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Romantismes, l'esthétisme en acte
Cabanès Jean-Louis
PARIS OUEST
26,00 €
Épuisé
EAN :9782840160229
Pour Charles Magnin, critique du Globe, le XIXe siècle serait "l'âge de l'esthétique". Cet ouvrage collectif, centré sur la période romantique, se propose de vérifier cette assertion en étudiant la ruine progressive des poétiques normatives et l'acclimatation en France de cette notion qui fut d'abord allemande. Sous le signe de l'interculturalité, ont été étudiés les modèles germaniques (Schiller, les frères Schlegel, Schelling, Heine), la rémanence d'un sublime de terreur tel qu'il avait été défini par Burke, les passeurs et les divers passages (Mme de Staël), voire l'institution, sous forme de cours privés (Jouffroy) ou publics (Cousin), d'une esthétique à la française. Il fallait scruter à nouveau les essais (Le Génie du christianisme), les préfaces célèbres (Préface de Cromwell, Préface de Mademoiselle de Maupin), les correspondances réelles ou fictives (Lettres d'un voyageur de George Sand) ou bien encore les textes ou les illustrations programmatiques des revues (L'Artiste). Mais il convenait également d'examiner la portée manifestaire d'un tableau ou d'une musique, voire de scruter des manuels de beauté qui codifient l'idée que l'on peut se faire de la distinction corporelle. Cet ouvrage ne s'est pas limité au prescrit, il a surtout pris en compte les moyens indirects par lesquels les oeuvres laissent deviner un système de valeurs, une axiologie relative au beau et au sublime.
A Plassans, berceau provençal de sa famille, tandis que le Second Empire est tombé depuis deux ans, Pascal Rougon vit auprès de sa nièce Clotilde qu'il a élevée et qu'il adore. Ce sont moins ses patients qui l'occupent que ses recherches médicales, largement tournées vers l'hérédité, et l'histoire des Rougon-Macquart dont il a constitué l'arbre généalogique. Mais ces papiers, sa vieille mère voudrait les voir détruits pour qu'enfin disparaisse toute trace de la honteuse naissance de la famille, et Clotilde commence par prêter la main au complot. Récit de la chute de l'Empire et de la guerre, La Débâcle marquait la première fin du cycle des Rougon-Macquart. En 1893, Le Docteur Pascal constitue la seconde, puisque ici se conclut l'histoire de la famille. Si ce dernier volume met en miroir ceux qui l'ont précédé, c'est aussi un roman scientifique où Zola exalte une médecine qui pourrait tout savoir afin de tout guérir, et un roman d'amour largement autobiographique que l'écrivain ne se résout pas à clore sur l'évocation de la mort: il choisit d'en appeler à la vie et d'ouvrir à l'avenir. Quatrième de couverture "Oui, notre famille pourrait, aujourd'hui, suffire d'exemple à la science, dont l'espoir est de fixer un jour, mathématiquement, les lois des accidents nerveux et sanguins qui se déclarent dans une race, à la suite d'une première lésion organique, et qui déterminent, selon les milieux, chez chacun des individus de cette race, les sentiments, les désirs, les passions, toutes les manifestations humaines, naturelles et instinctives, dont les produits prennent les noms de vertus et de vices. Et elle est aussi un document d'histoire, elle raconte le second Empire, du coup d'Etat à Sedan. [...] Les origines, je te les ai dites: elles sont parties de Plassans; et nous voici à Plassans encore, au point d'arrivée." --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
La "maison-musée" naît de la transformation de domiciles en musées privés par leur propriétaire. Cette pratique, concurrente du musée public moderne, hante la seconde moitié du XIXe siècle. L'ambiguïté du concept réside dans sa double postulation : à la fois "maison" et "musée", c'est un espace "autre" où les objets oscillent entre la valeur d'usage et valeur purement esthétique. En quoi la figuration littéraire d'une "maison-musée" exprime-t-elle une tension similaire entre représentation réaliste du monde et autonomie formelle de l'oeuvre d'art ? C'est la question que soulève la visite croisée de maisons-musées réelles (le musée Jacquemart-André, le musée Gustave Moreau) et romanesques (la collection privée du Cousin Pons de Balzac, l'étrange musée de Bouvard et Pécuchet de Flaubert, La maison d'un artiste de Goncourt, la maison-livre d'A Rebours de Huysmans). En se situant au croisement de l'analyse littéraire, de l'histoire de l'art et de la muséologie, ce livre participe à l'histoire culturelle de la seconde moitié du XIXe siècle.
Une présentation exhaustive des différentes formes du roman au XIXe siècle, rendant compte de leur multiplicité et de leur complexité. Organisé en trois grandes parties " Se repérer ", " Comprendre " et " S'entraîner ", cet ouvrage propose : des repères pour aborder les formes du genre à l'étude ; un cours concis, éclairé par des encadrés (définitions, dates et titres-clés, documents commentés, éléments bibliographiques, etc.) ; des applications au travers de textes commentés, d'exposés et de dissertations, permettant un entraînement en vue des examens et des concours.
En 1823, le comte de Villepreux, qui souhaite restaurer les boiseries de sa chapelle, engage le père Huguenin et son fils Pierre, qui vient tout juste d'achever son Tour de France. À peine les travaux commencés, le vieux menuisier se blesse et, pour le remplacer, Pierre part chercher un de ses compagnons: son ami Amaury le Corinthien qui, comme lui, rêve d'un monde fraternel et fondé sur l'égalité. Mais justement, ce n'est qu'un rêve, et quand Pierre s'éprendra d'Yseult de Villepreux, il découvrira que le libéralisme du comte est un leurre. En 1840, lorsque George Sand fait paraître Le Compagnon du Tour de France, l'histoire dont elle fait le récit et qui se déroule près de vingt ans plus tôt est rétrospectivement marquée du désenchantement que les attentes déçues de la révolution de 1830 ont fait naître. Et cependant, ce roman socialiste, qui doit beaucoup aux idées de l'utopiste Pierre Leroux et au Livre du compagnonnage d'Agricol Perdiguier, ce roman est celui de l'espérance. Il se peut que Pierre Huguenin connaisse la mélancolie: il la dépasse dans un rêve prophétique qui nous donne à comprendre que pour la romancière aussi l'Histoire est perfectible.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.
Résumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").
Avant-propos de Sandrine Dubel, Sophie Gotteland et Estelle OudotDepuis quelque temps déjà, nous étions plusieurs d'une même génération à souhaiter rendre hommage au travail et à la personnalité de Suzanne Saïd. Ce projet a immédiatement rencontré son adhésion. Elle n'y mettait qu'une condition: que le volume, contrairement à l'usage courant pour des Mélanges, rassemblât les contributions des étudiants qui avaient, de façon plus ou moins étroite, travaillé sous sa direction.Sa curiosité intellectuelle, son énergie inlassable, son goût sans cesse réaffirmé pour les textes ont trouvé à s'épanouir sous des horizons très variés: successivement assistante et maître-assistante à l'université de la Sorbonne, professeur à Grenoble, puis à Strasbourg et à l'université de Paris Ouest Nanterre La Défense, elle a ensuite poursuivi cette carrière déjà extrêmement riche à l'université de Columbia à New York. Ce parcours géographique, les liens qu'elle a su nouer avec d'innombrables chercheurs de tous pays, reflètent parfaitement, nous semble-t-il, son ouverture d'esprit et traduisent l'aura internationale qu'elle a acquise au fil de sa carrière.Suzanne Saïd n'est pas une enseignante ordinaire. Tous ses étudiants le diront: c'est un savant reconnu, qui toujours regarde devant elle. Loin d'attendre l'approbation immédiate et le respect figé devant une autorité, elle apprécie la réponse, la contradiction, bref la dialectique au sens où les Anciens l'entendent. Elle apprécie les nouveaux angles de lecture adoptés par d'autres, les interprétations inattendues qu'ils peuvent proposer. Jamais elle ne se tient à une position préétablie, jamais elle n'impose aux textes une grille académique. Elle prend à chaque fois le risque de nouvelles approches, mais elle les soumet, immanquablement, au crible de sa formation philologique et de sa profonde rigueur intellectuelle. Il en est résulté très vite des interprétations nouvelles, qui sont devenues des classiques.Suzanne Saïd a tracé différents chemins dans le paysage littéraire de la Grèce ancienne. Nos recherches reflètent, nous semble-t-il, la variété de ses travaux et de ses angles d'approche. Elles suivent également l'évolution de ses centres d'intérêt et de ses méthodes de recherche. Ces Mélanges ont donc été conçus, à travers nos contributions respectives, comme un reflet du parcours littéraire et philologique de Suzanne Saïd. Nous avons néanmoins choisi de les organiser selon la chronologie d'histoire littéraire.Ce livre n'aurait pu paraître sans la générosité de différents organismes et centres de recherche. C'est un plaisir pour nous de remercier, pour leurs contributions financières, l'université de Columbia (New York), le Centre de recherches sur les littératures et la sociopoétique (EA 1002, Clermont-Ferrand 2), l'équipe ESPRI UMR 7041 (CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), l'équipe THEMAM (UMR ArScAn, CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), ainsi que l'équipe d'Accueil 1491 «Édition et commentaire des textes grecs et latins» (Paris-Sorbonne). Que leurs directeurs respectifs trouvent ici l'expression de notre plus vive gratitude. Nous tenons également à remercier les Presses universitaires de Paris Ouest, qui ont bien voulu accueillir ce volume dans leur catalogue.