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Histoire raisonnée de la philosophie morale et politique. Le bonheur et l'utile
Caillé Alain ; Senellart Michel ; Lazzeri Christia
LA DECOUVERTE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782707134219
ETRE HEUREUX, SEULS OU ENSEMBLE : individus ou communautés peuvent-ils s'assigner un autre objectif ? Comment penser cet " être ensemble " ? Au c?ur de cette interrogation s'en dissimule une autre, âprement discutée depuis vingt-cinq siècles : est-il d'autre fondement possible au politique et à la morale que l'intérêt ? Mais l'intérêt, à son tour, consiste-t-il en autre chose que la poursuite du bonheur, du plaisir et de l'utilité ? De quels instruments intellectuels la pensée politique dispose-t-elle pour penser cette articulation ? C'est à partir de ces questions que s'organise cet ouvrage, proposant une histoire de la philosophie morale et politique ambitieuse et originale. UNE QUARANTAINE DE SPECIALISTES français et étrangers, parmi les plus reconnus dans leur domaine, y présentent de manière accessible le résultat de leurs travaux. De Platon à John Rawls, en passant par Machiavel, Adam Smith ou Rousseau, de Montesquieu à Weber et Walras, ils montrent comment les interrogations se déplacent et les hypothèses se reformulent, mettant au jour les ruptures et les continuités. Cette histoire " raisonnée " de la philosophie morale et politique, sans méconnaître les clivages irréductibles, choisit de montrer qu'entre les doctrines parfois les plus opposées peut surgir un dialogue et que des points de rencontre et de débats inattendus peuvent alors se créer. DESTINE à un public d'étudiants et d'enseignants, mais aussi au plus grand nombre, ce livre, qui est à la fois un outil d'initiation et l'exposé des recherches les plus récentes, constitue un ouvrage de référence sans équivalent.
Les prisons françaises sont dans un état moral et physique dramatique. Et plus encore, peut-être, les plus neuves et les plus récentes, parce que plus inhumaines que les plus anciennes. Loin de permettre aux délinquants de réparer leur délit en se réparant eux-mêmes, pour accéder à la sortie à une vie normale, elles renforcent la haine, l?inadaptation et les motivations à une délinquance accrue. La sortie de prison se révèle du coup particulièrement problématique. Comment l?aménager pour qu?elle ne conduise pas à l?effondrement et/ou à la récidive? C?est la question que se posait un important colloque organisé à Caen en février 2012, sous la présidence de Nicole Maestracci et Denis Salas. On en reprend ici certaines des contributions présentées. Mais au-delà même de la question des modalités de la sortie de prison, il convient de se demander comment il serait possible de sortir du régime actuel de l?institution Prison, si contre-productif et délétère. Ici encore, c?est en mettant à profit l?éclairage du paradigme du don que l?on explore les possibilités d?une voie moyenne, qui ne laisse pas les populations carcérales à l?abandon mais leur ouvre la possibilité d?accéder à un pardon qui ne soit pas absolution mais don d?une potentialité de renouveau. Avec des contributions de: Denis SALAS, Magistrat, membre du conseil d'administration de l'Observatoire International des Prisons. Nicole MAESTRACCI, Magistrat, Premier Président de la Cour d?appel de Rouen, Présidente de la FNARS. Alain TOURRET, Président de l?institut international des droits de l?homme et de la paix Sébastien BOTREAU-BONNETERRE, Directeur de l?institut Anne-Marie FIXOT, Présidente de l?association Démosthène Jean-Manuel LARRALDE, professeur de droit à l?Université de Caen Basse-Normandie Annie KENSEY, Démographe, Chef du bureau des études et de la prospective à l?administratio pénitentiaire. Cécile BRUNET-LUDET, Magistrat, Ancien Juge de l?Application des peines, chargée de mission à la direction de l?administration pénitentiaire, Jean-Yves KERBOEUF, Ancien Juge de l?Application des Peines au TGI de Rennes. Jean-François VILLETTE, Administrateur de l?association Revivre, Conseiller à la cour d?appel et ancien Président de la Cour d?assises du Calvados. Nicolas CHAMPION, Secrétaire Général de la fédération du Calvados du Secours Populaire Français Fabrice BOURDEAU, Directeur, et Alexia ANNE, Chef du CHRS INSERTION (Centre Hébergement et Réinsertion Sociale de Caen) de l?association Revivre. Christiane de BEAUREPAIRE, Médecin psychiatre, ancien chef de service du SMPR de Fresnes, président de l?association médico-légale pour la réinsertion (AMLR) Michel JOUANNOT, ancien Vice-président de l?association nationale des visiteurs de prison (ANVP), Membre de l?équipe de Jean-Marie Delarue, Contrôleur général des lieux privatifs de liberté, Anne-Marie KLOPP, Membre de l?ANVP, diplômée d?études approfondies en criminologie (Université de Louvain-La-Neuve, Belgique), chargée des relations européennes. Et Hélène Castel et Jean-Marie Delarue, Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Paru en 1989, ce petit livre pédagogique qui présentait le travail de pensée accompli par la Revue du MAUSS depuis sa fondation en 1981, a peu à peu pris des allures de livre culte et exercé une influence souterraine sur des pans importants de la sociologie, de l?anthropologie, de la science économique ou de la philosophie morale et politique. Épuisé depuis plusieurs années, ce livre est réédité avec un avant propos et une postface inédits qui permettent également d?introduire le lecteur aux analyses ultérieures du MAUSS, sur la genèse de l?utilitarisme (et donc de l?économisme) et sur le paradigme du don. 1re édition: ? Agalma ?, La Découverte, 1989.
Que devraient nous dire les candidats à l'élection présidentielle de 2022 qu'ils ne nous diront pas, créant ainsi un gouffre béant entre l'offre politique existante et les attentes des Français ? Si je me risque à tenter de le formuler ici à leur place, moi qui n'ai pas la moindre envie de solliciter vos suffrages, c'est parce que, depuis longtemps déjà, je suis atterré de constater à quel point, dans toutes les élections d'importance nationale, rien n'est explicité des questions les plus importantes, de celles que nous nous posons tous sans trop nous le dire. ". . La conviction d'Alain Caillé ? L'écart est énorme entre l'offre politique actuelle et les demandes des Français. C'est un fait : il manque dans le champ politique un parti qui se donnerait pour mission de combler ce gouffre. Or, nombre des propositions du sociologue ont été mûries dans le cadre du mouvement convivialiste. Un parti convivialiste serait-il souhaitable ? Si oui, il serait résolument décidé à lutter contre le réchauffement climatique et la destruction de la nature en édifiant les contours d'une société postnéolibérale et postcroissantiste. Il saurait en même temps prendre la mesure des contraintes financières, économiques et géostratégiques qui pèsent sur le monde actuel. Il serait surtout un parti particulièrement sensible à l'absolue nécessité de préserver, de restaurer et d'améliorer la convivance (le "vivre-ensemble"), et de rendre notre vie à tous un tant soit peu plus harmonieuse et coopérative. Sans dresser systématiquement une partie de la population contre les autres. En d'autres termes, sans chercher un peu partout des boucs émissaires pour masquer notre impuissance commune face au capitalisme rentier et spéculatif. Vive le parti convivialiste ? Aux jeunes générations d'en décider et, le cas échéant, de se lancer dans l'aventure !
Résumé : Les travaux se multiplient aujourd'hui dans la constellation des sciences humaines et sociales, en sociologie, anthropologie, histoire, science politique, philosophie, littérature, sur l'émancipation, abordée alternativement comme affranchissement des tutelles, subversion des normes, inversion des stigmates ou construction d'autres mondes possibles. En raison de sa polysémie constitutive et de la multiplicité de ses usages, l'on peine toutefois à clarifier l'assise conceptuelle de l'" émancipation ". Que désigne-t-elle exactement ? À ce problème de flou conceptuel s'en ajoute un autre : la plupart du temps les analyses sur les processus d'émancipation sont étroitement imbriquées à des théories préalables de l'émancipation ou à des idéologies émancipatrices, à leur tour supposant un engagement militant de la part du chercheur. Cette articulation entre le positif, le normatif et l'idéologique est rarement questionnée dans les travaux sur l'émancipation. Le but de ce dossier est d'inaugurer une réflexion interdisciplinaire et critique sur " ce que (s')émanciper veut dire " en sciences sociales afin 1) de clarifier les frontières du concept, les problèmes posés par son usage, les écueils normatifs qu'il suppose ; 2) de penser les usages contemporains du concept en relation à son archéologie, dans les sciences sociales, la psychanalyse, la philosophie, l'art et la littérature ; 3) de réfléchir au positionnement axiologique du chercheur souhaitant objectiver des processus d'émancipation, entre une " impossible " neutralité et les écueils d'un engagement militant ; 4) de définir un protocole critique adapté à la saisie des processus émancipatoires. Numéro coordonné par Alain Caillé, Philippe Chanial et Federico Tarragoni.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.