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Thelonious Monk
Buin Yves
POL
19,35 €
Épuisé
EAN :9782867441059
Voici, nourri d'une intimité de trente années avec l'oeuvre, le tout premier essai consacré à Thelonious Monk. Ni biographie ni travail de musicologue, l'ouvrage d'Yves Buin se présente plus justement comme une "poétique de Monk" . Une approche attentive à la matière même de son absolue singularité, se proposant d'en faire entendre les arcanes par l'examen de ses points de formation essentiels (l'inlassable reprise de thèmes fondateurs tels "Round Midnight" ou "Epistrophy" ; le rôle du piano dans la dynamique de composition chez Monk, les rapports novateurs qu'il lui permet d'instaurer entre l'écrit et l'improvisé ; le lien profond et ambigu à New York, induisant de larges pans de sa musique) ; par celui, également, de ses étapes privilégiées, que cristallisent quelques "couples" déterminants, féconds ou conflictuels : associant ce solitaire paradoxal à Kenny Clarke, Coleman Hawkins, John Coltrane, Sonny Rollins, Miles Davis, Charlie Parker... Une analyse mosaïste de l'art majeur des ruptures et du silence qui est en outre lecture aiguë de son rôle et ses pouvoirs dans la musique afro-américaine, dont il dit comme peu la dignité, la pérennité. Du jazz, Monk se montre l'un des plus hauts signes d'exigence mais encore est l'idée incarnée du Moderne, ainsi qu'en témoignent, après quelques années d'incompréhension, ses extraordinaires audience et postérité. Ce livre, lui-même sans modèle, souligne cela avec ferveur, et que le siècle est de longtemps monkien.
Résumé : Ni pamphlet, ni essai exhaustif, ni parole syndicale, ce livre est une adresse qui exprime une inquiétude majeure quant au présent et à l'avenir de la psychiatrie publique. Il semble qu'en effet, une culture soit menacée, celle de la psychiatrie du désaliénisme, dite de secteur, plus clairement repérée comme psychiatrie de la cité et de la communauté. Divers facteurs interviennent dans la figuration de cette menace : l'effet mécanique des restrictions budgétaires et la mise au pas du service public de santé mais aussi le désarroi soignant et la disparition du projet politique en psychiatrie dont pourtant toute son histoire témoigne, et qui est celui de son émancipation par rapport au parti de l'ordre, des tutelles et des pouvoirs. Le danger est grand d'une instrumentalisation de la psychiatrie incluse dans un dispositif médico-social et convoquée à la résolution de problèmes de société : grande exclusion mais aussi dérives comportementales et délinquantes diverses, avec à la clé l'auxiliarat de justice, la normalisation et pourquoi pas la moralisation. Il convient donc de réagir et de s'inscrire dans l'espace critique que des voix singulières tendent à ouvrir et qui vise à la contestation radicale de la pensée unique et de son fondement : l'hégémonie de l'économisme. Il faut rappeler à cet égard l'irréductibilité de l'acte et du lieu soignants, le lien organique qui unit psychiatrie, psychanalyse et vigilance quant aux distorsions de la demande sociale dans une société fort troublée. Le retour à la philosophie de la folie, à l'inscription de la pratique dans un processus de civilisation qui mène vers plus de conscience, d'humanisme et de citoyenneté, s'impose donc.
Résumé : Ce récit est un hommage à Herman Melville. L'auteur se glisse dans la peau d'un écrivain inconnu de la fin du dix-neuvième siècle devenu, par procuration, le narrateur d'un voyage lointain effectué par un autre, Lazlo. Ce périple initiatique est une quête spirituelle et un long cheminement à la recherche de la connaissance et de l'amour absolu. Il s'effectue au gré de circonstances peu ordinaires qui mènent le héros à traverser des mondes étranges et peut-être même l'entremonde pour devenir légende. " Là-bas mon ami nous désignait des villes. Comment ne pas voir dômes et coupoles et les grands navires qui accostaient ? Je le suivais par les chemins et nous parlions de la mer, des terres inconnues, des estuaires et deltas larges comme le monde avec des milliers de feux dans la nuit. "
Une nuit, une ville, un homme. Il erre, le long des murs, sur les places, obsédé par des musiques, des souvenirs. Que veut-il ? Que ne veut-il pas ? Que cherche-t-il ? Son ami, son frère d'enfance, un grand musicien, comme il le laisse entendre ? Ou bien lui-même, son passé, son essence, son identité ? Ce court récit est une exploration, mais une exploration dangereuse, dans la mesure où elle met en cause l'explorateur. Il ne s'agit pas d'une confortable descente aux royaumes oubliés de la mémoire, mais d'un naufrage, le naufrage d'une conscience qui refuse le monde tel qu'il lui apparaît et cherche dans la contemplation, l'onirisme et le délire à préserver sa différence radicale, son intériorité. C'est, bien entendu, par l'écriture, par le jeu - l'abus, la tragédie - des mots, qu'un tel récit se justifie. Récit de la grande aventure que ne cessera d'être la vraie littérature : l'affrontement de l'homme et du monde quand la barrière du langage conventionnel a sauté.
D'un sommeil à l'autre, du sommeil de Naïma, nue dans une chambre avec Vladimir, au sommeil de Naïma, étendue sur une plage quelque part au bout du monde, cet étrange roman déroule l'aventure de deux êtres - deux amants, dirait-on, si le mot ne paraissait trop usé pour définir cette quête, cette rage qui les tourmente. Ils viennent de loin, d'un passé qui ne nous est pas dit, mais que nous devinons obsédant, d'où émergent encore, de temps à autre, quelques fantômes, tel cet homme aux yeux de sang. Mais ils vont plus loin encore, au-delà des dernières villes, au-delà des dernières campagnes, jusqu'à un désert jamais vu, plein de " coulées géantes, graves, avec des gorges volontiers funèbres, au sein de massifs écrasés, comme les débris d'un autre soleil ". Ils ont connu l'amour absolu et poursuivi l'antique rêve de possession, " ce vieux mythe qui tombe en ruines frissonnantes ". Mais Les Alephs, c'est bien autre chose, c'est bien plus qu'un roman d'amour : le récit d'un rêve au bout du temps et de la nuit, le voyage mystérieux de l'imagination onirique au coeur des puissances chtoniennes : le sang, l'érotisme, la mort. Dès son premier roman, il faut compter Yves Buin dans la lignée des visionnaires modernes, Julien Gracq, André Pieyre de Mandiargues.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.