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De la guerre juste à la paix juste. Aspects confessionnels de la construction de la paix dans l'espa
Cahn Jean-Paul ; Knopper Françoise ; Saint-Gille A
PU SEPTENTRION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782757400388
Cet ouvrage contribue, à partir d'études de cas empruntées au passé de la France et de l'Allemagne, à une réflexion sur les problèmes que pose la transition de la guerre à la paix. Il aborde la question: comment construire la paix? à partir d'un angle d'attaque qui fait la part belle à la dimension confessionnelle, dont on sait l'importance - et l'ambivalence - pour la représentation des conflits comme pour la construction de la paix dans l'espace germanique et, dans une moindre mesure, dans l'histoire de la nation française. Il retrace l'évolution qu'ont connue, au fil de quatre siècles, les réflexions sur la guerre et la paix en France et en Allemagne, et il analyse les causes intérieures et extérieures de la fragilité des paix. Un accent est d'abord mis sur les traités de paix de Westphalie qui ont comblé les lacunes de 1555 et offert des garanties juridiques fondamentales. Puis les auteurs montrent comment l'inadéquation s'est creusée, au XVIIIe et au XIXe siècle, entre les théoriciens de la paix et les chantres des conflits, l'adversaire devenant, d'hérétique ou rebelle, l'ennemi de la nation. Les divergences entre chrétiens pacifistes et adeptes d'une forte présence militaire ont alors incité certains protestants à distinguer de plus en plus la sphère privée de la sphère publique. Cette distinction se retrouvera même chez des résistants au Troisième Reich et sera également, pendant la Guerre froide, au coeur des débats entre adeptes ou détracteurs du réarmement. Biographie de l'auteur Jean-Paul Cahn, professeur de civilisation allemande à l'université de Paris IV - Sorbonne. Président du "Comité franco-allemand de Recherches sur l'Histoire de la France et de l'Allemagne aux XIXe et XXe siècles"; co-responsable avec Hartmut Kaelble de la Schriftenreihe des Deutsch-franzosischen Historikerkomitees section, Geschichte, Steiner Verlag, Stuttgart.Françoise Knopper, professeur de littérature et civilisation germaniques à l'université de Toulouse 2. Co-responsable de la collection "Interlangues civilisations" aux Presses universitaires du Mirail; directrice de l'EA 4151 Centre de Recherches et d'Études Germaniques (Toulouse 2); co-responsable du programme de formation recherche "Dire et construire la paix" (LIERA).Anne-Marie Saint-Gille, professeur de littérature et civilisation germaniques à l'université Lumière-Lyon 2. Vice-présidente de la Société des Études Germaniques (Paris) et membre du comité de lecture de la revue; membre du "comité de pilotage" du LIERA; directrice de la collection "Regards sur l'Allemagne" aux Presses universitaires de Lyon.
En 1945, l'Allemagne est en ruine. Après une "guerre totale", le pays est occupé par les quatre Alliés et doit retrouver sa place parmi les peuples civilisés. En 1949 la Guerre froide conduit à la division de l'Allemagne. En 1961, le Mur de Berlin devient réalité pour tout un peuple et le symbole de l'Europe divisé en deux blocs. Au coeur de ce conflit global s'accentue la rivalité entre la RFA à l'Ouest et la RDA à l'Est, deux pays qui, dans leur affrontement politique, social et culturel, ne cessent de se comparer l'un à l'autre et prétendent chacune incarner la nation dans son entier. Sans passer sous silence les points qui séparent les deux Allemagnes, cet ouvrage se propose de mettre l'accent sur deux entités certes structurellement antithétiques et politiquement rivales, mais qui restent à bien des égards tributaires l'une de l'autre. Premier à présenter en France cette approche intégrée de l'histoire allemande, ce livre expose les résultats de la recherche récente dans des domaines choisis, afin de faire découvrir aux lecteurs l'Allemagne des années 1950 dans sa diversité et ses contradictions. Cet ouvrage comprend une bibliographie choisie et une chronologie qui en font un manuel accessible à tous ceux qui s'intéressent à l'Allemagne. Biographie de l'auteur Jean-Paul Cahn, professeur de civilisation allemande à l'université de Paris IV. Ulrich Pfeil, professeur de civilisation allemande à l'université Jean Monnet, Saint-Etienne et chercheur associé à l'institut historique allemand de Paris.
Avec pour fil rouge le lien entre la couleur et la lumière, cet ouvrage offre un regard sur l'ensemble du parcours de Pierre Bonnard, de sa période nabie à ses tableaux des années 1920 et 1930 où son style s'affirme pleinement, jusqu'aux chefs-d'oeuvre de la fin de sa vie. Les différents thèmes abordés permettent d'explorer les lieux qui l'inspirent - Paris, la Normandie, la Méditerranée - et ses sujets de prédilection : les intérieurs avec personnages, les nus, les paysages, les natures mortes, avec une attention toute particulière portée à la lumière, naturelle ou artificielle, qui était l'essence même de sa peinture. Traversé par une douce mélancolie à laquelle l'âge donne peu à peu une plus grande gravité, l'art de Bonnard demeure avant tout une ode à la beauté du monde et à celle du corps féminin. C'est aussi l'une des rares oeuvres du XXe siècle à offrir autant de bonheur à ceux qui la découvrent.
Le Troisième Reich intéresse encore et toujours les Français, mais les travaux des historiens allemands, rarement traduits, sont très peu connus. Leur production, nuancée et majoritairement sans complaisance, apporte pourtant beaucoup à la connaissance des dictatures - et, a contrario, aux menaces que les extrêmes font peser sur la démocratie. Les "lieux de pouvoir" dont se préoccupe le présent ouvrage ne portent pas sur les rivalités entre les figures de proue du nazisme, déjà bien connues, mais entre institutions. Apparaissent ainsi des escalades de zèle - notamment entre ministères et instances du NSDAP - c'est à qui servira le mieux le Führer. Mais, si ces rivalités servaient assez largement les intérêts d'Hitler, il arrivait qu'elles fussent grandement contre-productives, comme le montre celle qui mit en concurrence la marine, l'aviation et l'armée de terre au moment de la campagne de Russie. Les dysfonctionnements qui sont ici révélés entament sérieusement l'image d'un Reich monolithique et remarquablement organisé.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
Résumé : Le goulag : des camps soviétiques de travaux forcés au fin fond de la Sibérie dont l'existence fut révélée à travers le monde en 1973 par l'écrivain Alexandre Soljenitsyne. Au-delà de cette simple phrase, que sait-on du Goulag ? Quand cela a-t-il commencé ? Combien de détenus, de morts ? Quels étaient les motifs d'arrestation ? Y avait-il des femmes, des enfants ? Dans quelle mesure ce système a-t-il participé au développement économique de l'URSS ? Le Goulag, acronyme de Direction centrale des camps, est l'un des systèmes répressifs les plus impitoyables et les plus meurtriers du XXe siècle. Par son gigantisme, par sa longévité, par le nombre de ses victimes, il est hors norme : des milliers de camps et des millions de zeks contraints de travailler jusqu'à l'épuisement dans le froid, le dénuement, l'isolement, le manque total d'hygiène, la peur, la faim et l'humiliation... De la fin des années 1920 au milieu des années 1950, 20 millions de Soviétiques sont passés par les camps du Goulag, 6 millions ont été déportés, 4 millions ne sont jamais revenus ni des camps ni de la déportation. L'enjeu fondamental de ce livre est de raconter, de décrire et d'expliquer cette entreprise de production et de déshumanisation dont l'existence a longtemps été occultée à l'Est et niée à l'Ouest. L'originalité de Goulag, une histoire soviétique est d'allier, pour la première fois, un récit historique nourri des recherches les plus récentes avec un descriptif concret de la vie et de la violence des camps, du travail des zeks, s'appuyant sur une riche iconographie (photographies, dessins, cartes, documents administratifs, statistiques) dont une large partie d'inédits issus de l'ONG russe Memorial. En complément, l'ouvrage propose de nombreux encadrés : les grands chantiers (canal mer Blanche-mer Baltique, la Voie morte), les camps emblématiques (les Solovki, la Kolyma, Vorkouta...), les grands témoins (Soljenitsyne, Chalamov, Guinzbourg, Margolin, Rossi, Buber-Neumann), mais aussi les témoignages de victimes anonymes. Par les auteurs de la série documentaire Goulag, une histoire soviétique (une production Kuiv - Michel Rotman ; diffusion Arte).
Résumé : La Russie est-elle européenne ? Qu'est-ce qu'être russe ? Depuis le XVIe siècle, la Russie entretient un lien complexe et ambigu avec l'Europe occidentale. A la tête d'un véritable Etat-continent s'étendant de l'Europe à l'Asie, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et les relations à nouer avec l'Europe, tour à tour perçue comme modèle de modernité et d'efficacité ou comme source de danger et de subversion. D'Ivan le Terrible à Vladimir Pontine, les décideurs russes ont été confrontés à ce "dilemme" : fallait-il imiter l'Europe pour mieux la dépasser, ou bien s'en protéger. D'une plume alerte, en s'appuyant sur un vaste ensemble documentaire, Marie-Pierre Rey explore les tourments de l'identité russe, à la croisée de l'histoire des relations internationales et de l'histoire des représentations.
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni
Aux XVIe et XVIIe siècles, la monarchie espagnole rayonne dans l'Europe entière par la puissance de ses armées. Par l'étendue de ses possessions, de Manille à Barcelone, de Madrid à Mexico, elle atteint une dimension inégalée. Ses métaux précieux inondent le continent alors que ses chefs-d'oeuvre bouleversent la création artistique avec Don Juan, Don Quichotte ou le Cid. De Charles Quint au siècle d'Or, des Lumières au frémissement révolutionnaire, ce livre retrace l'histoire des royaumes espagnols entre 1516 et 1788. Cette nouvelle édition revue et augmentée analyse les permanences et les transformations ainsi que les pratiques politiques qui préfigurent l'Espagne des XIXe et XXe siècles. Complété par une série de documents, qui proposent méthodes de réflexion et de commentaire, et par des outils (glossaire, chronologie, bibliographie), cet ouvrage permettra à chacun d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'orienter avec précision dans l'histoire de l'Espagne.