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Armuriers du Japon (XVIe-XVIIIe siècles). Etude du Meikô zukan
Burawoy Robert ; Robert Jean-Noël
SUP
38,00 €
Épuisé
EAN :9782840505792
Le Japon connaît une longue période de paix à partir du milieu du XVIIe siècle. Le monde des armuriers en est profondément affecté. Cependant une branche d'une importante famille va tenter de dominer ce marché déclinant et y réussir au point de travestir, durablement et à son profit, la vérité sur l'histoire de l'armurerie japonaise. Mais la rencontre fortuite en 1985 d'un masque d'armure du XVIIe s., oeuvre d'un concepteur novateur au style spectaculaire, de sa représentation en dessin dans un traité manuscrit du XVIIIe et d'un chercheur exigeant va permettre d'éclairer la véritable histoire des armuriers du Japon, du début du XVIe au milieu du XVIIIe siècle. Ce travail révèle aussi l'étendue insoupçonnée de l'opération de désinformation très élaborée entreprise il y a plus de trois siècles et qui perdure encore aujourd'hui, et les stratégies mises au point pour y arriver.
Résumé : Depuis les années 1930, les sociologues du travail se demandent pourquoi les ouvriers ne travaillent pas plus. Michael Burawoy se demande quant à lui pourquoi les ouvriers travaillent aussi dur, et ce qui les fait consentir à leur propre exploitation. Pour tenter de répondre à ces questions, il a travaillé près d'une année à la chaîne d'une usine de moteurs de la banlieue de Chicago. Aux antipodes d'une vision patronale de la sociologie du travail, Produire le consentement mêle descriptions ethnographiques et théorie du procès de travail capitaliste. Michael Burawoy y analyse le procès de production comme un jeu dont les travailleurs élaborent eux-mêmes les règles, et montre que cet ensemble de pratiques informelles construisant un espace de travail en partie contrôlé par les ouvriers, loin d'atténuer l'exploitation, la renforce. Produire le consentement, qui s'est imposé comme un classique de la sociologie du travail depuis sa parution en 1979, n'avait jamais été traduit en français.
Si Bourdieu fait déjà figure de classique des sciences sociales, les débats que suscitent ses travaux en France sont souvent pris dans une fausse alternative entre une option polémique qui rejette en bloc son analyse de la reproduction sociale et une lecture académique à tendance hagiographique, sinon strictement instrumentale. Pour sortir de cette ornière, Burawoy décentre l'analyse de cette oeuvre en la confrontant à d'autres théories qui lui disputent la compréhension de la domination de classe, du racisme structurel et du patriarcat. Mobilisant les apports de Gramsci sur l'hégémonie, de Freire sur la pédagogie des opprimés, de Simone de Beauvoir sur la domination masculine ou encore de Frantz Fanon sur le colonialisme, il souligne les tensions politiques d'une oeuvre qui gagne à être enrichie des enjeux historiques de son époque comme de leurs prolongements contemporains. Alors qu'aux questions toujours pressantes des ressorts de la reproduction de la force de travail et des dynamiques d'accumulation du capital se superposent de nouveaux clivages, opposant notamment les féminismes laïciste et décolonial ou l'antiracisme classiste à celui qui combat s'islamophobie, ces "conversations imaginaires" se présentent comme autant de contributions au nécessaire renouvellement des assises théoriques de la sociologie critique contemporaine.
Résumé : Refusant l'abandon du marxisme comme l'approche dogmatique des textes des fondateurs, Michael Burawoy et Erik Olin Wright, sociologues américains, défendent la nécessité de reconstruire sans cesse le marxisme. Leur proposition prend la forme d'un "marxisme sociologique" - puisant son inspiration, entre autres, dans les écrits de Gramsci et de Polanyi - qui se nourrit des alternatives existantes au capitalisme pour penser le socialisme de demain. Le volume réunit la traduction de deux inédits : le premier, de Burawoy et Wright, présente les fondements théoriques et les potentialités émancipatrices d'un marxisme sociologique. Le second retrace l'histoire des trois vagues du marxisme. Ils sont suivis d'une discussion où Burawoy précise les contours du marxisme sociologique et réagit à l'actualité de la lutte de classes.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "