assurée au bord des abîmes de l'interprétation littéraire et offre de nouvelles couleurs à l'un des plus beaux poèmes qui soit.
Alors que l'Union européenne s'élargit à plusieurs pays de ce qui fut le " bloc soviétique " et qu'il est à nouveau question d'un " couple " franco-allemand solidaire, il est important de redécouvrir certaines sources oubliées des débats actuels. L'intellectuel hégélien Arnold Ruge (1802-1880), auteur des textes traduits ici pour la première fois en français (Pour l'Entente entre Allemands et Français -1843- et Le Patriotisme -1844-) est, face à son ami-ennemi Marx, un des premiers critiques de ce qui allait être le marxisme. Exilé à Paris, il est aussi le pionnier d'une alliance franco-allemande dans un contexte de crise profonde entre les deux pays. Alors que des traductions françaises de textes prénazis, nazis ou crypto-nazis sont aisément accessibles, le versant démocratique et révolutionnaire de la pensée allemande demeure trop souvent dans l'ombre pour le lecteur français. Découverte stimulante, les textes de Ruge intéresseront les spécialistes (études germaniques, histoire, philosophie, sciences politiques) mais aussi tous ceux qui, au sujet des relations franco-allemandes, souhaitent réfléchir au-delà des clichés sommairement pessimistes ou naïvement optimistes.
Résumé : À la fin du mois de juillet 2004, une fondation bancaire de Turin faisait l'acquisition d'un papyrus antique miraculeusement retrouvé pour la somme de deux millions sept cent cinquante mille euros. Le papyrus contenait un fragment inédit de l'oeuvre par ailleurs disparue d'Artémidore d'Éphèse, géographe d'un immense renom dans l'Antiquité. Luciano Canfora démontre dans cet ouvrage enjoué qu'il s'agit d'un faux. Son enquête, menée sur plusieurs fronts (la police scientifique a aussi été mobilisée), est cependant essentiellement philologique : c'est par la lecture du texte dans toutes ses dimensions que la supercherie sera démasquée. Mais en identifiant le faussaire (Constantin Simonidès, un Grec du XIXe siècle) et en lui restituant toute sa gloire, il affirme surtout, contre le mensonge de l'argent, l'impératif de vérité qui oblige la science. Rappel salutaire dans la cuistrerie ambiante.
Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de dix ans, était enlevée par une bande de Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « Maman Squaw ».Cinquante ans plus tard, elle se décida à mettre par écrit ses souvenirs de cette période.Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, son récit, brut, raconte le quotidien du campement, le travail exténuant, la peur, la faim, mais aussi les joies, les jeux et les peines de la fillette.En une succession d'images fulgurantes, cruelles parfois, elle évoque un monde en voie de disparition, dont sa mère adoptive est sans doute la figure la plus bouleversante.4e de couverture : Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de dix ans, était enlevée par une bande de Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « Maman Squaw ».Cinquante ans plus tard, elle se décida à mettre par écrit ses souvenirs de cette période.Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, son récit, brut, raconte le quotidien du campement, le travail exténuant, la peur, la faim, mais aussi les joies, les jeux et les peines de la fillette.En une succession d'images fulgurantes, cruelles parfois, elle évoque un monde en voie de disparition, dont sa mère adoptive est sans doute la figure la plus bouleversante.
Sam Kenoi, Apache Chiricahua interrogé dans les années 1930 sur la réserve de Mescalero, se souvient du Geronimo de son enfance. Il n'appréciait guère cet "emmerdeur [...] trouillard comme un coyote". L'épopée du célèbre chef apache s'en trouve écornée, mais c'est aussi le moyen de faire entendre - malgré a dévastation apportée par les Blancs - la voix du peuple chiricahua, qui survécut à une déportation de vingt-cinq ans avant de pouvoir retrouver ses terres ancestrales. Un récit vif, dense et poignant, parcouru d'un humour cabotin - signe de vie. Ce livre, apparenté aux documents tels que les Lettres à sa fille de Calamity Jane, forme un contrepoint aux célèbres Mémoires de Géronimo.
Capturé en mer au mois de mai 1597 par des corsaires de Malte, Ma?cûncizâde Mustafa Efendi, cadi ottoman de Chypre, passa deux années pleines dans le bagne de La Valette. Il y composa un ouvrage racontant son quotidien, à travers des lettres de suppliques adressées au Sultan de Constantinople ou à des dignitaires ottomans en vue d'obtenir son rachat. L'ouvrage qui en résulte est un témoignage rare sur les nombreux captifs musulmans dans les geôles des grands ports de la Méditerranée chrétienne à l'époque moderne ; il nous renseigne également sur la politique de La Porte vis-à-vis de la captivité de ses sujets en Europe. Fin lettré, Ma?cûncizâde compose en outre une pièce littéraire dont la traduction permet de saisir les saveurs fleuries de l'ottoman, si bien méconnu France.
Ce livre retrace l'histoire peu commune d'Eunice Richardson, née en 1831 dans une famille d'ouvriers blancs de Nouvelle-Angleterre. Après bien des années d'épreuves, de l'usine à la guerre de Sécession, elle épousa un capitaine de marine noir originaire des îles Caïmans, aux Caraibes ; elle disparut en mer lors d'un ouragan en 1877. Martha Hodes restitue la trajectoire de cette femme résolue dans un vaste récit souvent poignant, qu'elle entremêle d'une profusion de citations provenant de centaines de lettres échangées entre Eunice et ses proches. De la sorte, l'historienne fait affleurer l'intime des gens du peuple, dont elle dévoile les convictions complexes face au racisme, à la justice sociale et à l'amour ; et c'est ainsi qu'elle sauve de l'oubli les combats d'Eunice pour sa liberté.