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Les cinéastes du diable
Calvet Yann
PASSAGES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782492986208
Si au cours du XIXe et du XXe siècles, l'image terrorisante du diable, conservée dans le champ religieux et moral, a perdu de sa puissance dans l'imagination littéraire et dans les illusions de la fantasmagorie, le cinéma va produire de nombreuses variations autour du motif diabolique, recouvrant à la fois les passions individuelles et les terreurs collectives en y intégrant des messages de liberté et de plaisir dans la veine d'écrivains romantiques. Jean Epstein va théoriser dès les années vingt ce rapport ancien et profond du cinéma avec ce penchant "diabolique". Pour ce théoricien de la première avant-garde française, le cinéma ouvre de nouveaux horizons originaux, il annonce une philosophie antidogmatique, révolutionnaire et libertaire, "diabolique en un mot" comme l'indique le titre de son ouvrage, publié en 1947, Le cinéma du Diable. Au-delà des écrits théoriques de Jean Epstein, bien des cinéastes et particulièrement ceux sur lesquels s'appuie cet essai - Friedrich Wilhelm Murnau, Albert Lewin, Rex Ingram, Kenneth Anger, Roman Polanski, Abel Ferrara et David Lynch - se sont intéressés à cette expression cinématographique du Mal, à cette question posée sur l'ordre du monde à travers la question du démoniaque.
Quels rapports le cinéma entretient-il avec l'ésotérisme ? L'histoire de l'art nous a montré que beaucoup d'artistes, souvent proche des courants idéalistes ou du genre fantastique, ont puisé leur inspiration dans certains aspects de l'ésotérisme. Dans l'histoire du cinéma, l'avant-garde française tout comme l'expressionnisme allemand revendiquent aussi cette filiation et des cinéastes comme Murnau, Dreyer, Tourneur et Lewin, inspirés par la gnose, l'hermétisme, la théosophie, la Naturphilosophie allemande ou l'alchimie, développent une esthétique cinématographique, et à travers elle une vision du monde qui retrouve les grands principes de l'ésotérisme : le principe de l'analogie et des correspondances, le principe d'interdépendance universelle et l'idée d'une Nature vivante (thème de l'unité, rôle esthétique de l'espace et de la lumière), le rôle de l'imagination active et le pouvoir d'une transmutation personnelle (les rapports du schéma initiatique avec la dramaturgie scénaristique).
La nuit caribéenne. Georges et Frantz, deux frères, de sang et de misère, sont les anciens hommes de main du Parti. Ils ont été de tous les mauvais coups qui ont permis à quelques hommes politiques, comme le président Valatte, de se hisser au pouvoir. Frantz, en récompense, accepte une demi-pension. Georges, lui, refuse sa part de miettes, il a de l'orgueil. Alors, il franchira la limite et fera parler le sang. Le Patron. Tard, le soir. Dehors, pluie et vent, prélude aux grandes frasques de la tempête attendue pour le petit matin. A l'intérieur, dans le bar désormais vide : la patronne et le videur. Tous deux s'épient. Se cherchent. Se perdent. Se trouvent. Dans l'expérience d'une parole qui, au premier point du jour, les achemine vers leur part intime, leur part de failles et de silence à démêler, pour que l'amour, en son miracle, une fois encore, devienne possible.
Et si les enfants décidaient de faire la grève des becs et de refuser toute tendresse à leurs parents jusqu'à ce qu'ils prennent leurs responsabilités et leur livrent un monde meilleur ? C'est l'idée géniale de Nana, 9 ans, qui embarque à sa suite son frangin Plume et une multitude d'autres gamins dans une grève effrénée, pleine de colère et d'espoir, entre Kurt Cobain et Dalida.
Mabiala Bissila Julien ; Baran Valérie ; Nosjean E
Crabe Rouge. Un bar sordide le long du fleuve Porkatina. Bayouss en est le tenancier, Bibiche y danse en professionnelle malgré sa grossesse. Monsieur l'Autorité vient chercher des noises à Bayouss et l'ex-enfant soldat Marley vient y rouler des mécaniques. Ce jour-là, la télévision retransmet la trilogie du célèbre réalisateur de Porkatina, "la Traversée d'enfer" ou le procès des "disparus du Beach". Mais dans le bar le chaos de la vie continue : impossible de fermer les robinets de bière. Une menace du gouvernement. La nuit qui tombe régulièrement sur le bar faute d'électricité... Mais dans le chaos de la vie, même dans la nuit, il y a de la vie. Même si elle est racontée, dans une langue décapée à l'acide, par ceux qui sont "peut-être déjà morts" ou par l'enfant qui refuse de naître. Ce sont là des histoires sans acte ni lieu de naissance. Des personnages déjantés avec leur violence, leur humour, leur séduction aussi, et qui sont capables de naître n'importe où, parler votre langue et habiter près de chez vous.