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Pour un marxisme sociologique
Burawoy Michael ; Wright Eric ollin
SOCIALES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782353670819
Refusant l'abandon du marxisme comme l'approche dogmatique des textes des fondateurs, Michael Burawoy et Erik Olin Wright, sociologues américains, défendent la nécessité de reconstruire sans cesse le marxisme. Leur proposition prend la forme d'un "marxisme sociologique" - puisant son inspiration, entre autres, dans les écrits de Gramsci et de Polanyi - qui se nourrit des alternatives existantes au capitalisme pour penser le socialisme de demain. Le volume réunit la traduction de deux inédits : le premier, de Burawoy et Wright, présente les fondements théoriques et les potentialités émancipatrices d'un marxisme sociologique. Le second retrace l'histoire des trois vagues du marxisme. Ils sont suivis d'une discussion où Burawoy précise les contours du marxisme sociologique et réagit à l'actualité de la lutte de classes.
Résumé : Depuis les années 1930, les sociologues du travail se demandent pourquoi les ouvriers ne travaillent pas plus. Michael Burawoy se demande quant à lui pourquoi les ouvriers travaillent aussi dur, et ce qui les fait consentir à leur propre exploitation. Pour tenter de répondre à ces questions, il a travaillé près d'une année à la chaîne d'une usine de moteurs de la banlieue de Chicago. Aux antipodes d'une vision patronale de la sociologie du travail, Produire le consentement mêle descriptions ethnographiques et théorie du procès de travail capitaliste. Michael Burawoy y analyse le procès de production comme un jeu dont les travailleurs élaborent eux-mêmes les règles, et montre que cet ensemble de pratiques informelles construisant un espace de travail en partie contrôlé par les ouvriers, loin d'atténuer l'exploitation, la renforce. Produire le consentement, qui s'est imposé comme un classique de la sociologie du travail depuis sa parution en 1979, n'avait jamais été traduit en français.
Le Japon connaît une longue période de paix à partir du milieu du XVIIe siècle. Le monde des armuriers en est profondément affecté. Cependant une branche d'une importante famille va tenter de dominer ce marché déclinant et y réussir au point de travestir, durablement et à son profit, la vérité sur l'histoire de l'armurerie japonaise. Mais la rencontre fortuite en 1985 d'un masque d'armure du XVIIe s., oeuvre d'un concepteur novateur au style spectaculaire, de sa représentation en dessin dans un traité manuscrit du XVIIIe et d'un chercheur exigeant va permettre d'éclairer la véritable histoire des armuriers du Japon, du début du XVIe au milieu du XVIIIe siècle. Ce travail révèle aussi l'étendue insoupçonnée de l'opération de désinformation très élaborée entreprise il y a plus de trois siècles et qui perdure encore aujourd'hui, et les stratégies mises au point pour y arriver.
Si Bourdieu fait déjà figure de classique des sciences sociales, les débats que suscitent ses travaux en France sont souvent pris dans une fausse alternative entre une option polémique qui rejette en bloc son analyse de la reproduction sociale et une lecture académique à tendance hagiographique, sinon strictement instrumentale. Pour sortir de cette ornière, Burawoy décentre l'analyse de cette oeuvre en la confrontant à d'autres théories qui lui disputent la compréhension de la domination de classe, du racisme structurel et du patriarcat. Mobilisant les apports de Gramsci sur l'hégémonie, de Freire sur la pédagogie des opprimés, de Simone de Beauvoir sur la domination masculine ou encore de Frantz Fanon sur le colonialisme, il souligne les tensions politiques d'une oeuvre qui gagne à être enrichie des enjeux historiques de son époque comme de leurs prolongements contemporains. Alors qu'aux questions toujours pressantes des ressorts de la reproduction de la force de travail et des dynamiques d'accumulation du capital se superposent de nouveaux clivages, opposant notamment les féminismes laïciste et décolonial ou l'antiracisme classiste à celui qui combat s'islamophobie, ces "conversations imaginaires" se présentent comme autant de contributions au nécessaire renouvellement des assises théoriques de la sociologie critique contemporaine.
Texte français établi par Gilbert Badia, Jean-Pierre Briand, Georges Hadju-Villa, Félix Kreissler, Pierre Lefranc, Claude Mainfroy, Brigitte Pätzold, Claude Ravel, Jean Tailleur, Liliane Volery. Dans une lettre à Engels de 1865, Marx définit ainsi le Livre IV du Capital : consacré à l'histoire et aux sources, [il] sera pour moi, relativement, la partie la plus facile. Dans une autre lettre de 1867, il écrit : Le volume I embrasse la procès de production du capital. Marx a rédigé l'ensemble des 3 volumes du Livre IV entre 1861 et 1863. A n'en pas douter certaines les analyses qu'il a produites dans ces ouvrages présentent un intérêt qui déborde largement l'économie politique au sens étroit du terme. Philosophes, sociologues et tous ceux qui s'occupent de sciences humaines y trouveront ample matière à réflexion.
A l'opposé de la plupart des biographes de Marx qui l'ont enfermé dans des schéma simplificateurs, Michael Heinrich montre que le travail de Marx n'existe que comme projet inachevé, qui consiste en une succession de débuts fascinants, d'accidents et de bifurcations. Cette démarche lui permet de brosser le portrait de Marx en homme moderne. Ce premier tome d'une biographie intellectuelle essentielle s'attache aux années de jeunesse de Marx à Trèves, Bonn et Berlin, la phase la plus méconnue de sa vie. Cette période est pourtant riche d'événements et de moments importants de son cheminement intellectuel : son cadre familial, ses années de lycée, ses essais poétiques, sa confrontation avec la religion, sa thèse de philosophie, ses études de droit, sa critique de Hegel ou encore son amitié avec Bruno Bauer, dans la Prusse réactionnaire des années 1830.
Les Principes du communisme sont l'ultime brouillon du Manifeste du parti communiste de Friedrich Engels et Karl Marx. Il s'agissait en cette année 1847 de dépasser le communisme égalitaire et d'inspiration chrétienne qui avait éveillé les consciences des artisans et des premiers ouvriers allemands émigrés. L'objectif poursuivi par les deux amis est d'amarrer le combat ouvrier à leurs propres découvertes théoriques. Elles s'ancrent dans la modernité capitaliste anglaise que connait particulièrement bien Engels. On y voit donc le mouvement s'extraire de la croyance et entrer dans l'ère de la théorie critique. Le texte marque par sa grande clairvoyance les enjeux qui allaient façonner le combat pour la révolution sociale. Le Projet de profession de foi communiste écrit en juin 1847 souligne l'évolution rapide des esprits parmi les militants huit mois avant les révolutions qui vont soulever l'Europe en 1848. La "Contribution à l'histoire de la Ligue des communistes" écrite en 1885, reconstitue le contexte dans lequel les deux textes ont été écrits. Elle est traduite nouvellement par Jean Quétier qui a réalisé l'édition de ce petit volume.
Ce recueil contient 234 lettres ou extraits de lettres de Marx et Engels groupés autour d'un thème central : les problèmes économiques. Elles se situent entre 1845 et 1895 et embrassent la plus grande partie de la vie des deux hommes. Elles nous renseignent au jour le jour sur la genèse, l'élaboration, les plans successifs de l'oeuvre économique de Marx. Nous voyons naître l'idée de l'oeuvre, puis comment elle grandit, prolifère, débordant chaque fois le plan initial et n'apparaissant que bien plus tard sous forme de livre. Nous connaissons aussi les conditions exactes de la publication du "Capital", les problèmes soulevés par sa traduction et l'accueil que lui réservent les économistes et le public de différents pays. Le lecteur trouvera en annexe un index des noms cités.