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Napoléon
Bulinge Philippe
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782343176611
Château de Fontainebleau. Nuit du 12 au 13 avril 1814. Quelques jours après sa première abdication et la fin de l'Empire, alors que les dernières négociations menées par le général de Caulaincourt lui ont attribué l'île d'Elbe comme nouveau royaume, Napoléon, sans armée, abandonné de tous, déchu et désespéré, tente de se suicider. De cet épisode historique et véridique, longtemps tenu secret par ses différents protagonistes, Philippe Bulinge tire un formidable huis clos théâtral entre Napoléon, le général de Caulaincourt — son diplomate et surtout l'un des seuls à lui avoir régulièrement tenu tête — et le docteur Yvan, chirurgien au service personnel de l'Empereur depuis près de quinze ans. Qui tente de mourir, cette nuit-là? L'homme ou l'Empereur ? L'être tourmenté et épuisé ou la légende qui est née avec lui ? Peut-on laisser mourir Napoléon ? Peut-on l'aider à mourir ?
Théâtre de la Porte-Saint-Martin, 7 février 1910 : le rideau se lève sur Chantecler. Depuis plus de cinq ans, la nouvelle pièce de l'auteur de Cyrano est sans cesse annoncée, puis reportée : ce jour-là, le Tout-Paris s'est déplacé et la découvre enfin. Mais très vite, la perplexité gagne la salle. Point de décor historique ni de personnage héroïque : la scène est une basse-cour ; les personnages, des poules, des dindons, des canards, des lapins, des crapauds. Et le héros ? Un coq, Chantecler, persuadé que c'est son chant qui, chaque matin, fait lever le soleil... Chantecler connut tout au plus un succès d'estime ; après cette pièce, le " roi de la Belle Epoque ", incompris et déçu, se détourna peu à peu du théâtre. Pourtant, la poésie de Rostand, nourrie du Roman de Renart et des Fables de La Fontaine, y apparaît dans toute sa splendeur, et fait de cette féerie animalière détonante et cocasse une réflexion sur les affres de la création artistique, digne d'un véritable chef-d'oeuvre.
Résumé : Evoluant entre mythes et réalités, le monde du renseignement intrigue, inquiète ou fait fantasmer. Dans une société ouverte, les services secrets peuvent-ils encore faire l'économie de la communication lorsque l'on sait que ne pas communiquer ; c'est déjà communiquer ? De la surveillance planétaire exercée par l'hyperpuissance étasunienne au renseignement dans la sphère privée, en passant par les nouvelles fonctions développées au sein des entreprises (intelligence économique, datamining), le renseignement a évolué et n'est plus seulement un métier de seigneurs destiné à une aristocratie d'Etat s'adonnant au "grand jeu" du bal des espions. Désormais, c'est toute la société qui est prise dans un système où un nombre croissant d'acteurs deviennent, parfois simultanément, producteurs et consommateurs de renseignements. Accessibles au plus grand nombre, les technologies de l'information et de la communication rendent même certains acteurs privés plus performants que bien des agences d'Etat... Plus que jamais indisciplinée, la revue Hermès a fait le pari de questionner ce monde fermé dans une société ouverte. Ce numéro pose ainsi la question de la place du renseignement à une époque où la logique bureaucratique est bouleversée par l'abondance des informations, des interactions et des réseaux. En donnant au renseignement ses lettres de noblesse académique - à l'instar des intelligence studies anglo-saxonnes -, ce numéro fixe des points de repères dans une mutation anthropologique qui n'en n'est sans doute qu'à ses prémices. Comment parler de société tic l'information ou de la connaissance sans réfléchir aux mutations du renseignement, qui redistribuent les rapports entre monde fermé et société ouverte, public et privé, secret et transparence ?
Bulinge Franck ; Pautrat Rémy ; Juillet Alain ; De
Résumé : L'espionnage et le renseignement sont depuis longtemps des sujets qui passionnent le grand public comme les réseaux spécialisés. Le battage médiatique autour du dossier Wikileaks, de l'affaire Renault ou de celle du piratage de Bercy démontre encore une fois l'engouement des médias et du public pour ces questions. Dès lors, il se révèle capital de suivre les évolutions du renseignement français depuis 50 ans afin de comprendre la situation actuelle et de tracer des lignes de prospective.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.