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Les mutins de la mer. Rébellions maritimes et portuaires en Europe occidentale (XVIIe-XVIIIe siècle)
Cabantous Alain ; Buti Gilbert
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204138222
Pirates et corsaires, boucaniers, aventuriers des mers : le mythe du marin rebelle sans cause perdure autant qu'il contagionne les imaginaires. Mais que dit l'histoire ? Voici la grande étude manquante sur cette saga qui fait la part de la vérité et de la légende. Des navigateurs qui, dans l'Occident moderne, tentèrent leur chance et souvent leur vie à bord des galions, nous conservons une trouble terminologie, alliant criminalité et romantisme, libertarisme et cruauté. Qui étaient-ils vraiment ces marins embarqués pour des mois, des années, à bord des bâtiments de la marine marchande ou royale ? De quelle volonté de survivre à tout prix témoignèrent-ils ? Dans cette étude à l'angle novateur qui court du XVIe au XIXe siècle, ces " travailleurs de la mer " sont revisités par deux de nos plus grands spécialistes. On découvre leurs origines, leurs trajectoires, leurs identités et leurs destinées. Ainsi que leur manière de façonner par la violence les villes maritimes, en faisant vivre ses tripots et ses bordels. Ou de s'abandonner à la tentation de piller, violer et massacrer. Un livre essentiel pour comprendre qui furent ces flibustiers, le sens de leurs luttes fraternelles, des affrontements entre équipages, pour redécouvrir la turbulente culture de ces marins réguliers ou de ces bandits des océans, héros de tant de romans, sources d'inspiration pour Hollywood et éternels objets de fascination. A l'abordage !
L'expansion européenne, qui ouvre puis caractérise la période moderne, a autorisé la lente autonomie sociale des gens de mer qui en furent l'un des instruments essentiels. A partir du XVe siècle, le développement des activités maritimes leur a permis de se différencier progressivement de l'ensemble des populations littorales. Vint ensuite le temps de la diversification au sein du monde de l'océan. L'ouvrage d'Alain Cabantous s'attache à cerner ce monde à part avec pour fil directeur une question : qu'est-ce que l'identité maritime ? En inventoriant et en analysant les données démographiques, religieuses, sociales, culturelles et matérielles relatives aux populations maritimes, Alain Cabantous montre que cette identité ne résulte pas d'un déterminisme géographique. Elle s'inscrit avant tout dans une histoire et des espaces originaux ; elle est également en grande partie conditionnée par le regard porté sur elle par le terrien. Cérémonies festives, habitudes vestimentaires, règles du métier, implantations géographiques et formes d'habitat sont scrupuleusement examinées et permettent de mettre à jour les contours d'une identité affirmée qui cache pourtant mal la diversité des comportements. Déjà, voyageurs, armateurs, médecins ou écrivains s'étaient bien gardés de confondre trop souvent les marins au long cours, les corsaires, les hommes de la pêche, les officiers ou les capitaines, tous pourtant vrais gens de mer.
Cabantous Alain ; Lespagnol André ; Péron François
Certes, la France n'a pas de tradition maritime aussi vigoureuse et aussi exclusive que celles des Pays-Bas ou de la Grande-Bretagne, certes, elle a été une puissance engagée sur le continent et une colonisatrice tardive, mais comment croire qu'elle ait vécu sans la mer et que la mer n'ait pas modelé ses campagnes et ses villes, ses échanges commerciaux, ses circuits financiers, ses flux migratoires, ses modes de vie, ses questionnements intellectuels, ses goûts artistiques comme culinaires, bref son mode d'être comme nation et comme Etat depuis au moins le XIIIe siècle? Ce pays est à cet égard servi par la géographie, qui fait de lui un lien entre le Levant et le Ponant et l'a doté de plus de 5 000 km de côtes; aucun lieu de France ne se trouve à plus de 400 km de la mer et ses DOM-TOM lui confèrent le troisième domaine maritime du monde. Jamais les populations du littoral n'ont été coupées de l'intérieur, depuis des siècles la viticulture, la sylviculture, l'industrie travaillent avec et pour la mer et les horizons lointains. Quant à la connaissance du monde, à la recherche scientifique et aux imaginaires, ne sont-ils pas, eux aussi, largement tributaires de la mer? La littérature, les beaux-arts, la pensée en témoignent en permanence, et l'état florissant de la navigation sportive et de loisirs le montre aujourd'hui. Ce n'est donc pas une supposée "France maritime", distincte du reste, qui est envisagée ici. L'équipe d'historiens et de géographes qui a mis cette très originale somme en ?uvre a préféré observer sur la longue durée comment la France a attaché (et attache toujours) le même prix à l'intégration politique de l'espace côtier, à son aménagement et à son développement économique qu'à ceux de l"" intérieur ", et comment les Français du XXIe siècle sont les héritiers d'une société tout à la fois terrestre et maritime."
Les textes rassemblés dans ce volume proposent une lecture simultanée de deux espaces jusque là dissociés, mer et montagne, mettant en lumière leur importance dans les constructions culturelles et sociales d'une Europe du temps long (XVIe-XIXe siècle). Ils font ainsi dialoguer des pratiques historiographiques en plein renouvellement (histoire de l'environnement ou histoire des représentations) et soulignent à quel point la géographie, l'histoire des sciences ou la littérature peuvent enrichir et renouveler les approches proposées par les historiens des temps modernes et contemporains. Réunis autour de trois problématiques - éclatement des pratiques sociales, les sciences entre mer et montagne, représentations et stéréotypes - ils révèlent des complémentarités, des similitudes et des oppositions entre ces "archipels cloisonnés" et montrent comment les hommes ont pu contribuer à dessiner leurs contenus culturels. Si certaines pratiques, médicales ou ludiques par exemple, certaines constructions mentales s'inscrivent bien dans des réalités synchroniques, d'autres éléments comme l'expérience et le discours scientifiques ont provoqué des dissociations marquées entre mer et montagne dès le mitan du XVIIIe siècle. A la lecture de ces approches multiples, on peut se demander si nos perceptions et nos usages contemporains de la montagne et de la mer ne nous institueraient pas, à notre tour, comme des acteurs de la continuité beaucoup plus que de la rupture?
Dans l'Europe des Temps modernes, la nuit, c'est une absence de lumière qui a (très) partiellement partie liée avec l'horloge biologique. En effet, c'est surtout en s'ajustant à nos rythmes internes que le jour s'apparente à la veille et la nuit au sommeil. Et c'est pourtant elle qui resta longtemps la mesure du temps quotidien, de la Scandinavie à la péninsule italienne. Simultanément, cette noirceur des paysages se peuple de présences innombrables, s'investit de lieux mythiques, se remplit de croyances et d'imaginaires, induit une autre manière d'être au monde, une autre façon d'appréhender le sensible, proche ou lointain. Absence-présence, tel quel, ce couple constitue l'une des contradictions qui surgissent lorsque l'on tente d'appréhender la nuit.Espace et temps, la nuit l'est tout ensemble. Certains l'assimilent à une frontière, voire à une "dernière frontière" à conquérir. Notion éminemment spatiale qui renvoie à la fois à cette volonté humaine de remplir la totalité d'un environnement et à des perceptions inconnues de l'espace qu'impose l'effacement de la lumière. La nuit induit encore un système de représentations et de pratiques qui peuvent aussi bien s'affronter que se soutenir. Ainsi les visions négatives de la dangereuse et angoissante "nocturnité" conduisent-elles à la prise de mesures successives pour assurer l'ordre urbain. En tout cas, la relation complexe et la confrontation de ces deux éléments font de la nuit un objet en construction permanente, loin d'une image où les rôles seraient définitivement édictés entre l'action diurne et le repos nocturne. Ainsi, la nuit n'est sûrement pas l'envers du jour. Elle est un autre temps qui possède des particularités essentielles non transposables. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, Alain Cabantous est un historien reconnu du rapport entre les sociétés et les cultures occidentales des XVII'et XVIII"siècles. Auteur d'importants travaux sur les communautés maritimes: Les Côtes barbares (1993), Le Ciel dans la mer (1990), il a élargi sa réflexion à des domaines touchant l'ensemble des populations, avec, par exemple, L'Histoire du blasphème en Occident (1998), Entre fêtes et clochers. Profane et sacré dans l'Europe moderne (2002). Il a enfin co-dirigé avec André Lespagnol et Françoise Péron, Les Français, la terre et la mer (2005)."
Résumé : Au mois de juillet 2019, l'Unesco va inscrire les plages du Débarquement au patrimoine de l'Humanité. L'occasion de revenir sur cet épisode qui constitue l'événement le plus marquant de la Seconde Guerre mondiale. Les auteurs, un reporter chercheur en histoire, et un dessinateur de presse, se sont associés pour nous raconter comment fut pensé le Débarquement de Normandie, la plus grande offensive de tous les temps, comment il s'est déroulé et ce qu'il en reste d'un point de vue mémoriel sans oublier le business fait autour du D-Day. Les dessins répondent aux textes de manière amusante et émouvante à la fois. La petite histoire côtoie toujours la grande, nous offrant des récits originaux et attachants, des anecdotes et des détails insolites, du Débarquement à la bataille de Normandie. Cet ouvrage, s'il peut susciter le sourire, voire le rire, a également vocation à provoquer l'empathie et l'interrogation. Il peut aussi se lire comme un hommage à tous ceux, civils et militaires, qui ont participé à cet événement majeur de notre histoire.
Il voulait être député parce que son père l'avait été, Premier Ministre parce que son père n'avait pu l'être, militaire parce qu'il croyait en son génie stratégique, et journaliste parce que dans l'Angleterre victorienne, un officier était mal rémunéré et un député ne l'était pas du tout. Incapable de choisir entre ces quatre carrières, il les exercera toutes, consécutivement ou simultanément, durant soixante longues années : seul guerrier parmi les politiciens, seul politicien parmi les guerriers, seul politicien-guerrier qui soit en même temps journaliste, il va devenir célèbre grâce à la campagne du Soudan, député grâce à la guerre des Boers, figure nationale grâce à la Première Guerre mondiale et héros universel grâce à la Seconde. Mais cet organisateur, inventeur, propagandiste et tacticien sans égal se double d'un stratège inquiétant : confondant le souhaitable et le possible, négligeant la logistique, s'immergeant dans le détail au détriment de l'ensemble, ce chef d'orchestre génial est perpétuellement tenté de quitter son pupitre pour jouer la partition du violoniste ou celle du trompettiste. Si la plupart des fausses notes vont être évitées, c'est que ce maestro effervescent est encadré par des professionnels bien moins inspirés mais beaucoup plus pondérés. En définitive, c'est cette association fructueuse mais mouvementée qui assurera le salut du monde libre? et la gloire éternelle de Winston Churchill.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.