Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
C215. Athlètes
Cabrera Elodie ; Martin Clara
CRITERES
13,50 €
Épuisé
EAN :9782370260512
Athlètes, boxeurs, footballers, joueurs de tennis, nageurs? cet Opus Délits réunit quarante portraits de sportifs ? hommes ou femmes ? emblématiques dans leur discipline. Peints à la bombe et au pochoir par le célèbre street-artiste C215 et réalisés sur des objets ayant appartenu aux athlètes, ces représentations témoignent d'une admiration réciproque et d'une forte connivence entre le monde du sport et celui de l'art. Quelle est la part artistique dans tout défi sportif ? Et, à l'inverse, quel rôle peut jouer un artiste dans sa confrontation avec des athlètes ? C'est en effet cette recherche de pluridisciplinarité et de perméabilité des disciplines qui confère à ces ?uvres une charge émotionnelle toute particulière, voire une portée universelle. Les portraits de ces quarante artistes seront accompagnés de petits textes biographiques qui feront également de cet ouvrage un mini guide des sportifs les plus en vue d'aujourd'hui. Ces ?uvres font partie d'une plus longue série qui sera exposée au Musée national du sport à Nice du 10 février au 21 mai 2017. Sous l'impulsion de Thibault Sarda, commissaire de l'exposition, le musée a proposé une " carte blanche " à l'artiste C215, permettant de présenter près de 80 portraits de sportifs célèbres parmi lesquels Tony Parker, Antoine Griezmann, Philippe Croizon, Laura Flessel, Marie-Amelie Le Fur, Sarah Ourahmoune et bien d'autres.
Les oeuvres d'Amandine Urruty sont aussi envoûtantes qu'étonnantes. Au premier abord, les personnages et la multitude de détails qui composent ses créations semblent appartenir à un univers baroque au décor très travaillé ? avec une touche enfantine. Pourtant, en s'approchant de plus près, on se trouve face à des métaphores morbides, des attitudes perverses, des situations absurdes, des costumes grotesques ou des animaux anthropomorphes et ambigus. Poils, os et gros nez peuplent des maisons de poupées et des paysages de contes pour enfants, créant une ambiance absolument singulière. Ambivalent, son travail se trouve être une improbable rencontre entre le Muppet Show, les grands maîtres de la peinture flamande et les Crados. Bref, il faut le voir pour le croire, les créations d'Amandine Urruty se jouent de la vulgarité avec légèreté et élégance. Passée maître dans l'art de la mine de plomb, Amandine Urruty travaille également sur de multiples supports, qu'il s'agisse du corps de Philippe Katrine (!) ou de pochettes de disque. En 2008, elle rejoint la scène street art et réalise régulièrement depuis des oeuvres in situ, comme par exemple lors de sa récente intervention sur le MUR de Bordeaux à l'automne 2016. Son style a été remarqué par Etapes ou par le magazine Hey. Amandine Urruty exposera pour un solo show à la galerie Arts Factory en novembre 2017.
Pakman ne voit pas la vie en rose. En noir et rouge plutôt. Son trait et son humour cinglants renouent avec la tradition d'un dessin de presse violent et impétueux. Violence toute symbolique bien sûr, car elle se pratique sur papier et au crayon, et extra-forte, car elle nous met face à l'insupportable et l'inacceptable. Mais telle est la destinée du caricaturiste : faire rire et pleurer en proposant une vision différente et libre des événements et de ceux qui les font. Et c'est là que Pakman excelle. Impitoyable et cynique, il s'attaque aux oppresseurs, imposteurs, usurpateurs en creusant les sillons de la vérité avec des dessins allégoriques élégants et puissants. Après 25 ans dans la publicité, diplômé de l'École Estienne, Pakman s'amarre au dessin de presse en 2008. Il collabore avec différents journaux papier ou en ligne tels que Bakchich.info, la revue Siné hebdo, La Mèche, Zélium, Urtikan.net, Ravages, Fabula, Lui, Monsieur. Armez-vous de toute votre lucidité et tenez-vous prêt à rugir de votre rire le plus féroce pour affronter l'univers satirique de Pakman, car si " un bon dessin, c'est un coup de poing dans la gueule " (Cavanna), Pakman est un sacré boxeur et vous pourriez en sortir K.O.
Punk dans l'âme, Konny Steding cultive une esthétique du tout-jetable pour prendre le contre-pied de la marchandisation, notamment celle qui touche le monde de l'art. Avec de grands pinceaux et des gestes puissants, elle réalise des oeuvres et performances révoltées qui condamnent le vide abyssal d'une société superficielle.
Somme culturelle qui rassemble tous les types urbains de La Havane nocturne et dépravée, ce livre est avant tout le roman du langage. Les trois tigres des Tropiques pas si tristes sont, en fait, quatre comme nos Mousquetaires : Silvestre l'écrivain, Arsenio Cué l'acteur, Códac le photographe et Eribó le joueur de bongo, qui gravitent autour d'un personnage emblématique, Bustrófedon - qui est aussi le boustrophédon, ou écriture grecque ancienne qui se lisait alternativement de gauche à droite et inversement -, que l'on ne perçoit pratiquement que comme une voix. Naturellement ce livre est aussi une histoire, ou plutôt un tissu d'histoires. Les débuts dans la vie de chacun des principaux personnages sont ainsi présentés comme autant de nouvelles indépendantes, mais tous ces personnages évoluent dans le même monde : La Havane d'avant la Révolution, métropole nocturne, monde trouble, humide, torride, déliquescent, clos sur lui-même, avec ses bars, ses night-clubs, et leur faune d'entraîneuses, de prostituées, d'homosexuels, de musiciens, de chanteuses - telle l'énorme et géniale Estrella, poignante Moby Dick de cette mer des Sargasses. Un même délire détruit les personnages de cette Babel.
Originaire de Toulouse, Vinie s'exprime aujourd'hui sur les murs de la capitale... À l'aise sur toiles comme sur murs, elle y expose des séries de personnages féminins surprenants, à mi-chemin entre poupées et pin-up, toutes aussi touchantes par leur expression qu'impressionnantes par leur format. Cette artiste complète ne s'arrête jamais et réalise des projets de décoration intérieure et extérieure, des démonstrations lors d'événements, des expositions et autres installations... en plus de son travail de directrice artistique dans une agence de communication parisienne.
En Europe et par-delà l'Atlantique, Isaac Cordal joue avec les recoins les plus inattendus du paysage urbain. Ses petites figurines de ciment, hommes en costume au dos vouté et à l'allure défaitiste, incarnent les dérives d'une société capitaliste et consumériste. Elles illustrent à travers des saynètes satiriques les imperfections d'un monde déshumanisé. Originaire de Galice, ce sculpteur et talentueux dramaturge interroge autant qu'il condamne le sacro-saint "progrès". Son oeuvre est un combat contre le conditionnement de l'homme. Une méditation sur la condition humaine.
C'est au cours de ses voyages qu'El Pradino dégaine son appareil photo, immortalisant les villes pour ensuite les démonter et les remonter grâce aux outils numériques de ses logiciels. C'est ainsi que l'artiste nous livre sa vision du monde urbain. Paris, Londres, Hong-Kong... toutes les mégalopoles de la planète ont en commun la course à la consommation. C'est dans la conscience de cette société qu'El Pradino travaille ses photographies, dénonçant par ses montages - aux allures de contre-utopie - un monde qui part à la dérive.
New-Yorkais dans l'âme, Logan Hicks est un amoureux des grandes villes, des architectures grandioses et raffinées, des espaces apprivoisés par l'Homme. Fasciné par les foules, il apprécie aussi le simple fait de se promener seul, la nuit, dans les rues désertées par les gens endormis. Pour Logan Hicks, chaque instant de vie urbaine est un instant magique, propice à la réflexion et à l'introspection, sujet à une nouvelle oeuvre. Paradoxalement, son art ne s'expose que rarement dans la rue, il crée surtout des pièces qui vont orner les bâtiments de l'intérieur. Mais que ce soit dans une galerie, un gratte-ciel ou dans la rue, on n'a jamais fini d'apprécier chaque détail minutieux des oeuvres gigantesques de Logan Hicks.