
Le bâtard. suivi de À la recherche de Bisco
Caldwell a fait entrer dans la littérature le pauvre Blanc du Sud. Il découvrit aussi, dès son enfance en Géorgie, le Noir que la tradition sudiste l'empêchait de prendre pour héros. Les implications morales du problème racial dépassaient la peinture des petits Blancs. Elles interdisaient à Caldwell de peindre les Noirs simplement, sans prendre parti, à moins d'en faire les éléments d'un décor, comme dans Le Bâtard. Il ne pouvait, en les décrivant à gros traits, les faire entrer dans des farces tragiques avec cet humour féroce qui fit le succès de La Route au tabac. L'innocence des Noirs ne s'accommodait pas de cette violence-là. A la fin de sa vie, le roman ne lui suffisant pas, Caldwell se trouva amené à adopter une perspective plus personnelle, plus impliquée socialement et moralement. C'est dans ce contexte qu'il donna, faisant pendant à Sud profond (1968), livre de réminiscences d'une enfance sudiste, le versant noir de celui-ci, A la recherche de Bisco. En quoi ce texte autobiographique se distingue-t-il du roman, sinon au critère de vérité ? Car l'auteur, de fait, est bientôt pris au piège de son énonciation : la preuve qu'il dit vrai, c'est qu'il le dit. " MICHEL FABRE.
| Nombre de pages | 355 |
|---|---|
| Date de parution | 19/01/2000 |
| Poids | 405g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782913867048 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782913867048 |
|---|---|
| Titre | Le bâtard. suivi de À la recherche de Bisco |
| Auteur | Caldwell Erskine |
| Editeur | MEMOIRE LIVRE |
| Largeur | 135 |
| Poids | 405 |
| Date de parution | 20000119 |
| Nombre de pages | 355,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un p'tit gars de Géorgie
Caldwell ErskineRésumé : Un enfant, le petit garçon de Morris Stroup raconte la vie d'une famille pauvre de Géorgie. Le père, volage, paresseux, rusé, toujours embarqué dans des histoires compliquées et cocasses. La mère se "désâme" à faire des lessives pour nourrir son mari incapable. Un nègre, vaguement garçon de ferme et homme à tout faire, mêle son ahurissement perpétuel à tous les événements familiaux. Chaque tableau est comme un fabliau où l'on reconnaît la nonchalance et la merveilleuse insouciance de la poésie du Sud.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,60 € -

Nous les vivants
Caldwell ErskineBiographie de l'auteur Erskine Caldwell est né le 17 décembre 1903 à White Oak, près d'Atlanta (Georgie), où son père était pasteur. Il a fait des études aux universités de Virginie et de Pennsylvanie. Après avoir publié The Bastard (1929) et Poor Fool (1930) [Un pauvre type], deux récits, dont le second surtout donne déjà les couleurs les plus violentes de la manière de Caldwell et s'apparente au genre «noir», le succès est venu avec la publication de Tobacco Road (1932) [La Route au tabac], puis de God's Little Acre (1933) [Le Petit Arpent du bon Dieu], qui firent connaître son nom à des millions de lecteurs, dans le monde entier. Il est mort le 11 avril 1987 à Paradise Valley (Arizona).ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -

Un p'tit gars de Géorgie
Caldwell ErskineUn enfant, le petit garçon de Morris Stroup, raconte la vie d'une famille pauvre de Géorgie. Le père, volage, paresseux, rusé, toujours embarqué dans des histoires compliquées et cocasses. La mère se «désâme» à faire des lessives pour nourrir son mari incapable. Un nègre, vaguement garçon de ferme et homme à tout faire, mêle son ahurissement perpétuel à tous les événements familiaux.Chaque tableau est comme un fabliau où l'on reconnaît la nonchalance et la merveilleuse insouciance de la poésie du Sud.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,10 €
Du même éditeur
-
Un temps pour vivre, un temps pour mourir
Remarque Erich-MariaLa publication de ce livre, en 1954, fut très mal accueillie en Allemagne. Il venait rouvrir des plaies fraîches, profondes, qui n'allaient pas cicatriser de sitôt : l'Allemagne enterrait à peine ses morts, se relevait tout juste de ses ruines, et voulait se tourner exclusivement vers l'avenir. Remarque la replongeait dans la boue, le sang, les décombres et la honte. La très grande force de ce texte ? véritable monument ? tient en grande partie à son extrême sobriété. Remarque se garde soigneusement de tout accent lyrique ou moralisateur. Il décrit les mécanismes de la peur et de la cruauté, les bombardements, la crucifixion des corps et des âmes avec une égale sérénité. L'horreur de cet enfer ? le front russe, l'Allemagne en flammes ? se suffit à elle-même. Mais il sait aussi parer son héros, son héroïne, d'une grâce tendre et délicate : la violence creuse ses tranchées à ciel ouvert dans un magasin de fines porcelaines où s'attarde parfois un timide rayon de lumière. On n'ose parler d'art, tant le discours reste contenu, d'une discrétion absolue. Mais on salue, chapeau bas, un authentique chef-d'?uvre. --ScarboÉPUISÉVOIR PRODUIT31,01 € -
Amélia
Fielding HenryA la fin de l'année 1751, quand Amélia parut, Henry Fielding n'avait pas encore quarante-cinq ans. Pourtant, il était déjà sérieusement malade. Il allait mourir trois ans plus tard. Entre ses trois grands romans, Les Aventures de Joseph Andrews, Tom Jones et Amélia, à la fin de sa vie, Fielding exprimait sa prédilection pour ce dernier. "De toute ma progéniture, disait-il, Amélia est mon petit enfant préféré..." Et, peu de temps après la première édition anglaise, on pouvait lire dans la correspondance littéraire de Grimm et Diderot ce jugement qui n'est pas un mince éloge : "M. Fielding est un auteur très original, grand peintre, toujours vrai et quelquefois aussi sublime que Molière." Amélia est un roman d'un réalisme révolutionnaire pour l'époque, un véritable roman politique qui met à nu les tares d'une société, nous conduit dans ses bas-fonds, parmi ses escrocs, ses consciences à vendre et à acheter, ses prostituées et ses honnêtes intermédiaires en tout genre, avec une hardiesse qui annonce Dickens comme Balzac, ou Les Misérables. Amélia, c'est la gageure du roman d'amour après le mariage des protagonistes, la tentative d'embrasser les événements échelonnés sur une dizaine d'années, de faire vivre tout le centre de Londres avec les mascarades, les oratorios de M. Haendel, les plaisirs du Vauxhall ou du Ranelagh. C'est la vue nouvelle sur le monde qui est celle, par exemple, du Neveu de Rameau, avec le maniement de l'appareil judiciaire de l'époque, celui de l'administration, la vie dans les prisons, dans les geôles des baillis comme à l'armée, toute l'échelle des pourboires indispensables, la corruption générale, bref, le rôle souverain de l'argent dans l'Angleterre d'après la révolution de 1688. Amélia a des côtés âpres, douloureux. La satire s'y fait cruelle et impitoyable. Mais en même temps, c'est une belle histoire d'amour, grave, tendre, bref : sentimentale. " PIERRE DAIX et ANNE VILLELAURÉPUISÉVOIR PRODUIT36,95 €
De la même catégorie
-
Là où chantent les écrevisses
Owens DeliaUn roman puissant qui raconte la vie inimaginable et incroyable de Kya, une enfant abandonnée par les siens au cœur d'un marais. Ce lieu devient son refuge et sa seule famille. Une histoire passionnante, enrichissante et douce-amère. Un superbe hymne à la nature !ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,50 € -
Oeuvres complètes. Romans, nouvelles, essais, correspondance
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau MauriRésumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".ÉPUISÉVOIR PRODUIT32,00 € -
Walden ou la Vie dans les bois
Thoreau Henry-DavidLe temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,50 € -
Herzog ; La planète de Mr Sammler
Bellow Saul ; Lederer Michel ; Roth PhilipHerzog est le roman d?un homme en plein effondrement. Le contexte historique est celui de l?époque où écrit Bellow: le mur de Berlin, la décolonisation, l?exploration de l?espace? Moses Herzog, lui, s?enfonce dans la mélancolie, fait le tour de ses malheurs en quête d?un sens qui lui serait dérobé. Hanté par ses désordres privés, il ne l?est pas moins par la duplicité de la vie publique et par un sentiment d?universelle défaite morale. Ce n?est pas seulement la question de son seul destin qu?Herzog veut résoudre, il voudrait tirer les hommes de leur coma.Sa colère contre Mady, sa seconde épouse partie avec son meilleur ami, un bellâtre rouquin, minable poète à jambe de bois, entrave son généreux projet. Mais Herzog ne se laisse pas démonter: pour faire connaître au monde le contenu de ses accusations fortement argumentées, il écrit. D?abord à ses amis, à ses épouses, au pape, à Eisenhower, aux psychiatres, au « Monsignor » qui a converti Mady au christianisme, à Sono sa maîtresse japonaise. Puis, à mesure que son état de souffrance s?aggrave, il s?adresse aussi aux morts: à sa mère dont il a négligé la tombe, à Spinoza avec lequel il se querelle, à Nietzsche auquel il tient à dire son fait, et finalement à Dieu. Le rythme des lettres, de plus en plus comiques à mesure que Herzog se dégrade, scande tout le roman. Mais les personnages deviennent aussi de plus en plus comiques et délabrés?La virtuosité avec laquelle sont traités les flux et reflux de la conscience, la manière dont ils convergent puis se défont au gré des circonstances, emporte le lecteur: c?est au prix de ce combat de gladiateur que, dans le sillage d?Herzog, nous apprenons ce que signifie d?accéder pleinement à l?humanité.La Planète de Mr Sammler: Mr Sammler est un universitaire, un Juif polonais spécialiste de poésie anglaise. Il est un survivant de l?extermination, resté vivant sous un tas de cadavres. Il s'est caché dans la forêt, il a tué, il a perdu un oeil. C?est son neveu qui a réussi à le faire venir à New York.Tout commence dans un autobus à Broadway où, pour le malheur de Mr Sammler, son unique oeil valide aperçoit ce qu?il ne devrait pas voir: un pickpocket noir en train de commettre un vol. Cet oeil fait comme s?il n?avait rien vu. Mais le Noir a vu qu?il voyait. La tension dramatique est déjà là. Nous supposons que ce qui va suivre sera horrible, et c?est horrible. Mr Sammler, qui a alors plus de 70 ans, n?imagine pourtant pas qu?après ce qu?il a vécu, il aurait droit à un peu de paix. Il sait que la coupe de la folie du monde est toujours sur le point de déborder. C?est par sa force intérieure qui lui a permis de survivre que Mr Sammler retient le monde, la première et dernière de ses convictions étant que la culture peut apporter une rémission, faute de rédemption. Mr Sammler n?a pas renoncé après la fosse commune, il ne renoncera pas davantage à New York, même si la folie est partout. En tête, sa fille, authentique cas psychiatrique, et son gendre israélien: Mr Sammler devra interposer son corps de vieillard mutilé pour les empêcher d?achever le voleur. Et son généreux neveu a fait fortune en pratiquant des avortements illégaux. Ainsi va l?Amérique, terre de tous les espoirs? D?instant en instant, Mr Sammler doit accomplir sa reconstruction mentale pour trouver la force de continuer à vivre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 €









