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Pirates. Flibustes et piraterie dans la Caraïbe et les mers du sud (1522-1725)
Moreau Jean-Pierre ; Butel Paul
TALLANDIER
21,30 €
Épuisé
EAN :9782847342291
Qui n'a pas, enfant, passé de merveilleux moments en compagnie du mystérieux John Silver, à suivre l'affrontement entre Rackham le Rouge et le chevalier de Haddock, ou à frémir devant les tribulations du capitaine Blood ? Pirates... le mot fait trembler. Les clichés sont faciles : pavillon noir, abordages sanglants, or, argent et pierreries, amours sans frein, liberté, etc. Pirates nous dévoile une réalité n'ayant parfois rien à envier aux légendes. Les flibustiers, corsaires et pirates de chair et d'os étaient Basques, Bretons, Gascons ou Normands, Espagnols ou Britanniques. Certains étaient forts en gueule, d'autres avaient un grand c?ur, quelques-uns furent des prédateurs psychopathes. Ils écumèrent les mers dès le XVIe siècle, traquant les galions isolés ou attaquant les colonies espagnoles. Pirates enrichit considérablement l'historiographie de la flibuste française et européenne, particulièrement aux Antilles. On découvrira que loin de n'être qu'une aventure improvisée, menée couteau aux dents, celle-ci s'est parfois développée à la faveur d'initiatives économiques. Exposé historique mais aussi manuel pour devenir un parfait flibustier, cet ouvrage montrera comment après 1725 et leur disparition de la scène historique, les " picoreurs des mers " se transformèrent en figures de légende. D'abord héros nationaux, puis personnages de pacotille à la sauce hollywoodienne, les pirates furent présentés après mai 1968 comme des libertaires, ancêtres des anarchistes. Enfin, comment peut-on parler des pirates sans évoquer les trésors qui dorment au fond de l'océan ou dans des caches oubliés ?
Résumé : Chasseurs professionnels, archéologues aguerris ou promeneurs munis de poêle à frire, qui sont ceux qui partent réellement à la recherche de ces fabuleuses richesses, réelles ou légendaires ? Des grands mythes liés à la conquête de l'Amérique aux récits d'îles au trésor et de trésors pirates en passant par les trésors archéologiques des grandes civilisations qui nous ont précédés et par les épaves de galions englouties dans l'océan, Jean-Pierre Moreau revient sur l'épopée de ces inestimables trésors et sur celle des hommes qui les ont cherchés avec passion. Démêlant le vrai du faux, il lève le voile sur bon nombre d'histoires de trésors à travers un exposé historique documenté, mâtiné de détails insolites et de conseils pratiques pour les chasseurs en herbe ! L'auteur Historien et Docteur en archéologie, Jean-Pierre Moreau a consacré la majeure partie de ses recherches à ses passions : les Petites Antilles avant la colonisation et l'univers de la flibuste. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la piraterie.
Siècle charnière entre le Moyen Age et l'époque moderne, la période Tudor voit l'Angleterre affirmer son identité et se hisser de nouveau au rang de grande puissance aux côtés de la France et de l'Espagne. Après la perte de son empire continental (1453) et l'instabilité des années 1455-1485 (guerre des Deux-Roses), le renforcement de l'autorité monarchique, l'essor de l'Etat-Nation, la Réforme religieuse, la «force de frappe» maritime, le bouillonnement culturel redonnent à ce pays vigueur et assurance. Un très fort sentiment national s'y développe, source d'expansion et aussi d'isolement ultérieur.Ce livre examine les principaux aspects de la vie publique (et parfois privée): démographie, société, économie, politique, religion, mentalités, production artistique,... Trois préoccupations ont animé l'auteur. D'abord, à la lumière d'une longue fréquentation des documents d'époque, la prise en compte de l'évolution historiographique et des recherches les plus récentes dans les divers domaines abordés. Ensuite, le refus de toute concession à la légende d'un «âge d'or»; à côté d'éclatantes réussites, les taches d'ombre ne manquent pas, y compris pendant le règne d'Elisabeth Ire. Enfin, problème ardu, l'évaluation de l'importance relative des nouveautés et du poids des traditions; contrairement à nombre d'analyses trop disposées à voir partout du «progressisme», l'accent porte aussi sur les éléments de continuité que le «mythe Tudor» tend à occulter.
Peu d'actions d'ordre privé ont eu autant de conséquences sur la vie d'un pays et de ses habitants que le "divorce" d'Henri VIII, à l'origine du schisme de 1534. Malgré lesdénégations officielles, la rupture avec la papauté conduit à des modifications doctrinales et entraîne une instabilité que seule Élisabeth Ire parviendra à contrôler, non sans difficultés d'ailleurs, un quart de siècle plus tard. L'anglicanisme connaît une longue et douloureuse gestation dont les premières étapes sont étudiées ici. Mais les ondes de choc du séisme se font sentir bien au-delà du domaine religieux. Le système constitutionnel se trouve modifié (rôles respectifs du roi et du Parlement, composition de la Chambre des Lords), de même que la vie sociale (disparition des monastères, abaissement du clergé), les conceptions juridiques (déclin du droit canon, montée en puissance de la Common Law) et la vie culturelle (influence de la Bible, affirmation de la langue anglaise). Le pays, largement isolé, prend conscience de son originalité autant que des menaces, et du besoin pressant de préserver son indépendance. D'où un renforcement dusentiment national qui va s'affirmer au cours des siècles au point d'expliquer nombre de caractéristiques de l'Angleterre moderne.
Entourés dès l'enfance par ces canailles de fiction que sont les capitaines Crochet, Flint, Rackham le Rouge ou Jack Sparrow, avons-nous encore quelque chose à apprendre sur les pirates, ceux de l'âge d'or, les capitaines Kidd, Barbe-Noire ou La Buse? Certes oui, car si l'on tente de dépasser la vision roman-tique et romancée héritée des écrivains et des cinéastes, la vie quotidienne des pirates reste floue. Que s'est-il donc vraiment passé à la fin du XVlle et au début du XVllle siècle sur les routes maritimes du globe, des Antilles à Terre-Neuve, de l'océan Indien aux côtes du Pacifique? Pourquoi et comment quelques milliers de marins se révoltent-ils et mettent-ils en péril le commerce maritime? Forment-ils une communauté autonome, avec ses codes, ses coutumes et ses idéaux? Comment partagent-ils leur butin, avant de le cacher (évidemment) sur une île déserte? Après un bref résumé historique, Jean-Pierre Moreau démêle le vrai du faux et restitue la vie, au jour le jour, des pirates. Abordant tant le rôle du capitaine, les escales, les combats, les tortures que leurs tatouages, leurs drapeaux, leurs habitudes alimentaires et leur vie sexuelle, l'auteur exhume de vieux grimoires le quotidien de ces forbans et livre le manuel du parfait pirate.
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Futur Nobel de littérature, le Premier Ministre britannique prenait un soin de styliste à l'écriture de ses discours de guerre. Au plus noir de la bataille d'Angleterre, dans un Londres harcelé par les bombardements allemands, chaque mot devait porter, frapper. Du sang, du labeur, de la sueur, des larmes. Mais le génie de Churchill, c'est beaucoup plus qu'un sens permanent de la formule. C'est une métrique incomparable, une musique et aussi cette voix, qu'on croit entendre, rocailleuse, emmêlée, essoufflée; six ans durant, elle a incarné la résistance des Alliés contre l'Axe. Le lecteur trouvera rassemblé ici le meilleur des discours de guerre de Churchill. Indisponibles en français depuis la fin des années cinquante, ils ont été entièrement retraduits, commentés et sont présentés en regard de leur version originale. Biographie de l'auteur Winston Churchill fut à la fois l'un des hommes d'Etat les plus importants du XXe siècle et un immense écrivain. Prix Nobel de littérature en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre, il a notamment écrit deux récits autobiographiques, Mes jeunes années, et Réflexions et Aventures, disponibles en TEXTO.