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Produire le consentement
Burawoy Michael ; Ravelli Quentin
VILLE BRULE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782360120345
Depuis les années 1930, les sociologues du travail se demandent pourquoi les ouvriers ne travaillent pas plus. Michael Burawoy se demande quant à lui pourquoi les ouvriers travaillent aussi dur, et ce qui les fait consentir à leur propre exploitation. Pour tenter de répondre à ces questions, il a travaillé près d'une année à la chaîne d'une usine de moteurs de la banlieue de Chicago. Aux antipodes d'une vision patronale de la sociologie du travail, Produire le consentement mêle descriptions ethnographiques et théorie du procès de travail capitaliste. Michael Burawoy y analyse le procès de production comme un jeu dont les travailleurs élaborent eux-mêmes les règles, et montre que cet ensemble de pratiques informelles construisant un espace de travail en partie contrôlé par les ouvriers, loin d'atténuer l'exploitation, la renforce. Produire le consentement, qui s'est imposé comme un classique de la sociologie du travail depuis sa parution en 1979, n'avait jamais été traduit en français.
Si Bourdieu fait déjà figure de classique des sciences sociales, les débats que suscitent ses travaux en France sont souvent pris dans une fausse alternative entre une option polémique qui rejette en bloc son analyse de la reproduction sociale et une lecture académique à tendance hagiographique, sinon strictement instrumentale. Pour sortir de cette ornière, Burawoy décentre l'analyse de cette oeuvre en la confrontant à d'autres théories qui lui disputent la compréhension de la domination de classe, du racisme structurel et du patriarcat. Mobilisant les apports de Gramsci sur l'hégémonie, de Freire sur la pédagogie des opprimés, de Simone de Beauvoir sur la domination masculine ou encore de Frantz Fanon sur le colonialisme, il souligne les tensions politiques d'une oeuvre qui gagne à être enrichie des enjeux historiques de son époque comme de leurs prolongements contemporains. Alors qu'aux questions toujours pressantes des ressorts de la reproduction de la force de travail et des dynamiques d'accumulation du capital se superposent de nouveaux clivages, opposant notamment les féminismes laïciste et décolonial ou l'antiracisme classiste à celui qui combat s'islamophobie, ces "conversations imaginaires" se présentent comme autant de contributions au nécessaire renouvellement des assises théoriques de la sociologie critique contemporaine.
Le Japon connaît une longue période de paix à partir du milieu du XVIIe siècle. Le monde des armuriers en est profondément affecté. Cependant une branche d'une importante famille va tenter de dominer ce marché déclinant et y réussir au point de travestir, durablement et à son profit, la vérité sur l'histoire de l'armurerie japonaise. Mais la rencontre fortuite en 1985 d'un masque d'armure du XVIIe s., oeuvre d'un concepteur novateur au style spectaculaire, de sa représentation en dessin dans un traité manuscrit du XVIIIe et d'un chercheur exigeant va permettre d'éclairer la véritable histoire des armuriers du Japon, du début du XVIe au milieu du XVIIIe siècle. Ce travail révèle aussi l'étendue insoupçonnée de l'opération de désinformation très élaborée entreprise il y a plus de trois siècles et qui perdure encore aujourd'hui, et les stratégies mises au point pour y arriver.
Résumé : Refusant l'abandon du marxisme comme l'approche dogmatique des textes des fondateurs, Michael Burawoy et Erik Olin Wright, sociologues américains, défendent la nécessité de reconstruire sans cesse le marxisme. Leur proposition prend la forme d'un "marxisme sociologique" - puisant son inspiration, entre autres, dans les écrits de Gramsci et de Polanyi - qui se nourrit des alternatives existantes au capitalisme pour penser le socialisme de demain. Le volume réunit la traduction de deux inédits : le premier, de Burawoy et Wright, présente les fondements théoriques et les potentialités émancipatrices d'un marxisme sociologique. Le second retrace l'histoire des trois vagues du marxisme. Ils sont suivis d'une discussion où Burawoy précise les contours du marxisme sociologique et réagit à l'actualité de la lutte de classes.
Klein Etienne ; Bernardeau Francis ; Laplace Sandr
Écrire l'histoire de l'Univers, tel est l'objectif commun des physiciens des particules et des astrophysiciens. Pour y parvenir, deux approches s'épaulent: la voie de l'infiniment petit, que l'on emprunte via de gigantesques accélérateurs de particules, et celle de l'infiniment grand, dont le laboratoire est l'Univers. Un Univers qui est bien loin d'avoir livré tous ses secrets. On connaît à peine 4,8 % de la matière qui le constitue, le reste étant composé de matière noire (25,8 %) et d'énergie noire (69,4 %), toutes deux de nature inconnue. Et si la récente découverte du boson de Higgs valide le Modèle standard de la physique des particules, celui-ci est toujours incomplet et doit être étendu à ou dépassé.Est-on arrivé au bout du jeu de poupées russes de la matière? Quelles sont les particules manquantes? Faut-il revoir les lois fondamentales? Quels instruments faut-il mettre en uvre pour accéder à cette « nouvelle physique »? Comment parler de Super Big Science aux citoyens et aux décideurs politiques?Entre mécanique quantique et relativité générale, entre infiniment petit et infiniment grand, la physique des infinis démonte des certitudes et ouvre des perspectives inédites. Au-delà des enjeux scientifiques, elle nous permet d'accéder à des questionnements culturels et philosophiques sur la nature de la réalité et sur le concept d'origine de l'Univers. Dans un dialogue passionnant, les auteurs nous invitent à débattre avec eux de cette quête de l'infini, et à penser le monde vertigineusement.
On ne présente plus Monique et Michel Pinçon-Charlot, célèbres sociologues spécialistes des inégalités sociales.Livres, BD, documentaires jeunesse... tous les moyens sont bons pour vulgariser leurs travaux !Kapital ! est bien plus qu'un jeu de société, c'est tout simplement le premier jeu de sociologie critique. Il permet de comprendre d'appréhender et même d'expérimenter les mécanismes sociologiques de la domination, avec un jeu de plateau aussi drôle que palpitant, mis en image par le dessinateur Etienne Lécroart.En famille ou entre amis, de 9 à 99 ans, un jeu à mettre entre toutes les mains pour voir le monde tel qu'il est... et avoir envie de le changer !Alors à vous de jouer, pour tenter de gagner... la guerre des classes !
Présentation de l'éditeur Pourquoi ces voyages en train qui l emmènent toujours ailleurs, avec pour seule compagnie une valise et une carte famille nombreuse ? Pourquoi ce sentiment de n être jamais à sa place ? Pourquoi ce slogan réclamant le droit à l avortement semble-t-il lui être adressé ? Pourquoi ce prénom si peu approprié ? Les réponses à ces questions se trouvent au fond d un carton oublié dans le grenier de la maison familiale.Alain et Désirée Frappier sont les auteurs de Dans l ombre de Charonne et La vie sans mode d emploi (Putains d année 80). Leur travail, à la fois engagé et sensible, mêle récits de vie, histoire et documents d archive.Le Choix est un émouvant et magnifique roman graphique qui traite du droit des femmes à disposer de leur corps, et de celui des enfants de naître à la seule condition d être désirés. Comme le dit Annie Ernaux, « Le Choix, travail de mémoire et de vigilance, est aussi un manifeste pour une vie libre et heureuse. »
Résumé : Que fait-on vraiment quand on parle ? Cette question pourtant fondamentale n'est jamais abordée en cours de français. Dès le plus jeune âge, on apprend à parler, à conjuguer, à orthographier, à manier la grammaire et la syntaxe, mais le pourquoi de tout cela n'est jamais enseigné. Or la question du langage, des multiples façons dont on l'utilise, de ce qui motive ce qu'on dit et comment on le dit est indispensable à la compréhension du monde dans lequel on vit. Parler du langage c'est aussi parler de discriminations, de racisme, de sexisme : le langage est un outil, et c'est aussi une arme : la façon de nommer les choses et les gens n'est pas neutre, et a des conséquences aussi bien positives que négatives. Par ailleurs, notre façon de parler dit des choses de nous (qui on est, d'où l'on vient et de quel milieu social...). Ce sujet complexe nous semble particulièrement crucial aujourd'hui, afin de sensibiliser les ados à ce qu'ils font quand ils parlent, et à ce qu'ils dise