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Friedrich Engels et les peuples "sans histoire". La question nationale dans la révolution de 1848
Rosdolsky Roman ; Billy Gérard ; Bürbaumer Benjami
SYLLEPSE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782849506929
Le rêve de l'Europe supra-étatique va-t-il se briser sur la question nationale ? En Catalogne, en Ecosse, en Corse et au Pays basque, des peuples affirment leur droit à vivre un destin que la mondialisation capitaliste ne peut pas satisfaire. Plus à l'est, notamment en Ukraine et dans l'ex-Yougoslavie, la même question ébranle les dominations. Si le néolibéralisme unificateur bute sur ce renouveau de la question du droit des nations à disposer d'elles-mêmes, la gauche, radicale ou non, semble en peine pour offrir ses solutions. Circonstances qui ajoutent à la complexité de la question, toutes ces expressions nationalitaires ne sont pas portées par une vision émancipatrice. Pourtant, dès son essor, le mouvement ouvrier s'est emparé de cette question, notamment à la suite du Printemps des peuples de 1848. Parmi les principaux acteurs de la scène politique de l'époque, Friedrich Engels s'attache plus particulièrement à analyser la question nationale et produit le déconcertant concept de peuples "sans histoire", lesquels "n'ont pas été capables de constituer des Etats et n'ont plus suffisamment de force pour conquérir leur indépendance nationale" qu'il oppose aux nations "révolutionnaires". C'est cette thèse que réfute Roman Rosdolsky dans cet ouvrage resté inédit en français.
Muana N'soni" signifie "enfant de la honte". Muana N'soni n'a jamais compris la raison de porter un tel nom. Cependant, il refuse de croire à la fatalité ou au mauvais sort. Aussi lorsqu'il perd sa mère, il décide de quitter le foyer familial où sa marâtre le maltraite sous l'oeil indifférent de son père. Du jour au lendemain, le jeune garçon se retrouve dans la rue, confronté à la violence des bandes rivales qui sévissent dans les quartiers de Pointe-Noire. Des enfants et adolescents abandonnés comme lui... Muana est plein de courage et de détermination. Réussira-t-il à affronter les épreuves et prendre son destin en main ? Rodolsy Rony Makosso s'inspire ici des faits divers de cette jeunesse congolaise "enfermée dehors" sans soutien ni repères. Il démontre par ailleurs que la rue peut aussi devenir une terre d'accueil et de rédemption. Un roman sensible qui souligne la force et la rage de vivre de ces enfants qui vivent en marge de la société. Moins de détails
Traduit de l'anglais par Sandrine Zerbib. Comment fonctionne le système universitaire américain ? Comment vivent et travaillent les étudiants ? Comment se déroule la carrière des enseignants ? Quel est le statut de la recherche ? Quels principes président à la gestion ? Comment sont conçus les programmes ? Henry Rosovsky nous fait visiter Harvard, cette université privée qui est l'un des plus beaux fleurons du système américain. Professeur d'économie, Henry Rosovsky a été longtemps doyen de la faculté des Arts et sciences de Harvard.
Non, non, et non! Ellie n'est pas contente, ce n'est pas un chien comme ça qu'elle voulait! Depuis le temps qu'elle demandait à ses parents un adorable petit chiot, qu'elle le dessinait, qu'elle l'imaginait... la voilà avec une espèce de vieux toutou sans aucun charme, légué par sa grand-tante. Mais Preston, lui, a décidé de plaire à Ellie: il fait tout pour être adopté!
La révolution initiée par Margaret Thatcher en 1975 a mis fin aux espoirs nés dans l'après-guerre des années 60, espoirs fondés sur une société solidaire basée sur le compromis à travers la social-démocratie et les partis sociaux-libéraux. Le crash de 2008 considéré comme impossible suivant les thèses néo-libérales invalide expérimentalement ces thèses. La critique du monétarisme néo-libéral ne conduit pas ici au rejet du monétarisme mais à une modification de l'équation de Fisher, et au rejet des théories de Milton Friedman, au profit d'un retour à un libéralisme proche des idées d'Adam Smith. Cette critique est basée sur une modélisation des flux financiers entre monnaie réelle (" fiduciaire ") et monnaie scripturale (" crédit "). Ce modèle permet de quantifier la modification des flux financiers par la révolution thatchérienne. La dérégulation néo-libérale conduit à un marché dominé par des oligopoles peu efficaces en lieu et place d'un marché libre de l'offre et de la demande. Ce modèle définit de façon plus précise la "vitesse de circulation de la monnaie" et modifie l'équation de Fisher. Cette modification permet de réanalyser les crises de 1929 et de 2008, et de les comparer. Le néo-libéralisme conduit à mettre en place une économie de pillage très inefficace et incompatible à moyen terme avec la démocratie représentative. Cet essai définit une économie de pillage et l'idéologie qui l'accompagne.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.