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L'administration des faveurs. L'Etat, les sourds et les aveugles (1789-1885)
Buton François
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753508514
Portant sur le long XIXe siècle, de la Révolution aux débuts de la Troisième République, l'ouvrage interroge tout à la fois le poids de l'Etat sur la société, son mode de fonctionnement, et la place faite aux personnes handicapées en France. L'enquête montre que l'administration chargée d'accorder la faveur de l'éducation aux enfants sourds ou aveugles confère à l'activité éducative une stabilité et un prestige qui d'un côté favorisent l'innovation pédagogique et la construction d'identités collectives valorisantes, de l'autre font obstacle à la pleine reconnaissance du droit à l'instruction. C'est que « l'administration des faveurs » ne désigne ici pas seulement la distribution d'avantages par l'Etat (par opposition à la reconnaissance de droits), mais aussi les modes de recrutement et de fonctionnement d'une administration qui, bien que progressivement bureaucratisée, autorise des formes d'appropriation du pouvoir d'Etat susceptibles de résister avec succès aux propositions du pouvoir politique républicain. En traitant de questions concrètes (pourquoi pense-t-on ensemble les sourds et les aveugles? qu'est-ce qu'un établissement « public » au XIXe siècle? où passe la frontière entre « l'Etat » et la « société »? comment en vient-on à interdire la langue des signes dans les années 1880?), l'ouvrage propose finalement bien plus qu'une histoire sociale des aveugles et des sourds ou une histoire politique de l'éducation spécialisée: une analyse socio-historique de l'Etat, attentive aux représentations et aux pratiques, soucieuse de mieux comprendre les processus sociaux, historiques et politiques qui ont « fait » l'Etat et les réalités concrètes et différenciées que résume commodément la notion même d'« action de l'Etat »
Bouton François ; Ravache Martine ; Cheval Françoi
Cette histoire se déroule sur environ un demi-siècle, du début des années 1960 jusqu'au matin de Noël 2013. Elle a pour cadre Montceau-les-Mines, et plus précisément le numéro 13 de la rue du Chancelier-Rollin où habitent Odette et son mari Robert, le coiffeur pour hommes du quartier, j'ai grandi dans la maison située exactement en face. Devant le spectacle toujours imprévisible de leur quotidien pas si ordinaire, je ne pouvais que photographier.
Etats-Unis, Union européenne, Chine, pays émergents: le monde se dirige-t-il vers un nouveau concert des nations, un nouveau balance of power, comme après le Traité d?Utrecht en 1713 ou le Congrès de Vienne en 1815? Ou bien, un tel équilibre est-il illusoire face aux déséquilibres de toute nature entre les différentes puissances en jeu? Autres sujets du moment: la réforme de l?action culturelle de la France à l?étranger avec la création du nouvel Institut Français pour succéder à CulturesFrance et la reconstruction de l?Irak.? Dossier thématique: Vers un nouvel équilibre des puissances?- Une histoire du Balance of power, par Georges-Henri Soutou- États-Unis et Chine, des puissances à l?équilibre? par François Bujon de l?Etang- Quel équilibre des puissances pour les autres pays émergents? par Christophe Jaffrelot- Puissances numériques sans frontière, par Bertrand de la Chapelle- Balance of power et puissances non-étatiques, par Karim Benyekhlef? Analyses & Témoignages: une série inédite de ré-flexions et d?analyses, notamment la présentation du nouvel Institut Français par Bernard Kouchner et un article de l?ambassadeur de France en Irak.- Bernard Kouchner ? L?Institut français- Boris Boillon ? L?Irak en reconstruction- Henry Zipper de Fabiani ? Tadjikistan: exemple d?une réconciliation nationale- François Zimeray - Enfants-soldats et conflits, pré-vention et réinsertion- François Gave - Biosécurité et diplomatie environnementale
Rocky Shalatoune et Les Poilus d'Orient naît la nuit de la Saint-Sylvestre 1975. Le groupe, qui fera twister la Bourgogne (et au-delà), se compose à ses débuts de Rocky Shalatoune, Frankie "doc" Schumakes et de trois choristes. Pourquoi trois ? Parce qu'ils disposent de "trois vestes à carreaux rouges et noirs et que ce serait dommage de ne pas les utiliser." Fruit d'une enquête minutieuse, rassemblant des documents inédits patiemment récoltés depuis plus de 40 ans, ce livre dévoile enfin la véritable histoire...
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.