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Aux origines du couple franco-allemand. Critique du nationalisme et révolution démocratique avant 18
Ruge Arnold ; Calvié Lucien
PU MIDI
18,00 €
Épuisé
EAN :9782858167111
Alors que l'Union européenne s'élargit à plusieurs pays de ce qui fut le " bloc soviétique " et qu'il est à nouveau question d'un " couple " franco-allemand solidaire, il est important de redécouvrir certaines sources oubliées des débats actuels. L'intellectuel hégélien Arnold Ruge (1802-1880), auteur des textes traduits ici pour la première fois en français (Pour l'Entente entre Allemands et Français -1843- et Le Patriotisme -1844-) est, face à son ami-ennemi Marx, un des premiers critiques de ce qui allait être le marxisme. Exilé à Paris, il est aussi le pionnier d'une alliance franco-allemande dans un contexte de crise profonde entre les deux pays. Alors que des traductions françaises de textes prénazis, nazis ou crypto-nazis sont aisément accessibles, le versant démocratique et révolutionnaire de la pensée allemande demeure trop souvent dans l'ombre pour le lecteur français. Découverte stimulante, les textes de Ruge intéresseront les spécialistes (études germaniques, histoire, philosophie, sciences politiques) mais aussi tous ceux qui, au sujet des relations franco-allemandes, souhaitent réfléchir au-delà des clichés sommairement pessimistes ou naïvement optimistes.
Résumé : Un homme décide de tout quitter : sa ville, son pays, son ex-femme et leur fille. Sans beaucoup plus qu'un hamac et quelques carnets dans ses valises, il part vers le Sud. Le hasard le conduit à Cabo de Gata, un village de pêcheurs perdu sur la côte méditerranéenne de l'Espagne. Un paysage hostile balayé par les vents où il ne fait pas bon de vivre. Seul hôte de la pension locale tenue par une vieille veuve, l'homme décide pourtant de rester et d'écrire un livre. La routine du quotidien rythme ses journées qu'il passe à ramasser des coquillages et à observer la vie alentour, les allées et venues des chiens, des hommes, des mouettes et des bateaux. De temps à autre, la rencontre d'un touriste de passage vient égayer cette existence à laquelle l'étranger commence à prendre goût. Ils discutent littérature et écriture. Mais, au village, personne ne semble comprendre le nouveau venu. Personne, à part un chat.
2001AlexanderDeux jours durant, il est resté allongé sur son canapé en peau de buffle, comme mort. Puis il s'est levé, s'est douché abondamment pour éliminer toute trace d'odeur d'hôpital, et il s'est mis en route pour Neuendorf.Il a pris l'autoroute A 115 comme d'habitude. A regardé le monde. A vérifié s'il avait changé. Et - avait-il changé?Les voitures lui paraissaient plus propres. Plus propres? Plus colorées d'une certaine façon. Plus idiotes.Le ciel était bleu. Quoi d'autre!L'automne était arrivé en douce, sans prévenir. Piquant les arbres de quelques taches jaunes. On était passé en septembre. Et, si on l'avait laissé partir samedi, on devait être aujourd'hui mardi. Il avait perdu la notion du temps au cours des derniers jours.Neuendorf disposait depuis peu d'une sortie d'autoroute - «depuis peu», cela voulait toujours dire pour Alexander: depuis la chute du Mur. On arrivait ainsi directement dans la ThälmannstraMais il suffisait de tourner une fois à gauche et de longer quelques centaines de mètres la courbe du Steinweg, puis d'obliquer encore une fois à gauche - ici, le temps semblait s'être arrêté: rue étroite avec des tilleuls. Trottoirs pavés et bossues par les racines. Barrières en bois pourri où couraient des punaises rouges. Au fond des jardins, derrière des herbes hautes, les fenêtres sans vie de maisons dont on se disputait la rétrocession dans de lointains cabinets d'avocats.L'une des rares maisons à être encore occupées ici: le 7 du Fuchsbau. Mousse sur le toit. Lézardes sur la façade. Les buissons de sureau touchaient déjà la véranda. Et le pommier que Kurt avait toujours taillé lui-même poussait à tort et à travers, fouillis hirsute se dressant vers le ciel.Le «repas à domicile» était déjà posé sur le poteau de la clôture, dans son emballage isolant. La date de mardi inscrite dessus confirmait ce qu'il s'était dit. Alexander prit la boîte et entra dans le jardin.Bien qu'il ait une clef, il sonna. Pour voir si Kurt allait ouvrir. Peine perdue! De toute façon, il savait que Kurt n'ouvrirait pas. Mais il ne tarda pas à entendre le grincement familier de la porte du couloir; et lorsqu'il regarda par le fenestron, il aperçut la silhouette de Kurt - tel un fantôme - dans la pénombre du vestibule.- Ouvre! lança Alexander.Kurt s'approcha en faisant de grands yeux ronds.- Ouvre!Mais Kurt ne bougeait pas.
Né en 1915, Walter Ruge est adolescent durant la période troublée de la république de Weimar et la montée du nazisme. Élevé selon des principes libéraux pour l'époque, communiste convaincu, il est contraint de quitter l'Allemagne d'Hitler pour l'URSS de Staline et rejoint la cohorte de nombreux Allemands en exil. Devenu citoyen soviétique, mais forcément suspect après l'invasion nazie de juin 1941, il est condamné à dix ans de camp et déporté en Oural. Après plusieurs années de Goulag, il reprend son métier de radiologue et pratique la médecine. Transféré dans le Grand Nord, il apprend à aimer les solitudes glacées de l'Ienisseï et se passionne pour la photographie. " Libéré " en 1949, il est assigné à résidence pour vingt-cinq ans. Mais la déstalinisation bouleverse son existence. En 1955, il est officiellement réhabilité en l'absence de tout motif de condamnation. En 1958, il rentre en RDA. Aujourd'hui âgé de quatre-vingt-huit ans, Walter Ruge apporte un témoignage inédit sur les années noires de l'URSS. Sans renier ses convictions initiales, il dresse un portrait édifiant de l'arbitraire stalinien, mais révèle aussi un extraordinaire appétit de vivre qui lui a permis de traverser les épreuves de la détention. Une formidable leçon d'optimisme. C'est en France que ce témoignage exceptionnel est publié pour la première fois.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.