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Histoire des Antilles françaises. XVIIème-XXème siècle
Butel Paul
PERRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782262015404
Du début de la colonisation sous Louis XIII à la départementalisation de la Martinique et de la Guadeloupe en 1946, Paul Butel a écrit une très remarquable histoire générale des Antilles françaises (y compris, naturellement, de Saint-Domingue qui en fut la perle jusqu'à son indépendance, 1804) - histoire qui fera référence. Le XVIIe siècle fut le temps des pionniers fondateurs, des violences - destruction de l'Indien, introduction de l'esclave africain, heurt des ambitions débridées - et de l'implantation du coton, du sucre, du café, de l'indigo, de l'organisation du négoce. Au XVIIIe siècle, le roi Sucre fit de Saint-Domingue l'Eldorado des Français, mais son histoire se termine tragiquement dans la révolte des esclaves d'août 1791. Au-delà de la Révolution, une nouvelle identité se forge en Martinique et Guadeloupe. De plus en plus nombreux, les libres de couleur (c'est-à-dire les mulâtres) étaient avides de faire reconnaître leurs droits, cependant que se renforçaient les grandes dynasties békés en Martinique. Malgré l'abolition de l'esclavage en 1848, les préjugés raciaux demeuraient. A la fin du XIXe siècle, l'élite de couleur substitua son pouvoir civil et politique à celui des békés et s'imposa aux Noirs. Après la Première Guerre mondiale, alors que les joutes électorales et les grèves des travailleurs jalonnaient l'histoire des îles, le débat sur l'assimilation se poursuivit pour aboutir à la départementalisation de 1946. Les Antillais devenaient des Français à part entière.
Qui n'a pas, enfant, passé de merveilleux moments en compagnie du mystérieux John Silver, à suivre l'affrontement entre Rackham le Rouge et le chevalier de Haddock, ou à frémir devant les tribulations du capitaine Blood ? Pirates... le mot fait trembler. Les clichés sont faciles : pavillon noir, abordages sanglants, or, argent et pierreries, amours sans frein, liberté, etc. Pirates nous dévoile une réalité n'ayant parfois rien à envier aux légendes. Les flibustiers, corsaires et pirates de chair et d'os étaient Basques, Bretons, Gascons ou Normands, Espagnols ou Britanniques. Certains étaient forts en gueule, d'autres avaient un grand c?ur, quelques-uns furent des prédateurs psychopathes. Ils écumèrent les mers dès le XVIe siècle, traquant les galions isolés ou attaquant les colonies espagnoles. Pirates enrichit considérablement l'historiographie de la flibuste française et européenne, particulièrement aux Antilles. On découvrira que loin de n'être qu'une aventure improvisée, menée couteau aux dents, celle-ci s'est parfois développée à la faveur d'initiatives économiques. Exposé historique mais aussi manuel pour devenir un parfait flibustier, cet ouvrage montrera comment après 1725 et leur disparition de la scène historique, les " picoreurs des mers " se transformèrent en figures de légende. D'abord héros nationaux, puis personnages de pacotille à la sauce hollywoodienne, les pirates furent présentés après mai 1968 comme des libertaires, ancêtres des anarchistes. Enfin, comment peut-on parler des pirates sans évoquer les trésors qui dorment au fond de l'océan ou dans des caches oubliés ?
Résumé : La saga de l'Atlantique s'ouvre avec l'audacieuse aventure des peuples de la mer, Phéniciens et Vikings, dont les mythes et légendes ont nourri l'imaginaire européen. L'Océan favorise ensuite l'expansion des Amériques, de l'Europe et de l'Afrique. Ses routes dispersent les hommes, les langues, les produits et les cultures. Après avoir vu les Européens s'y disputer la suprématie mondiale, l'Atlantique a fait de l'Amérique la nouvelle puissance du XIXe siècle, avant que le Vieux Continent n'y reprenne sa place à l'âge des porte-containers et des supertankers. Son histoire exceptionnelle reflète celle de l'humanité.
L'histoire du thé plonge ses racines dans le plus lointain passé de l'Asie ; légendes et histoires se mêlent pour raconter ses origines en Chine, plus de 2 000 ans avant J.-C. Introduit au Japon au VIIIe siècle, le thé y est élevé au rang de rite esthétique et moral, indissociable de la culture classique. C'est seulement au XVIIe siècle que l'Europe le découvre, lorsque les navires de la Compagnie des Indes orientales ramènent d'Extrême-Orient la précieuse denrée. Les Anglais en font alors leur boisson nationale et l'érigent en pilier d'un empire commercial mondialisé. Tout un art de l'hospitalité se crée tandis que les plantations de l'Assam, fleuron de l'empire des Indes, se développent dans le sang et les larmes. Par le thé, des éléments profonds de la civilisation chinoise et japonaise s'insinuent peu à peu dans les usages occidentaux et nourrissent un imaginaire toujours renouvelé. C'est aujourd'hui une boisson universelle, un agent économique important, et toujours un art de vivre, élément essentiel de la sociabilité quotidienne. Il ne donne sans doute plus l'immortalité comme le croyaient les maîtres taoïstes, mais il fonde toujours une passion partagée par ses amateurs.
La saga des grandes familles du négoce et de l'économie bordelaise. Au temps du Roi-Soleil, la cité portuaire de Bordeaux se lance à corps perdu dans le commerce nouvellement créé avec les Antilles. De grandes dynasties marchandes, parmi les plus prospères du royaume, marquent leur emprise sur la ville dans les fastueux hôtels du Chapeau Rouge ou des Chartrons qui remplacent les demeures austères de la vieille ville. Mais les destins sont inégaux et la Révolution, en faisant table rase du passé, démantèle brutalement les plus grosses fortunes. Au XIXe siècle, une nouvelle embellie sourit aux Bordelais : le négoce des vins relance l'économie. Désormais, l'" aristocratie du bouchon " tient le haut du pavé et le commerce à l'exportation enrichit les Guestier, Barton, Lawton, de Luze, Cruse, Calvet, Schÿler... Une nouvelle société se dessine : les " Rousselins " de la vieille ville ne sont pas admis dans les cercles des Chartrons. Et le négoce britannique et allemand donne à Bordeaux des allures de ville anglo-saxonne. Les crises du XXe siècle imposent des révisions déchirantes. Le crépuscule des Chartrons semble certain mais les refondations et les fidélités dynastiques perpétuent plus d'une saga familiale : de nouvelles maisons se créent. Un incontestable renouveau signe le début du XXIe siècle. Paul Butel, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, est professeur émérite d'histoire moderne à l'université de Bordeaux III. Spécialisé dans l'histoire du négoce et des plantations, il a totalement réactualisé cette nouvelle édition des Dynasties bordelaises . Presse : "Un livre dense, savant, qui a fait ses preuves, et qu'on voit aujourd'ui réactualisé". Pierre Aubé, Les Affiches de Normandie, 08 Octobre 08 "Une étude minutieuse et fort précieuse". Eric Garnier, Dossiers d'actualité de l'Histoire, Novembre-Décembre 08
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?