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Chine / Etats-Unis, le capitalisme contre la mondialisation
Bürbaumer Benjamin ; Godin Romaric
LA DECOUVERTE
23,00 €
En stock
EAN :9782348078347
Tensions géopolitiques, guerre commerciale, Nouvelles Routes de la soie, course à l'armement dans l'Indopacifique, bataille des semi conducteurs... La montée en puissance de la Chine inquiète, et sa rivalité avec les Etats-Unis atteint un point de bascule qui bouleverse les équilibres mondiaux. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ? Si le constat est clair, l'analyse fait cruellement défaut. Tels des somnambules, nous avançons sans vraiment comprendre la déstabilisation du monde qui se joue pourtant sous nos yeux. Dans cette tempête, il est nécessaire de retrouver une boussole. Par l'analyse économico-politique, ce livre élucide les ressorts profonds et les enjeux existentiels de l'affrontement entre les deux superpuissances : c'est le capitalisme lui-même qui mine la mondialisation et entraîne la fragmentation actuelle. En devenant capitaliste, la Chine s'est vue contrainte de défier ce qui a permis son essor, à savoir une mondialisation pensée, organisée, contrôlée par et pour les Etats-Unis. Cette contradiction l'a amenée à tailler des croupières aux multinationales américaines via une réorganisation sino-centrée du marché mondial, en créant de nouvelles infrastructures technologiques, monétaires et physiques qui court-circuitent la supervision américaine. Cette démarche place Pékin sur les rails d'une confrontation directe avec les Etats-Unis qui va redessiner notre monde. Ce livre, grâce aux clés de compréhension inédites qu'il propose, nous aide à en prendre toute la mesure.
Bürbaumer Benjamin ; Cukier Alexis ; Rosato Marlèn
Face à une Europe toujours plus austéritaire et antidémocratique, la gauche ne peut compter sur une réforme impossible de ses institutions et doit se préparer à une rupture radicale avec le carcan néolibéral imposé par les traités de l'Union européenne et par l'Union économique et monétaire. C'est la thèse que défend cet ouvrage collectif, issu des recherches d'un réseau européen universitaire et militant. A partir d'une analyse détaillée des politiques conduites en Europe depuis la crise économique de 2008, ce livre examine les causes et les conséquences de la crise politique des institutions européennes, ainsi que les effets inégalitaires de l'intégration économique et monétaire pour le centre et les périphéries (de l'Est et du Sud) de l'Europe. Il propose des solutions concrètes en ce qui concerne notamment la dette, l'euro et l'emploi, afin d'opposer à la situation actuelle des alternatives réalistes, démocratiques et solidaires.
Rosdolsky Roman ; Billy Gérard ; Bürbaumer Benjami
Résumé : Le rêve de l'Europe supra-étatique va-t-il se briser sur la question nationale ? En Catalogne, en Ecosse, en Corse et au Pays basque, des peuples affirment leur droit à vivre un destin que la mondialisation capitaliste ne peut pas satisfaire. Plus à l'est, notamment en Ukraine et dans l'ex-Yougoslavie, la même question ébranle les dominations. Si le néolibéralisme unificateur bute sur ce renouveau de la question du droit des nations à disposer d'elles-mêmes, la gauche, radicale ou non, semble en peine pour offrir ses solutions. Circonstances qui ajoutent à la complexité de la question, toutes ces expressions nationalitaires ne sont pas portées par une vision émancipatrice. Pourtant, dès son essor, le mouvement ouvrier s'est emparé de cette question, notamment à la suite du Printemps des peuples de 1848. Parmi les principaux acteurs de la scène politique de l'époque, Friedrich Engels s'attache plus particulièrement à analyser la question nationale et produit le déconcertant concept de peuples "sans histoire", lesquels "n'ont pas été capables de constituer des Etats et n'ont plus suffisamment de force pour conquérir leur indépendance nationale" qu'il oppose aux nations "révolutionnaires". C'est cette thèse que réfute Roman Rosdolsky dans cet ouvrage resté inédit en français.
Hirsch Joachim ; Bürbaumer Benjamin ; Billy Gérard
Loin d'avoir disparu, l'État est aujourd'hui omniprésent. Des subventions publiques record accordées aux entreprises privées pour la lutte contre les risques sanitaires, en passant par l'intensification des politiques répressives, l'atteinte aux droits fondamentaux et la multiplication des guerres et tensions commerciales, montre en effet que l'État est l'acteur pivot du monde contemporain. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant que la critique de l'État connaisse un regain incontestable en France. Pourtant, ce renouveau critique fait l'économie d'une théorie de l'État permettant de saisir ces différentes facettes de l'intervention étatique de manière conjointe. C'est précisément ce vide que le présent ouvrage comble. Il offre au lecteur une boîte à outils intellectuelle indispensable pour identifier de manière critique les grandes tendances politico-économiques de notre temps et - fait rare - incite à penser de manière simultanée les événements nationaux et internationaux. Dans cette optique, Joachim Hirsch ne retrace pas seulement l'évolution de l'État moderne et du système interétatique depuis le début du 20e siècle. Il soumet surtout les idées majeures de la pensée politique à une critique cinglante et montre à quel point des catégories marxistes comme l'exploitation, le capital, la lutte des classes et l'impérialisme permettent de mieux comprendre notre quotidien. Un apport particulièrement novateur du livre réside dans l'argument que l'État moderne est capitaliste pour des raisons structurelles. Ainsi, il montre que - contrairement à une idée largement répandue en France, selon laquelle l'État serait simplement sous l'influence des lobbys - les politiques publiques sont favorables aux entreprises parce que les fondements mêmes de l'État sont ancrés dans le fonctionnement du capitalisme. Ce point illustre que la théorie n'est pas simplement un subterfuge réservé à l'amusement des intellectuels professionnels mais, au contraire, un guide pour l'action. Hirsch alerte en effet sur le fait que toute bifurcation écologique ou transformation sociale est condamnée à finir dans l'impasse si elle se contente de prendre le pouvoir d'État sans le dépasser.Notes Biographiques : Professeur de science politique à l'université Johann Wolfgang Goethe à Francfort. Il doit sa renommée internationale de sa contribution au développement de la théorie marxiste sur l'État. Maître de conférences à Sciences Po Bordeaux.
Le récit d'une mondialisation apaisée ou heureuse qui s'était affirmé à la fin du XXe siècle s'est épuisé : depuis les années 2000, l'impérialisme est de nouveau "sur toutes les lèvres", comme l'écrivait déjà Hobson en 1902. L'exacerbation des logiques expansionnistes observée depuis la fin de la guerre froide a conduit à la reformulation d'une série de questions et d'hypothèses incontournables pour qui souhaite comprendre les relations internationales : les Etats modernes sont-ils nécessairement sous la domination de l'un d'entre eux, qui organise non pas seulement sa propre économie, mais le capitalisme dans son ensemble ? Ou bien peut-on envisager l'existence d'une coalition supranationale qui organise le capitalisme au niveau mondial, instaurant une lutte des classes globale ? A moins que les Etats les plus puissants ne soient dans l'incapacité d'organiser le capitalisme mondial de façon collective, la dynamique du capital se heurtant notamment à la permanence de souverainetés territoriales, nourrissant des rivalités et des conflits qui ne cessent de menacer la stabilité du système dans son ensemble. Explorant les réponses apportées à ces questions par certains courants théoriques anglo-saxons encore peu connus en France, cet ouvrage propose à la fois une introduction éclairante à certaines thématiques centrales de l'étude des relations internationales et des analyse novatrices de leurs développements récents.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.